Agissons pour nos régions

Comme je vous l'annonçais ici à l'automne, un groupe de députés du Parti Québécois a parcouru le Québec, entre octobre et décembre dernier, dans le cadre d’une tournée consultative portant sur le développement régional. Sous le thème Agir pour les régions, les députés souhaitaient avant tout redécouvrir les particularités du territoire québécois ainsi qu’écouter les principaux artisans du développement durable. Et nous leur avons posé la question sans détour : qu’attendez-vous et qu’espérez-vous de la part du prochain gouvernement du Québec ?

Suite à ces précieux entretiens, nous avons produit un rapport intitulé «Un gouvernement partenaire des régions» présenté lors d’une conférence de presse en ligne, le 2 février dernier.

Au fil de nos rencontres lors de la tournée, certains échanges ont mené à la formulation de mesures structurantes nécessaires pour faire avancer le Québec. Bien entendu, l’échantillon de mesures qui suit n’est pas un programme électoral, mais plutôt un recueil de pistes de réflexion.

Premièrement, si l’ensemble des intervenants ont relevé des difficultés avec les programmes « mur à mur » mal adaptés à leurs réalités, le prochain gouvernement devra effectuer une révision de ces programmes de sorte qu’ils soient plus flexibles et qu’ils tiennent compte des particularités locales; avec le Parti Québécois, c’est fini le mur à mur.

Inévitablement, l’Internet haute vitesse et la couverture de téléphonie mobile sont devenus une nécessité pour performer dans l’économie d’aujourd’hui. L’accès à ces services, imbriqué dans un plan numérique global, est indispensable pour attirer de nouvelles entreprises et des jeunes en région.

Le prochain gouvernement devra aussi définir une politique relative aux énergies émergentes et accélérer leur développement. Il devra notamment soutenir l’émergence de la biomasse agricole et forestière, la méthanisation en agriculture, l’hydrogène, l’énergie solaire et éolien.

Puis, il nous apparaît évident que les acteurs locaux sont les personnes les plus aptes pour prendre des décisions quant au développement de leur région. Dans cet esprit, un gouvernement du Parti Québécois remettrait à l’avant-scène le programme ACCORD et fonderait la gouvernance régionale sur les MRC.

Je tiens à rappeler que le développement régional a toujours été au coeur du programme et des priorités du Parti Québécois. Que ce soit par la création des MRC en 1981, par la mise sur pied des CLD en 1999, par le lancement de la Politique nationale de la ruralité et par la création du programme ACCORD en 2001, il a su innover et être à l’écoute des régions.

S’il est possible d’analyser le passé et le présent en matière de développement régional, il faut dès maintenant construire le Québec de demain. Il faut agir pour nos régions.

 

 

Commentaires

Portrait de Anonyme

Cher M. Villeneuve, Le développement régional ne doit pas se faire au détriment du développement économique du Québec dans sa globalité. Les programmes ACCORD, dont je suis le président du comité métal Lanaudière, sont définitivement un outil majeur de développement, il faut miser sur l'innovation et les investissements en productivité dans tous les programmes pour que ceux-ci soient aient un sens réel. Trop de programmes régionaux (comme l'aide fiscale aux régions ressources) ont simplement distribués des fonds et subventions sans exiger un résultat qui pourrait garantir la rentabilité advenant l'arrêt des aides. Oui à de l'aide aux régions...mais seulement pour des programmes performants et jamais aux détriments des autres régions. Voici quelques exemples de gachis causés par des programmes régionaux sans visions globales.

ÉOLIENNES: On voulait développer le marché des Éoliennes pour le marché Nord-Américain & plus spécifiquement pour les régions sub-artiques (donc développer une technologie qui aurait permis l'installation de ces grandes tours dans nos vastes territoires du nord & fonctionnant par des froids de -40C), grace à notre vaste bassin de travailleurs spécialisés dans la transformation de l'acier, nous avions un développeur allemand qui voulait créer 3000 emplois ici dans la MRC des Moulins ou les basses-laurentides...mais le gouvernement libéral avait installé un irritant au développement de cette industrie en obligeant les industries à s'installer à l'est de Rimouski (ou la masse de travailleurs spécialisés est quasi-inexistante, la preuve encore aujourd'hui l'entreprise Marmen est obligée de faire une campagne nationale de recrutement dans tous les médias même la télé nationale, pour désespérément trouver quelques centaines de travailleurs intéressés à s'expatrier dans ces régions). Dès 2004, je suis parti en "croisade" pour demander à nos élus de respecter les lois du marché et ainsi permettre à toutes les régions du Québec de compétitionner également ce marché d'avenir. Ces démarches furent vaines et j'ai regardé les multinationales s'installer en Ontario, au Manitoba et dans l'Ouest Canadien.

