En 1994, notre gouvernement, sous Jacques Parizeau, plaidait déjà pour une desserte gouvernementale adaptée aux particularités du Nord-du-Québec. En 1998, la Commission parlementaire sur l’aménagement du territoire avait été chargée de mener des consultations particulières auprès des acteurs liés au développement de la région du Nord-du-Québec (Cris, Inuits et Jamésiens).
Jean-Paul Sartre a écrit: « Il y a des hommes qui naissent engagés : ils n'ont pas le choix, on les a jetés sur un chemin, au bout du chemin il y a un acte qui les attend, leur acte. »
Pour ma part, l'acte qui m'attend, mon engagement profond, est de contribuer à l'épanouissement de la maison qui m'a accueilli. Une maison que j'aime passionnément : le Québec. Je suis un démocrate qui participe à l'architecture d'un Québec maître de son destin, tolérant et participatif; un Québec qui considère chaque citoyen comme un acteur responsable de son destin. Je suis un humaniste qui considère chaque personne, son bien-être, ses rêves, comme la priorité de toute politique, car je préfère la qualité de l'être au mythe de l'avoir...
La relève est bien présente partout au Parti Québécois : chez les militants, dans les instances, au conseil exécutif national, dans l’équipe de députés. Bien que les médias se tournent souvent vers des figures marquantes de l’histoire du Parti Québécois, il n’en demeure pas moins que la relève, notamment les jeunes députés péquistes, occupe une place importante au Parti Québécois et doit être entendue!
En cette fin de session parlementaire, à l’heure des bilans avant la période estivale, un groupe de 12 jeunes députés a tenu à dire : « Faites confiance à la jeune génération; nous sommes prêts à faire les choses à notre façon ».
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Monsieur Parizeau,
Les événements de la dernière semaine nous amènent comme jeunes députés du Parti Québécois à prendre la plume. Nous sommes tristes et déçus d’avoir perdu des collègues auxquels nous sommes profondément attachés, mais nous sommes déterminés à incarner la farouche volonté de changement, de vrai changement du Québec de 2011.
Dans toute la tourmente politique qui sévit à Québec cette semaine, j’aimerais profiter de ce billet pour mettre de l’avant certains enjeux cruciaux pour l’avenir du Québec et qui ont été en bonne partie occultés dans les circonstances.
Ainsi, le discours du Trône et le dépôt du budget 2011-2012 du gouvernement fédéral contenaient une série de mauvaises nouvelles pour le Québec. Bien sûr, les conservateurs se sont rendus à l’évidence et ont inscrit dans le budget les 2,2 milliards de dollars qui sont dus au Québec pour l’harmonisation des taxes, mais il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une manœuvre de diversion pour faire oublier les autres annonces qui ont été faites par la même occasion.
Le discours du Trône a été prononcé aujourd’hui à la Chambre des Communes. Comme nous nous y attendions, le gouvernement – maintenant majoritaire – de Stephen Harper n’y est pas allé de main morte dans plusieurs dossiers. Nous insisterons ici sur quatre d’entre eux, qui revêtent une importance particulière pour les Québécois, et qui font à peu près consensus ici : le registre des armes à feu, le poids du Québec aux Communes, la réforme du Sénat et la façon d’administrer la justice.
Comme vous le savez, la région du Haut-Richelieu est la proie d'inondations sans précédent depuis six semaines déjà. Bon nombre de familles et de citoyens éprouvés par ces inondations sont au bout du rouleau et appellent à l'aide. Pour répondre à la demande et soutenir les municipalités sinistrées pour les dommages encourus, le comité SOS Richelieu a mis sur pied les 11, 12, 18 et 19 juin prochains la Grande Corvée. À cette occasion, plusieurs collègues du Parti Québécois et moi nous joindrons à la population pour prêter main-forte aux citoyens épuisés.
Permettez-moi de revenir un instant sur la campagne électorale fédérale. D'abord pour féliciter tous les candidats, élus ou non, qui ont participé à l'élection. Vous avez contribué au débat démocratique et devez en être fiers. J'aimerais souligner en particulier le travail des 75 candidats du Bloc Québécois, guidés par Gilles Duceppe. La bataille que vous avez menée, elle est fondamentale pour le Québec et pour les Québécois. Bien sûr, j’aurais préféré une victoire du Bloc lundi dernier, mais le peuple à parlé. Et, en démocratie, le peuple a toujours raison.
Le budget du 17 mars dernier a reconfirmé, si besoin était, que le gouvernement libéral ne tient pas parole, qu’il ne respecte pas ses engagements. Dans le budget de l’an dernier, le gouvernement avait proposé un pacte aux Québécois : les contribuables feraient leur part de l’effort en payant plus de taxes et tarifs, et en contrepartie, le gouvernement ferait sa part en contrôlant mieux ses dépenses. Malheureusement pour le Québec, ce pacte n’a pas été respecté. Le gouvernement libéral a effectivement augmenté les taxes et tarifs payés par les Québécois, à la hauteur prévue et à la cenne près, mais de son côté, il a lamentablement échoué à reprendre le contrôle des dépenses.
Il s’agit d’un bris de contrat manifeste, à l’image du bris spectaculaire des promesses électorales (pas de déficit, pas de hausses de taxes, pas de pertes à la caisse de dépôt) sur la base desquelles le gouvernement libéral avait été élu. J’en parlais ici le jour même du dépôt du budget, et vos réactions allaient en ce sens.
Vous avez la chance de pouvoir lire ce billet mais saviez-vous qu’au Québec, 800 000 Québécois de 16 à 65 ans ont de très faibles compétences en lecture? L’analphabétisme, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas une question d’âge, d’origine, de compétences grammaticales, ou de signer avec un « X ». L’analphabétisme est encore aujourd’hui tabou, pour toutes les difficultés sociales engendrées par ce phénomène.
Le Québec connaît une grande journée aujourd’hui. Le chef du gouvernement a présenté sa nouvelle politique énergétique. Un premier principe : plus de 50 % des revenus reliés à l’exploitation de nos ressources doivent revenir à la population. Dans le développement des projets éoliens, gaziers ou pétroliers, le respect de l’environnement, la sécurité de la population et l’acceptabilité sociale sont élevés au rang de condition sine qua non à tout projet d’exploitation. On annonce également la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.
Du même souffle, le chef du gouvernement expose clairement quelle sera la posture du Québec face au fédéral. Nous n’accepterons pas de nous soumettre à son arbitrage en ce qui concerne nos frontières, notamment dans le dossier du gisement pétrolier Old Harry. De plus, nous n’accepterons pas que l’on finance, à même nos impôts, la concurrence terre-neuvienne à Hydro-Québec. Ces enjeux démontrent bien ce qu’il nous en coûte de faire partie du Canada.
Il est temps d’en finir avec la question nationale une bonne fois pour toutes. Fort du mandat qu’il a reçu de la population, le gouvernement a réuni tous les citoyens du Québec autour de consensus forts. Le plein contrôle sur notre culture et notre langue, sur notre fiscalité et sur nos instances de développement économique doit nous revenir. Le rapport de force du Québec est grand, le fédéral devra réagir. Dans le même esprit, le gouvernement ne cache pas l’option qu’il préconise pour obtenir une solution satisfaisante à tous ces enjeux. Nous devons avoir un pays. On en parle, on documente la question. Les gens en débattent dans le respect et la sérénité.