« Nous sommes profondément déçus que la communauté internationale n’ait pu arriver à une entente hier à Copenhague, a déclaré Scott McKay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, au lendemain de la fin des négociations sur les changements climatiques. L’accord survenu n’est ni ambitieux ni contraignant et surtout, il ne fait pas l’unanimité des nations, petites et grandes. De plus, le gouvernement de Stephen Harper, qui représentait les Québécois dans cette négociation, a contribué à cet échec. Stephen Harper n’a même pas été invité par le président Obama lors des rencontres restreintes. Le Canada est la honte des Québécois qui se préoccupent de l’environnement », a ajouté Scott McKay.
Le député de L’Assomption a aussi souligné le manque de sensibilité de Jean Charest qui a émis un communiqué qui faisait un bilan « positif » de sa mission à Copenhague alors que les négociations entraient dans leur phase critique et que toutes les parties cherchaient une voie pour conclure un accord. « M. Charest aurait pu avoir la décence d’attendre que les négociations soient terminées avant d’émettre un communiqué dans lequel il vante son action. Les Québécois comprennent fort bien que Jean Charest n’a pas d’influence sur le cours des négociations dans ce dossier névralgique pour notre futur. Pire, il a subi une rebuffade de la part du gouvernement du Canada, a souligné M. McKay. La présence de Jean Charest n’a rien changé. En fait, sa présence à Copenhague servait davantage à redorer son image passablement écorchée par son obstination à ne pas tenir d’enquête publique sur l’industrie de la construction ».
« Enfin, nous devons conclure que c’est, comme nous l’avions annoncé depuis quelques mois, un échec du fédéralisme canadien. La voix du Québec a été muselée car le gouvernement du Canada a décidé de favoriser l’industrie pétrolière qui exploite les sables bitumineux, une des pires sources de pollution. Un Québec souverain aurait fait entendre sa voix et aurait parlé en son propre nom », a conclu Scott McKay.
Les prochains mois seront cruciaux pour la poursuite des négociations. Le Parti Québécois sera actif pour qu’enfin la voix du Québec se fasse entendre et puisse contribuer positivement à un traité ambitieux et contraignant sur les changements climatiques. Rappelons que le Parti Québécois a fait sienne la recommandation de la communauté scientifique à l’effet de réduire minimalement les gaz à effet de serre de 25 % par rapport à l’année 1990.