RÉGIONS RESSOURCES: Le programme d'aide fiscales aux régions ressources fut une autre intrusion gouvernementale qui résulta en une concurence déloyale de la part d'entreprises hautement subventionnées car situées dans une région plutôt qu'une autre. Nous ne pouvons plus compétitionner sur plusieurs projets tellement les prix offerts par les entreprises de ces régions sont artificiellement bas.

HYDRO-QUÉBEC: Un programme de points accordés aux entreprises locales lors de l'étude des soumissions a pour effet d'exclure plusieurs entreprises même s'ils ont de meilleurs prix. Il est louable de favoriser les populations locales, mais il faut faire attention. La mise sur pied d'une économie forte pour le Québec passera inévitablement par l'augmentation de la productivité & l'innovation. Plus spécifiquement dans des secteurs de pointes comme le développement Hydro-électrique, il serait donc plus productif de traiter également les entreprises sur tout le territoire Québécois, sans discriminations. Le favoritisme force rarement les entreprises à innover pour se surpasser. Les entreprises Québécoises doivent donc être encouragées à développer des produits qui seront ensuite exportés à travers le monde. Jacques Parizeau avait compris cela et il a toujours prétendu que les grands développements hydro-électriques des années 60-70 avait permis à Hydro d'exiger des multinationales (ex. G.E. à Montréal, ABB à Varennes, Reynolds-cables à Baie-Comeau, etc...) de s'installer sur notre territoire pour devenir nos fournisseurs. Le Québec entier s'est ensuite développé autour de ces industries. Cela a bien changé, aujourd'hui, nous achetons nos turbines & transformateurs au Brésil, en Moldavie ou aux Philippines. C'est n'importe quoi dans l'industrie des Éoliennes et la vision de nos partis politiques s'attarde aux régions seulement (malheureusement je dois comprendre que le vote de ces électeurs est volatile. Il a donc plus de poids politique que le développement global du Québec).

Il en va de même pour votre projet de loi favorisant l'industrie du bois au détriment des autres industries qui sont des fleurons de notre développement. Les lois du marché seront toujours perdantes lorsque les gouvernements imposeront des limites et des barrières. L'État a sa place, les syndicats ont leur place et nos entrepreneurs ont toujours été des incroyables sources de développement malgré un isolement, ne serait-ce que culturel, sur le continent nord-américain.

Mon réquisitoire est Québécois, il ne peut pas être que régional, désolé pour ceux qui ont une vision étroite du développement. Au final la création d'emploi sera nulle si les programmes n'ont de buts que de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Je crois en un développement économique pour un Québéc global avec des alliances entre toutes les régions...il faut être meilleur que tout le reste de la planète, et c'est ensemble qu'il faut y arriver.

Portrait de Anonyme

Monsieur Drysdale,

Désolé pour le délais qui s’est écoulé depuis votre intervention du 18 février, mais je tenais tout de même à vous répondre. Aussi, laissez-moi vous remercier d’avoir pris le temps de me transmettre votre analyse et vos commentaires via ce blogue.

D’emblée, je tiens à vous préciser que je suis également un défenseur de l’unité québécoise et d’une vision globale du développement. À ce sujet, je vous invite à consulter un billet écrit antérieurement : http://blogue.pq.org/blogue/de_l_avenir_du_quebec_comme_de_l_avenir_des_...

Programmes ACCORD : À la suite de la tournée nationale consultative Agir pour les régions, nous réaffirmons, au Parti Québécois, notre désir de relancer cet outil de développement régional extraordinaire qui met à l’avant-scène et qui implique les intervenants locaux. Aussi, nous envisageons de rapatrier au Québec tous les outils de développement du gouvernement fédéral et de mettre en place des fonds régionaux flexibles pour accorder une plus grande autonomie aux décideurs en région.

