L'avenir énergétique du Québec, c'est l'affaire des Québécois!

Il est absolument important et essentiel de dénoncer la tournée qu'entreprend aujourd'hui au Québec le Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles.

Nous avons toutes les compétences et l’expertise au Québec pour réfléchir sur notre avenir énergétique. On n’a pas besoin que des non-élus canadiens viennent nous dire quoi faire pour l’avenir énergétique du Québec!

L’espoir réside dans le changement

Que nous réserve la prochaine session parlementaire ? Une chose est certaine, celle de l’automne dernier nous a laissé un goût amer : entêtement, dérive, faux-fuyants, méfiance, irrespect, il n’y a pas assez de mots pour évoquer l’insatisfaction profonde ressentie face à Jean Charest. Son gouvernement atteint d’ailleurs ces temps-ci des records d’impopularité. Triste performance !

Nous avons tous entendu en ce début d’année 2011, dans nos familles comme dans nos circonscriptions, des phrases du genre « Il faut que ça change ». Bien sûr, cela n’est pas très précis, cela ne dit pas clairement où aller et comment. Mais cela indique un «ras-le-bol» généralisé, qu’on imagine mal s’apaiser de lui-même. Il faut que cela change donc; oui, mais encore ?

Le premier ministre a une idée : proroger la session et nous offrir un discours inaugural. Au lieu de poursuivre le travail entamé, on efface l’ardoise, on recommence, mais pour faire quoi au juste ? Qui va vraiment croire à la pureté de ses intentions ? Puis une autre idée : rebrasser les cartes du cabinet des ministres, comme un illusionniste, pour détourner l’attention. Je crois plutôt que c’est un leurre, une mise en scène dédiée aux apparences de changements, avec des objectifs ronflants censés nous endormir.

Table ronde sur les gaz de schiste: Moratoire, 2 - Libéraux, 0

Mercredi, j’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs centaines d’étudiants du Cégep de Victoriaville, berceau du développement durable au Québec. On m’avait invité comme porte-parole du Parti Québécois pour débattre avec d’autres représentants de partis politiques de la question des gaz de schiste.

Les jeunes se sont présentés nombreux à l’auditorium, qui débordait d’étudiants venus y consacrer leurs 2 heures de pause scolaire. Signe du désaveu des libéraux face à la ministre Normandeau, cette dernière s’est désistée après avoir pourtant confirmé sa présence. La «diseuse de Bonaventure» s’est vue remplacée par le député local d’Arthabaska. Quand à l’ADQ, Sylvie Roy a laissé choir les étudiants en se désistant à la dernière minute. Beau sens démocratique!

Les impacts de la Romaine

Le plus important chantier au Québec s’est amorcé depuis plus d’un an à quelques kilomètres au nord de Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord. Bien que sur les planches à dessin d’Hydro-Québec depuis une dizaine d’années, la Minganie vit aujourd’hui la mauvaise planification et la sous-estimation des répercussions du méga chantier de la rivière Romaine. Jamais a-t-on vu un projet d’une telle ampleur dans une MRC de sept petites municipalités et d’à peine plus de 6000 résidents.

À ce jour, quelque 1000 travailleurs s’activent sur le complexe hydroélectrique et les impacts sociaux se multiplient particulièrement dans la municipalité la plus près du chantier : pénurie de logements, manque de places en service de garde, pression sur le centre de santé, achalandage accru sur la route 138. Ciblés depuis des mois, ces impacts étaient pourtant prévisibles et remédiables dans une certaine mesure. Ils ont cependant été minimisés, voire ignorés, par le gouvernement et Hydro-Québec.

À la demande du milieu, la ministre Normandeau a mis en place, en février dernier, un comité interministériel pour pallier ces problématiques pointues. Près d’un an plus tard, les actions concrètes se font toujours attendre.

Laurent Lessard bougonne-t-il quand il ne blasphème pas?

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a, semble-t-il, été froissé par l’accueil glacial des délégués lors du dernier congrès de l’Union des producteurs agricoles. Est-ce le cumul des responsabilités de ses deux ministères, l’Agriculture, Pêcheries et Alimentation et les Affaires Municipales, Régions et Occupation du territoire, qui ont eu raison de sa patience? La défaite libérale dans la circonscription de Kamouraska-Témiscouata ? Quoi qu’il en soit, il s’est permis quelques jurons bien sentis devant le parterre de maires, préfets et responsables de conférences régionales des élus (CRÉ) !

