Plan pour le Québec souverain : tout peut changer

Toujours plus pour le Québec, comme le souhaite Pauline Marois, c’est à mon sens ranimer la ferveur souverainiste, la fierté de notre pays et le sentiment d’espoir profond que tout est possible. Que « tout peut changer »!

Ça passe par quatre axes d’action.

1. Éliminer l’ingérence fédérale dans nos champs de compétence.
Ottawa s’ingère en éducation, en santé, dans nos politiques familiales, etc. Ça suffit!

2. Assumer tous nos pouvoirs dans les champs qui sont les nôtres.
Adopter une constitution québécoise et renouveler la loi 101 fait partie des plans! C’est surtout poser des gestes à l’égard de l’enseignement de notre histoire, de la protection de notre langue et de notre indépendance énergétique.

3. Occuper tout l’espace dans les compétences partagées.
Par exemple, adopter la loi sur la citoyenneté; assurer la francisation des nouveaux immigrants pour une intégration réussie. Il faut redéfinir l’espace législatif avec Ottawa et prendre toute la place qui nous revient en matière d’immigration, d’environnement, de main-d’œuvre ou d’agriculture par exemple.

4. Acquérir de nouveaux pouvoirs
Ça signifie toujours plus pour les Québécois! C’est l’approche résolument souverainiste que le Parti Québécois privilégie depuis des années et qui s’est concrétisée entre autres par le dépôt de lois sur la constitution et l’identité québécoise,  la demande des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications et celle de rétrocession des Plaines d’Abraham et des terrains de l’Assemblée nationale.

La mise en place d’une déclaration de revenus unique pour mieux contrôler nos ressources financières est aussi dans les cartons puisque tous les impôts sur le revenu des particuliers et les entreprises seraient perçus par le gouvernement du Québec.  C’est d’ailleurs ce que souhaitent 70 % des Québécois dont la majorité souhaite que la déclaration unique soit administrée par le Québec. Qui plus est, sur le plan des finances publiques, les économies sont estimées à 900 millions dollars.

Enfin, quand le temps d’un référendum sera venu, les Québécois seront prêts, auront entendu parler de souveraineté pendant des années et auront vécu des changements positifs dans leur vie grâce à cela. Le Plan pour le Québec souverain n’est nul autre que le plan pour préparer le terrain. Le CNJPQ a d’ailleurs publié un billet fort pertinent sur le sujet.

Une démarche collective et transparente

C’est une démarche éminemment transparente. Le Parti Québécois veut assumer les responsabilités qui sont celles du Québec, et faire assumer au reste du Canada sa reconnaissance de notre peuple comme nation. Ce qu’il nous manque, c’est un État! Et le Plan pour le Québec souverain vise à doter les Québécoises et les Québécois d’un État à leur image, à l’image de leurs aspirations et de leurs valeurs.

Dimanche dernier, Pauline Marois a présenté le Plan pour le Québec souverain à la presse. Cette présentation était sommaire puisque ce sont les membres de la Conférence nationale des présidentes et présidents du Parti Québécois qui seront les premiers à mettre la main sur tous les détails et à en débattre en profondeur. Aussi, dans le cadre de la préparation de notre congrès qui se tiendra en 2011, les militants et les Québécois auront l’occasion de discuter et d’enrichir cette approche.

J’ai toutefois senti beaucoup d’enthousiasme dans vos commentaires. Certains sont critiques, d’autres positifs, et c’est tant mieux ainsi. Ce que nous voulons, ce que souhaite le Parti Québécois, je que j’estime essentiel à titre de président du conseil exécutif national et en tant que militant, c’est de rouvrir le dialogue.

Oui, c’est vrai, depuis 1995, nous avons moins parlé de la souveraineté. Mais depuis le déclenchement de la dernière campagne électorale, nous en parlons de plus en plus. Et ce n’est que le début! L’idée n’est pas de faire le procès du Parti Québécois, ni des chefs qui se sont succédé, ne des stratégies passées. L’idée est d’engager un échange constructif qui contribuera au Plan pour le Québec souverain.

