Scott McKay

Militant dans l’âme, Scott McKay a choisi de se consacrer au mouvement environnemental québécois.

Étudiant, il a fondé plusieurs mouvements citoyens d’action et de sensibilisation à l’importance de respecter l’environnement, dont les mouvements écologistes du Cégep de Saint-Laurent et de l’UQÀM. Jeune travailleur diplômé en assainissement des eaux, en sciences et en sciences de l’environnement, il a poursuivi ses implications bénévoles, notamment auprès du Regroupement montréalais pour la qualité de l’air, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), du Salon national de l’environnement du Québec.

Après un passage au Parti Vert du Québec en politique municipale où il a acquis expérience et perspective, Scott McKay est revenu s’impliquer au Parti Québécois. Il est aujourd’hui député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement.

scottmckay.org

Table ronde sur les gaz de schiste: Moratoire, 2 - Libéraux, 0

Mercredi, j’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs centaines d’étudiants du Cégep de Victoriaville, berceau du développement durable au Québec. On m’avait invité comme porte-parole du Parti Québécois pour débattre avec d’autres représentants de partis politiques de la question des gaz de schiste.

Les jeunes se sont présentés nombreux à l’auditorium, qui débordait d’étudiants venus y consacrer leurs 2 heures de pause scolaire. Signe du désaveu des libéraux face à la ministre Normandeau, cette dernière s’est désistée après avoir pourtant confirmé sa présence. La «diseuse de Bonaventure» s’est vue remplacée par le député local d’Arthabaska. Quand à l’ADQ, Sylvie Roy a laissé choir les étudiants en se désistant à la dernière minute. Beau sens démocratique!

Une éthique qui a de l’eau dans le gaz…

J’ai beau vouloir « donner sa chance au coureur », tenter d’être aussi ouvert d’esprit que possible… j’en arrive systématiquement à la même conclusion : l’attitude actuelle du gouvernement Charest-Normandeau face au dossier des gaz de schiste dépasse tout simplement l’entendement.

En attente des décisions

À 9 h 30 ce matin le Centre Bella était bien tranquille. Les négociations se sont poursuivies toute la nuit et il reste, semble-t-il, pas mal de points à résoudre. La plénière de clôture était toujours prévue à 15 h, mais bon. D’ici là, il peut se passer beaucoup de choses! Malheureusement, il paraît difficile de voir adopter aujourd’hui un accord ambitieux et contraignant de réduction des gaz à effets de serre qui répondrait au souhait d’un grand nombre de pays et du Québec.

De la grande et de la petite politique

Je le disais dans un billet précédent, la politique internationale, c'est comme au Québec: certains sont de bonne foi, d'autres ont un agenda caché;  il y a de la grande et de la petite politique partout.

À propos de la prise de bec Guilbeault-Soudas

On a eu droit mardi, sous l’œil attentif des caméras de la CBC qui traînaient par là, à une prise de bec spectaculaire entre Steven Guilbault d’Équiterre et Dimitris Soudas, l’attaché de presse de Stephen Harper. Ce dernier, au nom du gouvernement fédéral, poussé au pied du mur, a faussement accusé l'écologiste de saboter la position canadienne.

Il aurait plutôt dû reconnaître la contribution des ONG du Québec, fortement représentées ici à Copenhague.

Finalement, voilà encore une démonstration que le fédéral est intransigeant et dogmatique face aux intérêts du Québec… et qu'il n’hésite pas à faire preuve de partisanerie déplacée pour parvenir à ses fins. Mais quelles sont-elles exactement? Difficile à dire...

Passage obligé

Passage obligé de tous délégués à une grande conférence internationale, le "Computer Center".

C'est ici qu'on peut rester informé des nouvelles du jour et surtout rester en contact avec ses électeurs et ses lecteurs! 

 

Note : Je l'ai écrit ailleurs sur le blogue, mais je le précise quand même. Avec les accents, c'est parfois difficile. Je m'en excuse d'avance.

Merci de me lire et de commenter!

La séance plénière commence enfin et la tension est à son comble

La plénière de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques s'est ouverte aujourd'hui dans une atmosphère tendue parce que les négociations sont difficiles. En effet, de nombreux pays émergents, dont l'Inde et le Brésil, ont exigé que les documents de négociation soient déposés en séance. Devant le mécontentement de plusieurs pays, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a pris la relève de sa ministre de l'environnement comme président de la Conférence.

J'ai assisté à l'arrivée de plusieurs chefs d'États et de gouvernements, plus de 120 sont attendus à Copenhague, dont la très grande majorité prendra la parole lors de la séance plénière.

Seriez-vous surpris si je vous disais que Stephen Harper ne prendra pas la parole et laissera son inflexible ministre de l'Environnement, Jim Prentice, s'adresser à la plénière demain soir? En tout cas, c'est ce qui est annoncé dans le programme de la conférence. Je serai sur place pour tout écouter et vous en reparlerai.

C'est bien le Canada qui parle au nom du Québec

Cette deuxième journée à Copenhague a été riche en péripéties. Après quelques heures au froid, j’ai enfin obtenu mon accréditation, le précieux sésame me permettant d’entrer au Bella Center et d’assister aux événements de la Conférence sur le climat.

À Copenhague comme au Québec

Je suis bien arrivé à Copenhague; vols sans histoires, pas de valises égarées. Ici, il fait aussi un peu froid. Je ne suis pas trop dépaysé.

Nous avons pris le train au lieu du taxi pour faire le trajet de l'aéroport au centre-ville. Ce fut un charme! Me voici à l'aéroport de Copenhague, après 9 heures de vol. Fatigué mais prêt à entreprendre une belle (et grosse) semaine de travail.

La ville est envahie par des délégations du monde entier. Beaucoup de jeunes militants écolos se sont déplacés pour les négociations. L'atmosphère est bouillonnante. Dès mon arrivée, j'ai eu l'occasion de rencontre des groupes écologistes du Québec. C'est déjà très stimulant!