Il faut souligner que le bouillant Laurent Lessard n’en est pas à ses premières « montées de lait ». Il suffit de se rappeler la crise des fromages, qu’il a alimentée, entraînant tumultes dans l’un des secteurs alimentaire d’excellence au Québec. Peu de temps après cette crise, il avait été affecté à d’autres responsabilités.

De retour au poste de ministre de l’Agriculture cet automne, il a réussi à s’aliéner une grande partie du monde agricole et des régions en moins de trois mois avec le dossier de l’assurance stabilisation des revenus agricoles. Il faut le faire!

En effet, en exigeant une compression supplémentaire de 80$ millions dans le système d’assurance de la sécurité du revenu agricole (ASRA), alors que le milieu avait accepté une série de coupures financières, il attaque de front la fierté des agriculteurs.

De la culture à l'action politique

Permettez-moi d'aborder un  sujet qui me passionne et m'a emmené vers l'action politique: la culture.

D'emblée, la culture n'est pas que l'art, comme on le croit souvent et selon le sens très raccourci qu'on a tendance à lui donner. Les arts sont une manifestation de la culture, peut-être la plus noble, sûrement la plus touchante, justement parce qu'ils en sont une synthèse, une expression symbolique qui en appelle à nos émotions, et qui, à travers le temps, est à notre âme collective ce que l'histoire est aux faits, aux événements et à la compréhension de notre passé.

Résultats de l'élection partielle dans Kamouraska-Témiscouata: quelques statistiques

Les « geeks » de la politique québécoise et des statistiques vont aimer ce petit billet !

C’est de bonne guerre. Au lendemain d’une partielle, les partis défaits tentent de minimiser la signification de la victoire.

Et pourtant… 

« C’est au peuple du Québec de préparer ses lendemains » – René Lévesque

C’est de cette façon que René Lévesque conviait les Québécoises et les Québécois à prendre le contrôle de leurs ressources naturelles en nationalisant l’électricité. Il lançait un défi aux membres de son gouvernement, à la classe politique et à la population. Du coup, il créait un formidable levier de développement économique et social pour le Québec.

Raconter l’histoire du Québec depuis 1608, c’est relater une incessante quête de nos ressources naturelles. Cette quête cimente à la fois notre parcours politique, social et économique. Le contrôle de nos ressources naturelles, c’est un élément essentiel de notre ADN collectif. Il se traduit par notre littérature, notre musique, notre cinéma, nos industries. En un peu plus de 400 ans d’histoire, notre visage comme peuple s’est modulé selon cet appétit pour nos richesses collectives. La marche de la nationalisation, entamée dans les années 1960, allait mener à une accélération de l’histoire de notre peuple.

Automne chaud dans le Bas-Saint-Laurent

Depuis 16 ans, je suis fière de représenter les gens de ma circonscription à l’Assemblée nationale du Québec. Cet automne, la force souverainiste aura deux occasions de se faire valoir au Bas-Saint-Laurent. D’abord, lors de l’élection partielle du 29 novembre dans la circonscription de Kamouraska-Témiscouata, puis lors de l’élection partielle dans Haute-Gaspésie–La-Mitis–Matane–Matapédia dont la date reste à déterminer. Il s’agit de deux rendez-vous politiques cruciaux pour tous les souverainistes et particulièrement ceux de l’Est-du-Québec.

« Pôv’ Canada! »

Dans la foulée de la canonisation du Saint Frère André et de la célébration en son honneur qui a rassemblé près de 50 000 fidèles au Stade olympique, j’entreprends mon propos par une référence au surnaturel… Ce qu’on a appelé « le dernier secret de Fatima » a longtemps défrayé la chronique. Selon la légende, la Vierge apparue aux enfants aurait fait devant ces derniers l’étonnante déclaration évoquée en exergue. Il n’en fallait pas plus pour que les exégèses tentent de comprendre le sens de ce mystérieux message…

Une chose est certaine: le temps joue contre le Canada. Dans l’illusoire assurance que la courte victoire du Non, il y a 15 ans, et que la loi sur la «clarté» auront permis d’écarter définitivement la menace souverainiste, leur offrant enfin l’occasion de dormir sur leurs deux oreilles, les Canadiens en sont venus à penser qu’il ne leur est plus nécessaire de devoir faire le moindre effort pour tenter d’accommoder ce peuple de vaincus qui refuse obstinément de rentrer dans le rang et de se sentir finalement à l’aise à l’intérieur de la «famille» canadienne.