Posez vos questions, Alexandre Cloutier y répondra

Vous souhaitez des précisions, vous avez des questions? Vous êtes d’accord, vous avez une autre opinion? Exprimez-vous ici et Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, par ailleurs membre du Comité sur la Souveraineté, tâchera d’y répondre le plus adéquatement possible ici même, dans le courant de la semaine prochaine.

Commentaires

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"1. Éliminer l’ingérence fédérale dans nos champs de compétence.
Ottawa s’ingère en éducation, en santé, dans nos politiques familiales, etc. Ça suffit!" Quelles actions ou moyens comptez vous utiliser, une fois au pouvoir, pour éliminer efficacement cette ingérence ?

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Une sorte d'égalité avant l'indépendance, quoi !

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À mon avis, cette démarche est un pis-aller. Non pas que je suis de ceux qui veulent tout ou rien, mais je pense que le PQ devrait se présenter devant l'électorat avec un programme indépendantiste. Je m'explique. Il reste 3 ans pour mobiliser autour de l'indépendance, pour remettre en question l'ambiguïté causée par l'obligation de gérer une province à l'intérieur du Canada tout en tentant de l'en extirper. Imaginons que le PQ (seul ou coalisé avec d'autres partis) propose aux électeurs de mettre en marche le pays s'il atteint 50% + 1 des voix lors d'une élection ayant pour centre l'indépendance du Québec. Je vois plusieurs avantages à cette approche: 1) mobilisation des militants comme jamais, 2) l'indépendance est débattue ouvertement ce qui provoque une diffusion de l'idée, 3) la majorité atteinte dans le cadre d'une élection ne peut être évaluée selon les principes de la loi sur la clarté qui exige une majorité qualifiée. Si la démarche réussit, le projet de pays est mis en marche, si elle échoue un projet de gouvernance souverainiste peut être mis de l'avant : mise sur pied d'institutions, d'une constitution interne, rapatriement de certains pouvoirs (par le biais de référendums sectoriels au besoin). Il suffit de s'appuyer sur ce qui rallie une majorité de la population, légitimant la démarche même si elle n'était pas au cœur de l'élection. La mobilisation construite autour du projet de pays lors de l'élection pourrait s'amplifier sous la gouvernance souverainiste, le momentum ou la crise se construisant pour la prochaine élection portant sur l'indépendance. Ce projet initié par un groupe d'indépendantistes, les Porteurs du pays, mérite d'être débattu. Pour plus de détails, voir le Projet de pacte à cette adresse: http://www.riqblogue.org/ Bonne soirée!

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Bravo pour le plan. BALZAC, Honoré de (écrivain français 1799-1850): << Tout pouvoir humain est un composé de patience ou de temps. Les gens puissants veulent et veillent. >> Salutations

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Moi je dit bravo à cette démarche. Je vois celas comme les préliminaires avant l'amour. On auras ainsi le moyen de démontré la pertinence de la souveraineté concrètement. On auras ensuite tout le temps pour un référendum sur la souveraineté elle même. Faut plus perdre notre temps en débat sur la date du référendum. On y gaspille notre énergie. Le meilleur moment pour le faire seras quant les Québécois y serons prêt. Point final. Mettons nos énergie sur le programme de gouvernance souverainiste et n'oublions pas que nous somment aussi un parti social-démocrate et que ça aussi c'est important. Bravo monsieur le président et passé mes respects à notre chef.

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Monsieur Desfossés, En quoi ce projet démontrerait la pertinence de la souveraineté ? Il pourrait tout aussi bien démontrer que le fédéralisme canadien est flexible si jamais Ottawa nous faisait quelques concessions... La démarche que je soumets à la réflexion dans mon dernier commentaire, elle aussi nous éviterait des débats sur la date d'un référendum. La combinaison élection décisionnelle (50 % +1) et gouvernance souverainiste, au besoin, me semble prometteuse. Qu'en pensez-vous ?

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POURQUOI M JAQUE PARIZEAU VEUX UNE CRISE POLITIQUE??

