Rentrée parlementaire : les problèmes du gouvernement Charest s’accumulent

Au cours de la présente semaine s’ouvrira une session parlementaire cruciale. D’abord, de nombreux débats d’importance continueront de meubler l’actualité, tels que ceux portant sur l’éthique, les gaz de schiste, la langue française ou la Commission Bastarache. De plus, et peut-être surtout, au terme de cette session parlementaire automnale, l’actuel gouvernement libéral sera à la moitié du mandat que lui a conféré la population québécoise le 8 décembre 2008. Ce sera donc l’occasion de dresser un bilan de l’action gouvernementale des libéraux.

L'éthique toujours au centre de l'attention

Fait exceptionnel, les vacances estivales et le beau temps n'ont pas suffit à nous faire oublier les problèmes du gouvernement. La reprise des travaux parlementaires pour élaborer des codes d’éthique s'appliquant aux membres de l’Assemblée nationale ou encore aux élus municipaux ne fera rien pour diminuer l’importance qu’accordent les Québécois à cette question primordiale. Rappelons que le premier ministre s’était engagé à voir le code d’éthique pour les députés adopté au terme de la dernière session, promettant même de renoncer à son salaire libéral de 75 000$ par an...

Depuis l’ouverture de ses travaux, la Commission Bastarache nous a permis d’assister à une mise en scène désolante. En effet, le déroulement des débats renforce l’impression que ce « tribunal » ne fut mis sur pied que pour un seul et unique objectif : démontrer à tous la culpabilité d’un homme condamné bien avant sa première comparution. Le déséquilibre existant entre les divers intervenants a lentement mais sûrement jeté le discrédit sur cette dernière. S’il y a une seule et unique chose pour laquelle cette commission aura été utile, ce sera d’avoir démontré l’importance de tenir une véritable enquête publique sur la construction, l’octroi des contrats gouvernementaux et le financement des partis politiques.

Les gaz de schiste : un développement au profit de qui ?

Le débat public sur les gaz de schistes s’est quant à lui intensifié durant l’été - à la suite des déclarations de la ministre Normandeau et d’André Caillé. En effet, depuis quelques mois, nous assistons au triste spectacle d’un gouvernement incapable de bien encadrer l'industrie gazière pour assurer un développement  durable et profitable de cette importante richesse naturelle pour le Québec. Que ce soit l’absence de législation et d’encadrement environnemental sévère, les cadeaux faits à l’industrie par l’entremise des permis d’exploration et de congés de redevances prévus, ou encore la camisole de force imposée au BAPE, le gouvernement Charest a commis de nombreux faux pas.

Et la présence de plusieurs anciens collaborateurs de ce gouvernement au sein de l’industrie ne fait qu’entretenir et raffermir le climat de suspicion entourant ce dossier, nous laissant l’impression qu’encore une fois les proches des libéraux bénéficient de traitements de faveurs indus. L’étude du projet de loi sur les Mines (projet de loi 79), qui vise à améliorer le cadre législatif en matière d’exploitation de notre sous-sol, n’en sera que plus intéressante. 

Le bilan de mi-mandat de Jean Charest

Enfin, au terme de la session parlementaire qui s’ouvre ce mardi,21 septembre 2010, le gouvernement libéral de Jean Charest en sera théoriquement à mi-mandat. Alors qu’ils avaient voulu projeter l’image d’un gouvernement en mesure d’être à l’écoute de la population entre 2007 et 2008, les libéraux de Jean Charest ont remis l’arrogance et la conviction de leur omniscience à l’ordre du jour.

Désormais en pleine maîtrise du volant de l’État québécois, ce gouvernement fédéraliste adopte une drôle de posture : ne rien faire, lorsque la situation commande une action gouvernementale puissante, intelligente, et s’agiter précipitamment et sans vue d’ensemble, lorsqu’une situation commande plutôt temps et circonspection, tel que dans le dossier des gaz de schistes.

Évidemment, les membres de l’aile parlementaire du Parti Québécois n’auront de cesse de talonner le gouvernement sur ces dossiers et bien d’autres, tels que la langue et l’identité québécoise, afin que son véritable visage ressorte et que chacun et chacune sache que le PLQ n’est pas en mesure de bien défendre les intérêts et la culture du Québec.

Commentaires

Portrait de Anonyme

La démocratie montre des signes de faiblesse avec jean charest en plus qu il défend que les intérets supérieurs des gens tres riches que bellemare en a nommé quelque uns.Donc qu est que nous devons faire aux Québec de ne plus croit en la démocratie ou de la réinventer en la transformant par l environnementalisme qui est profitable autant par les riches que pour les pauvres parce que centré par des méthode qui peuvent avec de moindre cout$ arriver avec de tres bon résutats commes dans le temps de nos grand-parents ils travaillaient de la force de leur brave et ont réussit a faire de grande chose.Pour les pauvres ils peuvent (utiliser la force du cheval,faire des jardins pour etre autosufisant,se servire du métane de la merde,de la poulie a ascenseur,etc).Les riche peuvent créer(l hydroélectriciter,capteur solaire,énergie géotermale,etc).Ne s aidons plus a la tentations de la polutions,du moindre éffort ,de la faciliter,de la lacheter,construisons un avenir meilleurs en ne pensent pas qu il y a qu une methode a la démocratie mais plusieurs!!!!!!!!

Portrait de eaboucher

 

Pour sûr, l’État du Québec et ses institutions se doivent d’être réhabilitées.  Évidemment, le Parti libéral n’est pas en mesure de faire, puisque ses actions des dernières années ont grandement contribué au flétrissement de la confiance des Québécois vis-à-vis de leurs institutions. Il est temps que le Parti Québécois redevienne le gouvernement du Québec, afin que ce dernier travaille non pas à promouvoir des intérêts particuliers mais bien.. le bien commun!
Portrait de Anonyme

Le gouvernement Libéral du PLQ est en fin de règne. Je fait confiance à l'opposition officielle pour lui donné le coup de grâce.

Avez vous remarqué que tout les acteurs de scandales de corruption des dernières années sont tous de bon fédéralistes qui travaillent pour la cause?

Portrait de eaboucher

 

Vous pouvez être assuré, M. Desfossés, que l’opposition officielle maintiendra la pression sur le gouvernement Charest. Ce dernier n’a plus l’autorité morale de gouverner et nous le martèlerons jusqu’aux prochaines élections. Enfin, est-il surprenant que lorsqu’un pays n’est pas vendable, plusieurs travaillent à trouver des moyens afin de voir la population l’acheter?