La séance plénière commence enfin et la tension est à son comble

La plénière de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques s'est ouverte aujourd'hui dans une atmosphère tendue parce que les négociations sont difficiles. En effet, de nombreux pays émergents, dont l'Inde et le Brésil, ont exigé que les documents de négociation soient déposés en séance. Devant le mécontentement de plusieurs pays, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a pris la relève de sa ministre de l'environnement comme président de la Conférence.

J'ai assisté à l'arrivée de plusieurs chefs d'États et de gouvernements, plus de 120 sont attendus à Copenhague, dont la très grande majorité prendra la parole lors de la séance plénière.

Seriez-vous surpris si je vous disais que Stephen Harper ne prendra pas la parole et laissera son inflexible ministre de l'Environnement, Jim Prentice, s'adresser à la plénière demain soir? En tout cas, c'est ce qui est annoncé dans le programme de la conférence. Je serai sur place pour tout écouter et vous en reparlerai.

Concertation ministérielle francophone : silence coupable du Québec

J'ai eu le privilège cet après-midi d'assister à une réunion des ministres francophones de l'environnement, organisée par l'Organisation internationale de la Francophonie. À cette occasion, j'ai rencontré l'administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie, le Québécois Clément Duhaime.

La ministre Beauchamp était présente et a eu la permission de prendre la parole. Oui, elle a dû demander la permission de parler à son homologue fédéral, Jim Prentice, qui présidait la réunion. J'ai été très déçu que la ministre ne profite pas de l'occasion pour affirmer devant la communauté internationale francophone la position différente du Québec de celle du Canada concernant la lutte aux changements climatiques. Déçu, mais pas vraiment surpris.

Le gouvernement Charest n’a surtout pas l’intention de réprimander le gouvernement fédéral pour son rôle de trouble-fête dans les négociations. Non, les réprimandes, la ministre les a gardées pour les journalistes québécois. Devant les délégués internationaux, les représentants du gouvernement libéral demeurent muets quant aux désaccords qu'il pourrait y avoir avec Ottawa.J'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer devant les médias : quand vient le temps de critiquer le gouvernement fédéral face aux changements climatiques, le gouvernement Charest est un chien qui jappe beaucoup, mais qui ne mord pas.
 

Copenhague – Prix pour le Québec

Ce matin, les organisations écologistes canadiennes ont voulu souligner les bons coups des gouvernements provinciaux et municipaux en matière de protection de l'environnement.

Le gouvernement Québec a reçu un prix pour le leadership exercé tant par les gouvernements péquistes que libéraux, depuis 1992, pour que le Canada ratifie le protocole de Kyoto.

Comme quoi, l'environnement est un sujet qui dépasse largement les divisions partisanes et est un enjeu important pour toute la nation québécoise. Est-ce que le gouvernement Harper en tiendra compte?

Commentaires

Bonjour Scott,
J'espère que la situation à Copenhague ne t'apporte qu'énergie et adrénaline, plutôt que fatigue et épuisement, juste avant la période des Fêtes... Comme la position du Canada est déplorable, M. Harper va sans doute se cacher derrière M. Prentice, nous attendons la suite... bon courage