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Bonjour,
J'entends parler de fierté, avoir un pays, s'en occuper, le développer.
Avant tout, la fierté, la fierté, la fierté. Pour la majorité de la population québécoise, elle se manifeste une fois par année (le 24 juin) et encore.
Avant d'être fier d'être québécois, il faut être fier d'être canadien, fier d'être Lavalois, Méganticois, fier d'être membre de la chorale paroissiale ou fier d'être de l'organisation des optimistes. La fierté devrait se traduire par un vote à fort pourcentage. Mais je ne vois pas cela dans notre nation québécoise, alors fier d'être souverain ??????

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... une crise... si je vois Mme Marois dire que les ténors comme Parizeau, Landry et Michaud ont divagué, je crois que je déchire ma carte de membre du PQ... j'en ai assez de voir les "actuels" dire qu'il faut se calmer et rester neutre... vous cherchez une flamme, un leader pour que le PQ puisse gagner le prochain réferendum... mais qui de mieux placé que ceux qui ont été de la première heure... il n'y a qu'eux qui ont encore la flamme je vous dit. j'en ai soupé d'ententre Mme Marois dire "ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, n'écoutez pas Parizeau"... on le sait que ce n'est pas que ce que vouliez dire, mais vous ètes trop molle, trop neutre Mme Marois... vous ètes peut-être bonne politicienne, mais vous n'ètes pas la battante dont le PQ a besoin pour donner l'indépendance au pays... laissez ceux qui peuvent mettre le trouble faire leur job, restez dans votre fauteuil et regardez les résultats...

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Il suffisait à Mme Marois de répondre à Charest: "La seule crise que je vois ici, est en face de moi".

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Oui à l'indépendance! Oui à notre pays! Oui à notre pouvoir de diriger nous-mêmes notre société! OUI

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Une crise, il y en aura une... Même plusieurs. Ottawa n'acceptera pas de laisser aller sa visibilité si durement (et indûment) gagnée dans le paysage québécois. Mais l'important ici, c'est qu'effectivement, les crises ne seront pas le fait de Québec, qui déposera sur la table des demandes appuyées d'un vote populaire, mais bien d'Ottawa, qui opposera un refus totalement injustifié. Si le référendum de 1995 a été perdu, c'est essentiellement parce que bien des Québécois ont cru (encore une fois) que le fédéralisme canadien pouvait être réformé de manière à assurer une pleine expression de la nation québécoise en son sein. Laissons à Ottawa le soin de démontrer une fois pour toute qu'ils sont dans l'erreur. Qu'ils comprennent enfin que si la Constitution doit bouger, ce sera toujours aux détriments du Québec.

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Pauline Marois va nous mener à l'indépendance que René Lévesque a préparé pour le plus grand bien de notre postérité.

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La "crise" selon Jean-Pierre Charbonneau, tel qu'entendu au Club des ex cette semaine : De quoi parle-t-on depuis la révolution tranquille? D'une crise constitutionnelle qui parfois est intense et parfois s'apaise. Le mot «crise», ce n'est pas Parizeau qui l'a inventé dimanche. Reprenons ce que M. Charest disait tantôt. «On souhaite du tort aux Québécois».
Non.
Duplessis quand il a demandé le rapatriement après la guerre. Jean Lesage, René Lévesque et bien d'autres. Qu'est-ce qu'ils font? Ils font des demandes face à des interlocuteurs qui disent non ou qui ne veulent pas changer les choses. De deux choses l'une, on n'en fait pas de demandes ou on en fait. Si on en fait, la vraie question ce n'est pas de savoir si ça va proposer une crise ou pas. C'est : est-ce que les demandes sont légitimes, sont fondées, sont valables, sont raisonnables. Si la réponse est oui : on les fait les demandes en sachant très bien que ça va déranger et en sachant très bien qu'ultimement il peut y avoir une crise. Qu'est-ce que c'est une crise? C'est-à-dire une confrontation d'opinions, de choix. Et au bout du compte on est en démocratie. C'est pas grave qu'il y ait des crises. On gère des crises, on parlait d'une crise tantôt à Ottawa. Ce qui est important c'est, quand il y a une crise constitutionnelle, que les citoyens ultimement aient l'assurance que c'est eux qui vont décider. Parizeau a rappelé qu'il y a trois façons de faire l'indépendance : par la violence, par une élection référendaire (par un seul vote du parlement) ou par référendum. Et clairement il a dit on a rejeté au Québec depuis toujours la violence, on a aussi rejeté l'élection référendaire. Et ça dû lui faire mal au cœur parce qu'il a été partisan de cette ça pendant un bon bout de temps. On a choisi de faire un référendum c'est-à-dire que quand les Québécois décideront, après une crise ou pas, [ça sera démocratique]. Je vous rappelle que les dernières crises constitutionnelles, ce n'est pas le PQ et les indépendantistes qui les ont provoquées. C'est le refus du Canada anglais. Quand il y a eu le Lac Meech et que ça a donné Jean Allaire et la naissance de l'ADQ et le retrait du Parti Libéral. Les crises c'est qu'il y a eu des refus. Robert Bourassa et Brian Mulroney s'étaient entendus. Qu'est-ce qui a provoqué la crise? Ce n'est pas Parizeau qui était chef de l'opposition officielle, c'est le refus du Canada anglais. Aujourd'hui [Parizeau] dit une évidence et on fait un drame avec ça? Voyons donc!

