Colloque Gouvernement souverainiste et création de la richesse : pour un Québec plus riche!

En fin de semaine, les délégués et les députés se réuniront à Lévis pour parler de la création de la richesse dans un Québec souverain. Il est nécessaire d'en parler dès maintenant, pour trouver les moyens de mieux répartir la richesse et réduire les inégalités, ainsi que pour convaincre les Québécois que nous avons tout ce qu'il faut pour être un pays.
 

Colloque : les débats

Ainsi, les discussions seront lancées autour de la prémisse qu'il n'y a pas d'opposition de facto entre la création de la richesse individuelle et la création de la richesse collective. Au contraire! C'est une roue, les individus contribuant à la société, et cette dernière leur venant en aide lorsqu'ils sont dans le besoin. Le Parti Québécois croit fondamentalement que le gouvernement doit mettre l'épaule à la roue pour assurer que tout roule.

Les moyens d'action du gouvernement, les responsabilités de toutes les parties et des projets d'avenir seront discutés en fin de semaine autour de quatre axes.

  1. Des Québécois plus riches
  2. Des régions plus riches
  3. Se donner les moyens de réussir
  4. Un Québec plus riche de sa matière grise

Le tout en vue de la rédaction de la proposition principale qui sera présentée aux membres et adoptée en congrès, d'ici un an environ.

Le document de réflexion (pdf) proposé aux délégués fait une quarantaine de pages - et ça se lit très bien. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à échanger avec nous pendant la fin de semaine.
 

Colloque : souveraineté

À l'automne, une activité toute spéciale a eu lieu à Alma : l'ABCD de la souveraineté. Jean-Martin Aussant, Yves-François Blanchet, Alexandre Cloutier et Bernard Drainville, dans une assemblée citoyenne, parlent de coeur et de raison du pays du Québec. On en avait parlé ici.

Samedi soir, dans le cadre du colloque, il y aura une soirée cabaret sur l'ABCD de la souveraineté!
Images et vidéos à venir...
 

Colloque : en direct

Grâce à des mises à jour régulières sur le site Internet du Parti, vous serez au courant! http://pq.org/creation-richesse. Vous pourrez évidemment échanger ici, mais également sur la Page Facebook du Parti Québécois et sur Twitter en utilisant le mot-clé #colloquePQ.

De plus, quatre blogueurs et twitteurs invités seront aussi sur place pour rendre compte en direct des échanges!

Bonne fin de semaine!

Commentaires

Portrait de Anonyme

Je viens d'apprendre que l'exécutif national liquide le SPQ-libre. Pauline Marois explique que les militants étaient mal à l'aise avec le SPQ-libre. Des balivernes!

Et ce colloque sur la création de richesse qui, je parie reprend le lietmotiv de la droite: avant de partager la richesse, il faut la créer. Balivernes! Allez lire l'éditorial lumineux de Jean-Robert Sanfaçon de samedi. Allez revoir les statistiques présentant le PIB per capita et le salaire moyen. Analysez ces stats de 1980, de 1990, de 2000 et de 2009. Regardez de combien a augmenté le PIB per capita en $ constants et de combien a augmenté le salaire moyen. Demandez-vous où est passée la différence, dans les poches de qui? La réponse: dans les poches de ceux qui vous disent de créer la richesse avant de la partager. Quand doit-on partager la richesse: manana, dira la droite!

Sylvain Sauvé, un militant social-démocrate qui donnait 400 $ par année au PQ.
Cette année ce sera moins. Il faut bien que je crée de la richesse moi aussi.

Portrait de Anonyme

Mme Pauline Marois,
Chef de l’opposition officielle
Parti Québécois

M. Jonathan Valois
Président
Parti Québécois

Maka Koto
Député de Bourget
Parti Québécois

M. Dominique Mailloux
Président du comté de Bourget,
Parti Québécois

Madame
Messieurs

Membre depuis peu au parti, au partiel dans Bourget qui a permis l’élection du député M. Maka Koto. À cette occasion, je m’entretenue avec M. Maka Koto sur mon hésitation d’être membre car je ne me sens pas bien avec une partie du discours et membres du PQ.

Mes inquiétudes sont fondées avec la trame de cette fin de semaine; Création de la richesse et éviction d’un groupe de réflexion sous prétexte de mieux représenter la masse qui compose le parti sans une idéologie « gauche » mais progressiste. Cela me sonne drôle à l’oreille… Progressiste Conservateur. Favoriser le développement de nouveaux riches individuellement avec une vague redistribution des bénéfices pour la société.

Créer de la richesse par l’initiative individuelle et redistribuer la richesse. N’est ce pas ce discours de l’entreprenariat de notre nouvelle classe économique qui utilise les fonds de travailleurs et le mouvement coopératif des caisses ? L’actualité des derniers jours nous dépeint un portait peu flatteur de ce que les intérêts pécuniers provoquent. La richesse semble atterrir dans les mêmes mains mais on miroite la possibilité d’élargir ce cercle de privilégiés. Je demeure sceptique car il faudra bien encadrer cette démarche pour éviter le dérapage. Le groupe de réflexion a sa place dans cette démarche comme chien de garde de l’expertise. Je l’aime bien l’expertise à un prix.

