J’en ai assez d’entendre dire qu’il n’y a pas de solutions en santé, que c’est un gouffre sans fond, qu’il faut aller vers le privé car le système public ne peut pas donner les services nécessaires. J’en ai assez car c’est faux. Voici le deuxième de deux billets sur le système de santé (le premier ici), ses problèmes et les solutions que propose le Parti Québécois.
Il faut revoir les règles de formation des groupes de médecine de famille (GMF) et adapter le modèle à la faible disponibilité des médecins en région.
Il faut accélérer la mise en place de nouveaux groupes de médecine de famille (GMF). Leur mise sur pied a été amorcée par le PQ puis retardée sous la gouverne de Philippe Couillard. Maintenant, il faut donner un dernier grand coup mais pour cela, il faut assouplir le modèle afin de s’adapter à la réalité des régions. En 8 ans, le gouvernement libéral a été incapable d’apporter cette souplesse nécessaire pour améliorer l’accès à un médecin de famille.
Il faut réussir le virage technologique et faire que les données médicales voyagent dans chaque région du Québec et au-delà selon les besoins des patients.
Le gouvernement libéral a complètement raté le coche en cette matière, dans ce qu’on appelle communément le Dossier Santé du Québec (DSQ). Certains problèmes technologiques n’ont jamais été abordés de front. Aujourd’hui, le système achoppe sur ces embûches.
L’enjeu est important. Il n’est pas que financier, c’est aussi un enjeu majeur en matière d’accès aux soins de santé. Selon l’Association médicale du Québec, « l'introduction de la multidisciplinarité et l'utilisation de technologies de l'information peuvent se traduire par un gain de temps de 20 % pour les médecins. Appliqué aux médecins de famille de la région de Montréal, ce gain de temps équivaut à 250 généralistes de plus, et ce, sans un seul dollar dépensé en formation ». La preuve n’est plus à faire, il ne reste qu’à agir.
Pour le Parti Québécois, il est clair que les solutions aux divers problèmes que connaît notre système de santé sont à l’intérieur du réseau public.
Le réseau public est prêt pour des changements. Patrons et syndicats sont prêts à ces changements. On doit profiter de cette occasion pour améliorer notre réseau public de santé. Parce que les Québécois et les Québécoises le méritent.