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Enfin un projet réalisable !
Bravo à Madame Marois et son gros bon sens !
J'espère que les «purs & durs» du PQ vont la boucler cette fois-ci ...
Ottawa ne cédera pas un pouce de terrain, vous allez voir !
Et M. Parizeau aura raison encore une fois !

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Je suis allé voir le plan pour la souveraineté du Québec, ca prend un téléscope pour le lire. Pouvait-il être plus lisible?

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@Garamond, Vous dîtes : "Enfin un projet réalisable !" et par la suite "Ottawa ne cédera pas un pouce de terrain, vous allez voir !". Je tiens à vous rappeler que le plan Marois vise le rapatriement de pouvoirs et si Ottawa refuse, le plan échoue.... Bonne journée

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Ouf, j'ai mal à ma langue ;)

Portrait de Anonyme

L'indépendance énergétique. Ce n'est pas l'idéal mais c'est un pas dans la bonne direction. Il me semble que c'est un projet rassembleur qui devrait faire l'unanimité parmi les Québécois. Nous ne serons plus à la merci des décisions des cartels du pétrole lorsque nous aurons le plein contrôle de la production et de la distribution de l' énergie pour nos maisons, nos voitures, et nos usines.

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Il me semble qu'il a beaucoup de stratégie et quelques idées qui sont plus de l'ordre des moyens, mais les objectifs n'y sont pas. Il n'y a rien qui me fasse rêvez dans ce que je viens de lire. Cela ne me fait pas sauter de joie qu'Ottawa intervienne moins dans nos champs de compétence, quand je ne sais pas ce que le PQ en fera. Y aura-t-il plus d'équité avec l'indépendance, le Québec deviendra-t-il un modèle en matière de développement durable une fois souverain, les directeurs des banques, des sociétés d'état et de l'entreprises privés continueront-ils de partir à la retraite avec la caisse et cela au détriment des travailleurs? Qu'elle grand projet avez-vous pour les Québécois? S'il vous plait, faites moi rêvez. La souveraineté pour la souveraineté ne m'intéresse pas.