Nous sommes riches de notre agriculture que nous malmenons. Nous sommes riches de notre foresterie que nous avons sclérosé dans le marché « libre ». Nous sommes riches de nos connaissances que nous dilapidons au quatre coins du monde. Nous sommes riches et si riches de notre environnement que nous nous permettons de le saccager.

Créer de la richesse pour mieux faire quoi avec? Commençons par mieux gérer et exploiter ce que nous avons. Il faut regarnir les coffres de l’état pour les services, il y a déjà une multitude de solutions peu onéreuses qui peuvent s’instaurer mais…
Mais cela prend une volonté politique établissant un projet de société à hauteur d’humains et pas seulement des corporations et de leurs actionnaires. Parlant d’actionnaire, ne serait-il pas temps de reconnaître chaque humain vivant sur le territoire de la province Québec du Canada comme un actionnaire du Québec, pays de notre émancipation. Çà ! C’est un grand chantier auquel j’adhère.

Je n’adhère pas à la stratégie pragmatique pour récolter des opportunités pour aller chercher le volant gouvernemental. J’adhère à une éducation populaire « upgradé ». La base. Pour vous donner une idée, je fais parti d’un groupe de travailleurs sous décrets qui a attendu 16 mois avant de voir son salaire être publié dans la Gazette officielle. Nous sommes 14 000 qui gagnons en moyenne 37 500 $ sans régime de retraite. Les 16 mois d’attente nous a privé de $o.45 / h x 40h x 52 sem. Soit $936. C’est sur que la richesse m’interpelle. Mon milieu baigne dedans mais le partage fait défaut. C’est là que le bas blesse.

Retrouvons plutôt la richesse de nos capacités d’agir. Retrouvons cette créativité de mobilisation sur une base humaine. Comme le printemps, devenons des eaux vives porteuses de promesse. Que l’été nous permettre de réaliser. Festoyons la moisson automnale. Ainsi sur le tapis de neige, nous jouerons de la musique et danserons gaiement le passage de l’hiver.

Portrait de Anonyme

Je me réjouis vivement de l'expulsion du SPQ-libre du PQ, il était temps que quelqu'un comprenne qu'un parti dans le parti est une anomalie. Je suis une ancienne membre du PQ qui ne l'est plus justement depuis la reconnaissance officielle de ce mouvement syndicaliste à l'intérieur d'un parti politique. Les syndicats ont suffisamment de tribunes et de visibilité sans qu'il soit nécessaire d'infiltrer un parti politique pour faire valoir leur vision de la société.

Même si cette décision de l'exécutif ne sera effective que lors du congrès national de 2011, les membres du SPQ-libre n'auront plus leur tribune privilégiée au PQ pour en découdre avec leur parti politique. Ils devraient aller infiltrer Québec solidaire, ce parti de gauche où ils seraient bienvenus.

Par ailleurs, en ce qui concerne le soi-disant virage à droite du PQ, je trouve que Pauline Marois a fait la bonne lecture de la réalité d'aujourd'hui. L'État-providence qui a mis en place il y a 50 ans tous les programmes sociaux dont les Québécois profitent aujourd'hui ne peut plus en ajouter de nouveaux. On est rendus maintenant à payer tous ces programmes sociaux que l'on s'est offert à crédit et en endettant les générations futures. Il n'est nullement question que l'État se désengage, mais seulement qu'il puisse compter sur les citoyens pour faire leur part pour créer de la richesse collective qui profitera à l'ensemble de la société québécoise.

Portrait de Anonyme

C'est un peu court comme réflexion. La création de parti politique émane de groupes qui s'unissent pour se donner une voix démocratique. L'Histoire de toutes nations le démontre. Au Québec, nous sommes au tournant du discours économiste. La trame politique se divise et il manque un joueur pour représenter les aspirations d'une classe de gens qui veulent s'enrichir mais avoir bonne conscience. C'est cela que nous appelons la nouvelle droite. Un capitalisme moins sanguinaire. C'est l'artisan ( travailleur autonome ) qui veut devenir plus gros. Le professionnel qui veut faire fructifier ses avoirs. C'est toutes sortes de bonnes intentions mais individuellement vécu. Un petit rappelle concernant notre histoire. La nouvelle colonie française commençait à bouger politiquement en 1730 pour devenir souveraine. La rébellion de 1837-38, ce n'est pas que le fait du bas Canada. C'est la démarche de canayens francophones, anglophones et métis, amérindiens contre l' Angleterre pour obtenir sa souveraineté comme les État-Unis. Le lien commun, la richesse et son partage entre ceux qui la produisent.

Comme je l'ai dit nous sommes riche. C'est le partage et la possibilité d'y être un acteur participant activement et pas seulement un spéculateur égocentrique. Il n'a jamais eu d'État Providence pour l'ensemble des petits payeurs de taxes. Nous nous sommes donnés les services que nous avons besoin collectivement. Les corporations ont leur État Providence. Il paie presque rien car il refile la facture aux consommateurs.

La place d'un chien de garde comme un groupe de réflexion au sein même du parti démontre une maturité. Son expulsion ressemble à l'ados qui fuit les remontrances de ses parents. Tôt ou tard, ils sont condamnés à vivre ensemble.