Que nous réserve la prochaine session parlementaire ? Une chose est certaine, celle de l’automne dernier nous a laissé un goût amer : entêtement, dérive, faux-fuyants, méfiance, irrespect, il n’y a pas assez de mots pour évoquer l’insatisfaction profonde ressentie face à Jean Charest. Son gouvernement atteint d’ailleurs ces temps-ci des records d’impopularité. Triste performance !
Nous avons tous entendu en ce début d’année 2011, dans nos familles comme dans nos circonscriptions, des phrases du genre « Il faut que ça change ». Bien sûr, cela n’est pas très précis, cela ne dit pas clairement où aller et comment. Mais cela indique un «ras-le-bol» généralisé, qu’on imagine mal s’apaiser de lui-même. Il faut que cela change donc; oui, mais encore ?
Le premier ministre a une idée : proroger la session et nous offrir un discours inaugural. Au lieu de poursuivre le travail entamé, on efface l’ardoise, on recommence, mais pour faire quoi au juste ? Qui va vraiment croire à la pureté de ses intentions ? Puis une autre idée : rebrasser les cartes du cabinet des ministres, comme un illusionniste, pour détourner l’attention. Je crois plutôt que c’est un leurre, une mise en scène dédiée aux apparences de changements, avec des objectifs ronflants censés nous endormir.
Et si on changeait pour de bon : de premier ministre, de gouvernement, de façon de faire de la politique ?
Si au lieu de chercher des techniques de communications pour entrer dans la gorge des gens des décisions dont ils ne veulent pas, on prenait le temps de les écouter ? Et si on se mettait pour de vrai à rêver d’un Québec démocratique, soucieux des personnes et de leur environnement ? Pourquoi pas ? Je suis de ceux et celles qui croient qu’il n’y a pas de fatalité car la politique est ce que nous en faisons, tous, politiciens comme citoyens.
Commentaires
Il est vrai que l'espoir réside dans le changement. Très beau billet de Mme Malavoy...mais encore...
Il est vrai que la population désire des changements de la part de son gouvernement. La question est de savoir de quel façon et comment s'y prendre. Encore une fois, nous retrouvons ici un texte rempli d'espoir mais sans contenu réel.
Il est bien de se faire dire que l'on sera écouté et consulté mais de quelle façon et quelles seront les solutions pour justement se sentir concerné et ne pas sombrer comme plusieurs dans la fatalité.
MOI, j'ai l'espoir de voir le Parti Québécois apporter ce changement...mais de grâce...on veut des idées, du concret et des actions ! Lâchez Charest et ses déboires... et démontrer au gens du pays que le PQ est un Parti d'idées qui nous portera vers un avenir meilleur.
Bravo pour le rapport de consultation sur le développement des régions, enfin un bel exemple concret pour essayer de comprendre la réalité terrain !
"espoir" réside dans le "changement"
"hope" and "change" anyone? non mais quelle HONTE!
au bloc québecois, on aiment recycler des vielles platitudes politique qui excite les glandes des crypto communistes... comme les médiocrités qui supportent cet absurde associations politique... le bloc
honte au bloc... la gauche ne préserveras jamais notre nation...
il faut du changement c'est vrai... du changement du modéle gauchiste ridicule que l'on traine depuis les années 60...
le modele du bloc qui est a la fois... PRO MULTI-culturelle... et étrangement se croit défendeur de la culture québecoise...
quel ignomie!
cessez de polluer les médias avec votre nonsense
À monsieur Kurt:
Si vous n'aimez pas le Québec, sa politique, son économie, ses valeurs sociales et son type de gouvernement. personne ne vous empêche de déménager aux USA.
Vous y trouverez un pays de pleine liberté sans système de santé digne de ce nom, sans filet social et avec peut d'impôt pour les riches.
Argent des impôt qui vas, en majorité, à entretenir une armé qui défend les intérêts des riches. Vous pourrez même y porté, en public, la cagoule blanche que votre discours cache.
Pour en revenir au sujet du billet. Je considère que monsieur Charest ne fait que des changements cosmétiques. Il n'as pas une pente à remonté. Mais un mur à escaladé d'une seule main.
Le scrutin secret est la pierre angulaire de toute démocratie digne de ce nom.
Pourquoi ne pas instaurer le scrutin secret à l'Assemblée nationale?
Pareille mesure mettrait fin à l'obligation pour les élus de suivre la ligne de parti qui fait d'eux des estampiles qui doivent, à certains moments, se lever momentanément de leur chaise pour marquer leur allégeance.
Pareille mesure mettrait fin à la dictature du premier ministre qui règne en potentat sur ses ministres et députés.
Un bien petit geste à poser, mais un petit geste qui ferait faire un très grand pas à notre démocratie.
J'espère que le PQ va parler de souveraineté à l'Assemblée nationale, et en montrer le pourquoi.