Énergie éolienne et Hydro-Québec : Je transférerai vos commentaires à mon collègue Sylvain Gaudrault, député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie. Au sujet de l’énergie éolienne, je dois malheureusement conclure que le développement de cette filière n’a pas été assuré par le gouvernement libéral ; je dirais même qu’il s’agit d’un échec. Le tir devra être corrigé et rapidement.

Régions ressources : Au départ, ce projet a été instauré avec de bonnes intentions : occuper entièrement le territoire québécois et stimuler l’économie dans des régions qui vivaient des moments difficiles. Une décennie plus tard, il est certainement pertinent d’en mesurer les impacts, d’effectuer une analyse lucide de la situation et d’apporter les corrections nécessaires. Toutefois, ces corrections ne devraient pas mettre en péril les entreprises et la vie économique des régions concernées ; le Québec, dans son ensemble, n’a rien à gagner à voir ses régions ressources en difficulté.

Industrie du bois : Je transférerai vos commentaires à mon collègue Denis Trottier, député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts.

Enfin, je sens malgré tout beaucoup d’optimisme et de confiance dans votre discours. Si je n’endosse pas le constat à la mode selon lequel le Québec est en déclin tranquille, il m’apparaît évident que pour « briller parmi les meilleurs » il faudra tous mettre l’épaule à la roue et surtout, faire preuve d’audace ; le Québec en est capable.

André Villeneuve
Député de Berthier

Portrait de Anonyme

Un arrimage entre global et régional est l'idéal. Un exemple très simple, la charpente des immeubles publiques à grande surface. De l'Abitibi à Montréal, des solives en bois laminé à assembler comme un jeu de mécano. Il n'y a pas de limite à occuper le territoire. Les sources d'énergie sont présentes partout et nous sommes des patenteux dans l'âme. Notre génie n'a de limite que la volonté politique et publique de sortir de notre zone de confort.
Le hic est notre immensité territoriale et la communication tant routière que électronique. Revivre avec le fleuve comme voie de commerce avec des bateaux adaptés au fleuve et non l'inverse. Revoir le chemin de fer. Le réseautage électronique, si le privé ne satisfait pas, créer une coopérative inter-régionale avec les établissement d'enseignements et autres infrastructures publiques pour que tous est un accès équitable.
Cela briserait l'isolement et favoriserait l'occupation du territoire.

Portrait de Anonyme

je suitt très décue de fr legaut

Portrait de Anonyme

un autre baillon PARLEMENTAIRE MICHELLE COURSENE PEUX CE BAVANÉ ELLE NEST PLUS MAITRE DE LA SITUATION COMME CHARESTT

Portrait de Anonyme

Jean II aussi se faisait des ennemis en étant faible en ne favorissant pas les insatisfaits, Charest est un faible commes se Jean II dans les roi maudits. Charest fait l unamiter contre lui commes Jean II. Ils faudraient regarder les gens qui continu a le suivre si ils ont des maladies mental la cause;soit par manque de savoir politique ou par imbécilité chronique!
Le plan nord de Charest est de la foutaise il ne va la que pour produire une société a cours terme!
Au québec nous devons construire pour que ca dure 200-300 ans minimum et dans le nord aussi! A cause de nos grands froids et de changement de température subite. Arretons de construire chippe commes les anglais eux reste dans le sud!
Nous avons ici des gens qui sont capable de construire des barages par centaine utilisons leur savoir faire d ici pour que nos batiments dure longtemps!
Les gouvernements du québec doivent rassemblés les francophones de l amérique ! Il y a 13 millions aux États-Unis,3-4 millions dans le canada anglais, c est acadiens(francophone) doivent etre mis aux courant que le québec veut les accueilirs pour etre le centre de l amérique francophone et de déborder sur l est du canada.
Mais surtous que nous voulons construire avec leur aident une société durable et propere!

Portrait de Anonyme

Très bonne idée!

Pourrait-on mousser une réunification des francophones du Canada dans leur berceau historique, au Québec ? En effet, le Québec pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous.

Il me semble que cela serait beaucoup plus rentable et porteur d’avenir que d’accepter chaque 55 000 immigrants de toutes cultures dont la moitié s’intégrent aux anglophones du Québec.