Développement régional : pour un changement ou pour le statu quo?

Le développement régional est au centre des préoccupations de plusieurs Québécoises et Québécois. Au cours des dernières années, les gouvernements ont doté les différentes régions du Québec de plusieurs outils ayant pour but de favoriser leur développement, tels que les Municipalités régionales de comté (MRC), Centres locaux de développement (CLD), Carrefours Jeunesse Emploi (CJE) et Conférences régionales des élus (CRÉ).

Bien qu’ils soient mis en place depuis plusieurs années, il est toujours temps de réfléchir au rôle que doivent jouer ces outils, de se demander si ces organisations répondent aux attentes et aux aspirations des populations régionales. En fait, cette réflexion provient de certaines inquiétudes qui sont régulièrement portées à mon attention par les citoyens de ma circonscription et qui sont directement liées au fonctionnement de ces organisations. On peut penser par exemple à des refus de demandes de soutien financier ou, tout simplement, à une différence de vision quant aux axes de développement à adopter pour un projet précis.

À titre de député, je siège, mais sans droit de vote, sur le conseil d’administration de la CRÉ et du CLD. Durant les réunions de ces organisations, je peux observer les réussites et les avancées que ces dernières réalisent dans leurs champs d’action respectifs.

Il est important de se rappeler que ces organismes gèrent des programmes normés et doivent suivre des critères précis. Cela limite leur champ d’intervention et constitue, il va sans dire, une source constante de difficultés pour le personnel qui y œuvre.

En terminant, j’aimerais connaître votre point de vue. Considérez-vous que des améliorations puissent être apportées à nos outils régionaux (organismes et programmes) ou est-il préférable de maintenir le statu quo? À titre d’exemple, la Manicouagan a décidé de rassembler autour d’une organisation, ID Manicouagan, quatre organisations qui ont pour mission le développement. Il m’apparaît essentiel de réfléchir ensemble sur l’efficacité de nos instruments régionaux afin de travailler toujours plus activement au développement de nos régions.