Rectifions les faits (2)

Décidément, c'est la semaine des mises au point!

Le texte cité pas Michel David dans sa chronique d'aujourd'hui, intitulée « Dissipons les doutes », hé bien elle nécessite de dissiper les doutes.

Le chroniqueur écrit :

Comme par hasard, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a pris prétexte du 15e anniversaire du 30 octobre 1995 pour relancer l'idée du référendum d'initiative populaire, que Mme Marois avait pourtant écartée de façon catégorique au conseil national de mars 2008, lors d'un affrontement mémorable avec le président du SPQ Libre, Marc Laviolette.

Affirmation : Alexandre Cloutier est l'auteur d'un texte sur vigile.net qui fait la promotion de l'élection référendaire du  référendum d'initiative populaire.

Fait : C'est faux. L'auteur de ce texte n'est pas Alexandre Cloutier, le député. Il s'agit d'une confusion d'identité.
Le texte avait été signalé à vigile.net cette semaine, et vigile.net a répondu au signalement. Il semblerait que la photo du député Alexandre Cloutier ait été associée par erreur à un autre Alexandre Cloutier dont vigile.net ne dispose vraisemblablement pas de la photo. L'erreur signalée n'a pas été corrigée, semant la confusion.

Rectifions les faits

On entend beaucoup de choses au sujet de Pauline Marois, du Parti Québécois et de la souveraineté depuis quelques jours. Une sérieuse rectification des faits s'impose. Sur le blogue de Vincent Marissal, sur le blogue de Josée Legault (ici et ici), et à bien d'autres endroits (dont ici), on entend les affirmations qui suivent. Jouons à Affirmation - Fait : on pose une affirmation, et on rectifie les faits.

De l’avenir du Québec comme de l’avenir des régions

L’ensemble des pays développés possède au moins une région métropolitaine dynamique et moderne. Au coeur de notre patrie se situent Montréal et Québec, qui rayonnent sur le monde. Mais peu d’États peuvent se targuer de posséder à la fois une métropole et une capitale d’avant-garde, et à la fois un immense territoire de 1,7 million de km² ─ sur lequel on retrouve plus d’un million de lacs et de cours d’eau, le plus grand producteur mondial d’hydroélectricité, 800 000 km² de forêt répartis sur sept degrés de latitude, de nombreux minéraux métalliques (dont de l’or, du fer, du cuivre, du zinc) et où seulement 40 % de son potentiel minéral souterrain est connu ─ ainsi que 17 régions administratives hétérogènes où des femmes et des hommes créatifs les occupent de façon dynamique. Le Québec : oui.

Ce sont nos régions et leurs particularités qui distinguent le Québec du reste du monde et notre futur collectif dépend de leur épanouissement ; il en va de l’avenir du Québec, comme il en va de l’avenir des régions.

Toutefois, il faut garder en tête que la métropole et les régions sont des entités complémentaires et interdépendantes. Nous devons éviter de tomber dans l’apathie des « deux solitudes ». Vivement des régions et une métropole fortes dans un Québec uni !

Les défis sont là !

Au moment où nous aurons repris les leviers de notre État, il nous faudra conduire un seul et même grand projet, celui de l’indépendance du Québec. Cet objectif de nous donner un état national fort et indépendant politiquement est intimement lié aux défis qui sont les nôtres notamment dans le domaine de l’éducation. Les dégâts causés par le régime libéral de Jean Charest auront gravement fragilisé la confiance des Québécois envers leurs élus.

Cette confiance, il nous faudra non seulement la regagner, mais la garder. Nous devrons donc avoir le courage d’annoncer clairement nos intentions et nous engager fermement à réaliser ce que nous aurons annoncé.

On cherche toujours le Plan Nord...

... et on l'attend avec impatience! Le Plan Nord, devenue démarche, devenu document, devrait être déposé en novembre prochain par la ministre Nathalie Normandeau, le Parti Québécois sera très vigilant en regard de la participation et du rôle que doit jouer la société civile dans ce processus. En effet, à titre de porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement nordique, j’ai demandé qu’une large tournée de consultation soit entreprise dans les régions concernées afin d’obtenir les commentaires et suggestions des divers intervenants régionaux avant la rédaction finale. D’autant plus que Monsieur et Madame Tout-le-monde n’en ont jamais entendu parler. En fait, personne n’a, à ce jour, la moindre idée de ce que contient ce Plan Nord.

Évacuons plutôt le Parti libéral

Dans une lettre publiée dans La Presse du 30 septembre, Michael Fortier préconise la tenue d’un référendum tous les 15 ans et plaide « l’évacuation de la question nationale », ce qui permettrait, selon lui, de remanier l’échiquier politique, d’en finir avec « l’homogénéité politique ».

L’idée de congeler la tenue d’un référendum pour 15 ans est irrespectueuse de la démocratie. Il y aura un référendum quand la volonté populaire et le gouvernement en décideront. On se demande d’ailleurs pourquoi M. Fortier ne pousse pas son idée jusqu’au bout en proposant aussi de congeler les élections pendant 15 ans. Le sens du ridicule l’a sans doute arrêté.

Une éthique qui a de l’eau dans le gaz…

J’ai beau vouloir « donner sa chance au coureur », tenter d’être aussi ouvert d’esprit que possible… j’en arrive systématiquement à la même conclusion : l’attitude actuelle du gouvernement Charest-Normandeau face au dossier des gaz de schiste dépasse tout simplement l’entendement.

Rentrée parlementaire : les problèmes du gouvernement Charest s’accumulent

Au cours de la présente semaine s’ouvrira une session parlementaire cruciale. D’abord, de nombreux débats d’importance continueront de meubler l’actualité, tels que ceux portant sur l’éthique, les gaz de schiste, la langue française ou la Commission Bastarache. De plus, et peut-être surtout, au terme de cette session parlementaire automnale, l’actuel gouvernement libéral sera à la moitié du mandat que lui a conféré la population québécoise le 8 décembre 2008. Ce sera donc l’occasion de dresser un bilan de l’action gouvernementale des libéraux.

Nous sommes tannés d’être assis sur le banc et d’attendre notre tour

Je vis dans la région de la Mauricie depuis ma naissance. Mon implication sociale tant comme citoyenne que comme conseillère municipale ou comme députée m’a amenée à m’impliquer dans des batailles auprès des gouvernements afin d’obtenir notre juste part du gâteau.

Ce texte se veut un appel à la reconnaissance des régions! Reconnaissance de nos différences, reconnaissance de nos défis, reconnaissance des efforts faits pour notre survie.

Commission Bastarache : que retenir des premiers jours d'audience?

Vous comprendrez que dans le contexte actuel, j’ai choisi de vous dire quelques mots au sujet de la première semaine de travaux de la Commission Bastarache. Que retirer de ces premiers jours d’audience ? Quatre choses, principalement.