C’est de cette façon que René Lévesque conviait les Québécoises et les Québécois à prendre le contrôle de leurs ressources naturelles en nationalisant l’électricité. Il lançait un défi aux membres de son gouvernement, à la classe politique et à la population. Du coup, il créait un formidable levier de développement économique et social pour le Québec.
Raconter l’histoire du Québec depuis 1608, c’est relater une incessante quête de nos ressources naturelles. Cette quête cimente à la fois notre parcours politique, social et économique. Le contrôle de nos ressources naturelles, c’est un élément essentiel de notre ADN collectif. Il se traduit par notre littérature, notre musique, notre cinéma, nos industries. En un peu plus de 400 ans d’histoire, notre visage comme peuple s’est modulé selon cet appétit pour nos richesses collectives. La marche de la nationalisation, entamée dans les années 1960, allait mener à une accélération de l’histoire de notre peuple.
La Révolution tranquille allait modifier la perception de notre propre devenir, de notre identité et de la force avec laquelle, mobilisés autour d’un enjeu porteur et fondamental comme l’énergie, nous pouvons modifier le cours de notre destinée.
Au-delà de l’aspect extraordinairement intense de cette période, je remarque que cet épisode central est le résultat de cette perpétuelle aspiration à utiliser les ressources naturelles présentes sur notre vaste territoire.
Nous avons aujourd’hui un autre rendez-vous avec l’histoire. Le Québec doit prendre des décisions importantes pour son avenir. Nous pouvons compter sur nos richesses naturelles pour mener à bien nos projets et nos aspirations! L’indépendance énergétique est un canevas d’analyse pour répondre aux défis qui sont les nôtres.
Je vous pose la question suivante : Comment préparer nos lendemains sur le plan énergétique?
Commentaires
Bonjour Sylvain, il est vrai de dire qu'Hydro-Québec est une belle réussite du peuple Québécois. Il ne faut pas passer sous silence le fait qu'elle est source de plusieurs conflits: manque de transparence, problématiques monopolistique et j'en passe. Cette source d'énergie est importante mais est-elle encore mobilisatrice?
Je crois qu'il faut faire un retour au source, revoir notre façon de pensé et remettre en valeur ce qui à déjà été le cœur de notre collectivité: nos régions. Pour ce faire, il faut cesser le nombrilisme dont la grande région de Montréal fait preuve. La majeur des appels d'offre octroyées dans l'éolien avait une entreprise dont la maison mère est à Montréal lorsque dans notre région Patrick Coté et le groupe Valéo nous pas été retenus.
Donc mon point de vue face à l'énergie: il faut mobilier les communautés et les aider à se structurer. Nos petits villages sont souvent à la recherche de nouveaux projet afin de ramener de la richesse et créer des emplois.
Pourquoi avoir 2 ou 3 gros projet de 50 mégawatts lorsque l'on pourrait en mettre sur pied 7 ou 8 fournissant la même puissance mais redistribuer sur un réseau local de distribution.
Voulons-nous vraiment de ces petits projets et si oui, l'indépendance énergétique ne se fera pas seulement sur le plateau Mont-Royal.
Malheureusement les Québécois ont perdu le contrôle de certaines ressources naturelles du domaine énergétique :
• Énergie éolienne (TransCanada d’Alberta et EDF de France notamment)
• TCE de Bécancour (TransCanada d’Alberta)
• Énergie Brookefield (Etats-Unis)
• Rio-Tinto (Australie et Angleterre)
• Gaz de schiste (Canada et Etats-Unis)
Il faut continuer la marche de la nationalisation entamée par Réné Lévesque. L’indépendance nationale et l'indépendance énergétique passent par la nationalisation, c’est-à-dire le contrôle de toutes nos ressources naturelles.
En ce qui concerne la filière éolienne, seulement 20 % des contrats en termes de puissance ont été accordés aux entreprises du Québec. La majorité des entreprises (TransCanada Energy, EDF, Gaz Métro, Kruger etc.) retenues dans le cadre des appels d’offres n’avait aucune expertise en énergie éolienne.
Toute la richesse créée n’est pas retournée dans la collectivité. De cette façon, on défait à petit feu le legs de Réné Lévesque.
Salut!
Mario et Patrick, je partage l'ensemble de vos commentaires. Je retiens une trame de fond commune à vos propos : s'inspirer de l'oeuvre de la Révolution tranquille pour reprendre le contrôle de nos ressources naturelles. Hydro-Québec nous appartient. Il est de notre responsabilité de lui donner les enlignements voulus, la diriger vers une plus grande production d'énergie renouvelable autre que l'hydroélectricité, et ce, au bénéfice de nos régions, de nos entrepreneurs et de notre recherche et développement technologique.
J'ai la conviction profonde que l'énergie est et sera l'enjeu le plus important du XXIe siècle. Le Québec a tout ce qu'il faut pour être un leader du monde en cette matière.
J'ajoute un point : la marche vers l'indépendance politique donnera le goût aux Québécois d'en avoir "toujours plus". Avec l'indépendance énergétique vient l'indépendance politique!
Merci de vous intéresser à cet enjeu. Il faut continuer le travail auprès de l'ensemble de la population.
Sylvain G.
D'accord avec ce commentaire.
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UNION-Nord: QUEBEC PARIS MOSCOU CARACAS LE CAIRE PEKIN: C'EST EXACTEMENT LA MOITIE DE LA PLANETE: BRESIL MAROC TURQUIE: LA JONCTION NATURELLE!