Les impacts de la Romaine

Le plus important chantier au Québec s’est amorcé depuis plus d’un an à quelques kilomètres au nord de Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord. Bien que sur les planches à dessin d’Hydro-Québec depuis une dizaine d’années, la Minganie vit aujourd’hui la mauvaise planification et la sous-estimation des répercussions du méga chantier de la rivière Romaine. Jamais a-t-on vu un projet d’une telle ampleur dans une MRC de sept petites municipalités et d’à peine plus de 6000 résidents.

À ce jour, quelque 1000 travailleurs s’activent sur le complexe hydroélectrique et les impacts sociaux se multiplient particulièrement dans la municipalité la plus près du chantier : pénurie de logements, manque de places en service de garde, pression sur le centre de santé, achalandage accru sur la route 138. Ciblés depuis des mois, ces impacts étaient pourtant prévisibles et remédiables dans une certaine mesure. Ils ont cependant été minimisés, voire ignorés, par le gouvernement et Hydro-Québec.

À la demande du milieu, la ministre Normandeau a mis en place, en février dernier, un comité interministériel pour pallier ces problématiques pointues. Près d’un an plus tard, les actions concrètes se font toujours attendre.