Portrait de Anonyme

Question à M. Cloutier: Je m'implique depuis plusieurs années comme militant pour le Parti Québécois et pour le Bloc Québécois. Je me souviens que ce qui m'avait convaincu de la souveraineté était un document volumineux retrouvé sur le site du Bloc Québécois qui passait au peigne fin, au travers de ses 75 pages, chaque aspects de la souveraineté. C'était en 2000. Aujourd'hui, qu'en reste-il? Le budget d'un Québec souverain de M. Legault fait il y a quelques années; peut-être. Toutefois, je me questionne sur la pertinence du «Manifeste pour la souveraineté» et du «Plan pour un Québec souverain» pour lesquelles le Parti Québécois portent énormément d'importance. M'attendant à une réforme complète du plan souverainiste, j'ai plutôt retrouvé dans un premier temps une vulgarisation plutôt ordinaire de la souveraineté et dans un deuxième temps des mandats que l'exécutif de notre parti souhaite se donner. Certes, il s'agit là de mandats intéressants et audacieux, par contre s'agit-il véritablement d'une refonte du projet souverainiste? Sans pondre une brique de lecture, serais-ce possible d'avoir un document signé par le Parti Québécois sur les nouveaux enjeux de la souveraineté et qui expliquerait le qui, quoi, comment, pourquoi et quand en plus de 4 pages? Merci de l'attention portée à ce commentaire. Au plaisir, Keb
Comté de Jonquière

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@Keb Vous apportez un point très intéressant: l'apport de travaux de recherche fouillés dans notre lutte vers l'indépendance. M. Parizeau dans son discours devant les IPSO affirmait que cela faisait cruellement défaut actuellement, surtout au PQ. Bonne soirée!

Portrait de Anonyme

Ce Plan de Mme Marois s'apparente au Plan Larose que j'ai commenté (Le Devoir, Janvier 2008). Il s'agit d'un changement de paradigme historique dans la stratégie a suivre pour atteindre la souveraineté. Pour en saisir la pertinence je propose d'en faire une brève lecture en l'abordant a partir de mes notes de géopolitique 101: Un pays sous nos pieds. http://www.vigile.net/Un-pays-sous-... JCPomerleau

Portrait de Anonyme

Je pense que le plan de Pauline Marois a de fortes chances de réussir. Qui votera contre l'impôt unique qui existe partout au Canada ou encore contre l'indépendance énergétique? L'impôt unique permettra d'économiser $900 millions qui pourront être rediriger dans l'éducation ou la santé.

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J'aurais été très surpris d'avoir une réponse à ma question. D'ailleurs, c'est la seule.

Portrait de Anonyme

Si jamais Ignatieff décide de déclencher des élections nous ( souverainistes ) aurons une autre occasion en or de démontrer au reste du Canada que nous sommes sérieux dans notre démarche indépendantiste en votant massivement pour le Bloc.

Portrait de Anonyme

François Legault a bien besoin d'aide pour mener à bien son projet de remettre en question les vaches sacrées. Le mur est déjà atteint et la population qui sera à l'université dans 20 ans aura un fardeau impossible à assumer. Bravo M. Legault.

Portrait de Anonyme

La fête nationale du Québec ou la St-Jean-Baptiste?
La fête nationale c'est pour les fédéraliste (moi je suis indépendantiste, parce que je sais que la culture française au Québec(et la langue)s'étiole de plus en plus avec le temps et parce que je sais que le seul vrai moyen de lutter contre cette tentative d'assimilation c'est de se gouverner soi-même). Si la fête nationale se fête dans toute les langues et pour toutes les cultures, moi je réclame alors une St-Jean-Baptiste où on fêtera la langue et la culture française.Et à l'intérieur de cette fête, qui se ferait uniquement en français, on inviterait tous les francophones et francophiles du monde.Les fédéraliste peuvent avoir leur fête à l'intérieur de mon Québec, mais moi je ne participerai pas à cette fête, du moins pas tant que je n'aurai pas mon Québec.Et les imbéciles de Québécois qui croient pouvoir mener un Québec à l'indépendance en promulguant une ¨Fête Nationale¨rassembleuse...rassembler qui? les allophones? Bein voyons donc, ils sont en majorité fédéralistes, et je les comprends, je ferais la même chose à leur place!(C'est nous les imbéciles, et pas eux) Le Québec indépendant se fera par les francophones ou ne se fera pas! Et je vais finir avec ça:¨ Si le Parti Québécois continue de promulguer cette ¨fête nationnale¨,(ce qui fait montre d'une mollesse qui me répugne) et bien moi je débarque!
Pierre

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Comment gérer les ingérences, moyens à notre disposition: La question posée par Gébé Tremblay est très intéressante : « Éliminer l’ingérence fédérale dans nos champs de compétence. Ottawa s’ingère en éducation, en santé, dans nos politiques familiales, etc. Quelles actions ou moyens comptez vous utiliser, une fois au pouvoir, pour éliminer efficacement cette ingérence ? » Une grande partie de la relation de pouvoir provincial-fédéral se joue autour de la collecte des revenus, les impôts. Dans le plan Marois, il est question des impôts, une déclaration unique. C’est là, je pense, une partie du « nerf de la guerre » pour ce qui est de la gestion des ingérences fédérales. Pour l’instant, nous versons comme Québécois au Fédéral une grande partie de nos impôts qui sont ensuite reversés par des transferts au Provincial. La constitution de 1867 donnait un grand pouvoir de taxation au Fédéral car à l’époque, les grandes dépenses publiques étaient, la défense, les voies maritimes, le chemin de fer, la poste, etc. La santé et l’éducation, dans le temps, c’était petit, l’Église et la communauté s’en occupaient pour un petit pain. Ce pouvoir de taxation fédéral de 1867 en fonction de ses champs de compétences est conséquemment beaucoup trop élevé dans le contexte actuel: aujourd’hui les grandes dépenses d’un État moderne, c’est connu, ce sont celles touchant à la santé et à l’éducation. Le fédéral taxe donc trop utilise le surplus, fait son chantage et redistribue avec ces conditions l’argent aux provinces pour que ces dernières puissent répondre aux besoins en éducation et en santé. C’est ce trop grand pouvoir de taxation qui permet au fédéral de s’ingérer dans les compétences provinciales. C’est pour cela qu’il faut comme le plan Marois le présente, récupérer nos impôts et renverser le circuit : actuellement, le citoyen Québécois envoie une grande partie de ces impôts au fédéral et le fédéral envoie ensuite le surplus par des transferts au provincial. Un circuit respectant la souveraineté québécoise serait : le Québécois envoie tous ces impôts au gouvernement du Québec qui ce-dernier ensuite enverrait sa contribution comme province au fédéral. Le problème avec cette solution est que le fédéral n’acceptera jamais, il refuse même de voir son pouvoir de dépenser limité comme l’ADQ le souhaitait. Les solutions à ce problème d’ingérence ne sont pas nombreuses, un référendum sectoriel sur le sujet ferait-il bouger le fédéral, l’élection d'un gouvernement fédéral décentralisateur, si ça existe, pourrait-elle aider, la souveraineté n’est-elle pas la seule solution? Blague à part, un gouvernement québécois pourrait aussi répliquer aux ingérences et chantage fédéral en retenant les revenus collectés de la TPS car dans ce cas le Québec collecte les deux taxes (TPS et TVQ) et reverse au Fédéral sa partie, un circuit inverse. Mais retenir l’argent du fédéral à Québec, déclencherait certainement une crise… Guillaume MERCIER
Vice-Président aux affaires politiques
Parti Québécois Rosemont Note : Pour la TPS/TVQ Harper essaie actuellement de récupérer ce morceau depuis quelques mois avec la question de l’harmonisation et Jean Charest, futur Premier Canadien, cherche presque à lui donner. Monique Jérôme-Forget s’y opposait mais maintenant qu’elle est partie, le risque plane. Québécois, nous devons être vigilants sur ce sujet car nous pourrions perdre un pouvoir, de même pour la commission québécoise sur les marchés financiers."

"Ottawa s'est d'abord dit prêt à compenser aussi Québec, à condition que la taxe de vente du Québec soit harmonisée à sa TPS. Ensuite, d'autres conditions ont été évoquées, dont celle voulant que le fédéral devrait percevoir la taxe pour les deux ordres de gouvernement et verser ensuite sa quote-part au Québec."

Portrait de Anonyme

Quels échanges, merci! Je ferme la période de questions et envoie le tout au député de Lac-St-Jean, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Affaires intergouvernementales canadiennes. Alexandre Cloutier répondra à toutes vos interrogations et à vos commentaires au début de la semaine prochaine.