Y a-t-il un avenir pour nos fonds de retraite?

Le débat bat son plein autour de la question de la protection des régimes de retraites. La demande d’Abitibi-Bowater d’obtenir des allègements de cotisation afin de finaliser son plan de restructuration soulève de fortes inquiétudes chez les retraités de ces usines. Mon collègue François Rebello et moi avons soulevé nos inquiétudes en commission parlementaire en décembre dernier et la ministre a consenti à revenir là-dessus au printemps. Eh bien, nous y sommes! D’ici quelques semaines, nous serons rappelés en commission parlementaire pour débattre de ce sujet si, bien entendu, la ministre dépose le projet de loi tel que promis.

Une coalition de retraités d’Abitibi-Bowater s’est créée et de fortes pressions s’exercent sur la ministre pour revoir cette façon de faire. Des questions se posent. Devons-nous continuer à piger dans les fonds de retraite afin de sauver les entreprises? Qu’arrivera-t-il en cas de faillite de ces entreprises? Qu’est-ce qui nous empêche de prendre des garanties afin d’éviter le pire lorsque survient une faillite? Le cas d’Aléris dans mon comté est un exemple où, après avoir obtenu un délai de 5 ans pour renflouer un régime de retraite déficitaire, la compagnie a fait faillite et les retraités comme les ex-employés se sont retrouvés avec une perte de 40% de leurs fonds. Pourquoi les fonds de retraite ne sont-ils pas reconnus comme des créances privilégiées?

Avant de s’aventurer dans des démarches d’allègements, il est urgent de regarder les tenants et les aboutissants de nos gestes. Ce sont des cadeaux qui peuvent devenir empoisonnés pour les retraités comme pour les salariés. Il est temps que l’on se réveille car d’autres compagnies s’apprêtent à demander les mêmes avantages; c’est le cas de Kruger, qui considère que ces demandes d’allègements accordées à d’autres compagnies créent une concurrence déloyale au Québec.

Il est temps que nous y voyions. Je n’ai pas de solution magique, mais il existe dans d’autres pays des formules intéressantes de protection des régimes de retraite. C’est à nous de nous en inspirer. Que vous soyez salariés ou retraités, j’apprécierais recevoir vos commentaires sur ce sujet. Nous sommes en plein cœur de la tempête et, si nous n’y voyons pas maintenant, il sera trop tard.

 

Commentaires

Le ministre Bachand annoncerait une hausse des cotisations à la Régie de rentes du Québec. Également, il pénaliserait les retraités qui demandent leurs rentes à 60 ans.

Pour ma part, j'ai travaillé plus de 25 ans pour le Gouvernement du Québec. Jeune retraitée de 55 ans, je trouvais le temps un peu long. Suis allée voir pour réintégrer la fonction publique pour des postes à temps partiel, des remplacements à court ou moyen terme. Je me suis fait dire : Madame, vous êtes inapte à occuper un poste au sein du Gouv. du Qc.

Qu'ils pensent donc à ceux et celles qui ont servi loyalement pendant des années et qui aimeraient peut-être servir encore occasionnellement au lieu de les pénaliser. Si des gens comme moi demandent leurs rentes à 60 ans, c'est que nous n'avons aucune indexation sur notre pension et que celle-ci est très basse.

Madame Lavoie,

Je comprends votre frustration. Il est évident que nous devons revoir notre vision des fonds de retraite. Cela prend de la flexibilité et surtout une volonté de faire ces changements. Je me préoccupe des fonds de retraite privés dans lesquels les compagnies pigent allègrement et même avec l'assentiement des syndicats qui craignent la fermeture de leurs usines. Les retraités s'opposent faute surtout d'être consultés. Faut-il revoir ces façons de faire. Oui je crois bien sûr!

En ce qui concerne la Régie des rentes, il est aberrant de constater que les rèlges s'appliquent mur à mur. Le gouvernement s'apprête d'ailleurs à augmenter les cotisations car en 2039, le régime sera à sec. Il faut avantager les personnes qui ont le goût de prendre des semi-retraites et consentir des revenus décents au niveau de la RRQ.

Tout un débat en perspective.

Merci de vos commentaires.

Noëlla Champagne

Vous soulevez ici, Madame Champagne, des questions fort pertinentes.
L'exemple d'Aléris devrait en effet faire réfléchir.
Piger dans les fonds de retraite des travailleurs afin de sauver une entreprise, sans le consentement de ces derniers, sans aucune garantie de remboursement, c'est du vol.
Et le gouvernement qui autorise une telle pratique se fait VOLEUR !
Si le gouvernement actuel persiste en ce sens, pourriez-vous lui demander pourquoi il n'exige pas des décideurs de ces entreprises qu'ils mettent en garantie leurs propres fonds de retraite, et ce, eux aussi, en créances non privilégiées ?

Quelle excellente suggestion Jean-Yves.

Bien sûr comme je le disais à la précédente interlocutrice, il faut revoir de fonds en comble la gestion des fonds de retraite privés comme publics. Mais cela prend une grande volonté et le goût d'améliorer les choses. Mon collègue François Rebello et moi travaillons tant avec les retraités qu'avec les syndiqués pour leur faire valoir l'importance de se préoccuper des fameuses demandes d'allègements de remboursement  des pertes des entreprises en difficultés financières. Loin de nous l'idée d'empêcher les entreprises de recevoir de l'aide mais est-ce la bonne méthode que de piger dans les fonds de retraite? Même si les syndiqués donnent leur accord de peur de perdre leur emploi, ce que je comprends très bien d'ailleurs, n'y a-t-il pas lieu de regarder d'autres solutions à ce problème de fonds de régimes de retraite en déficit actuariel!  Le gouvernement et sa ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale doivent déposer un projet de loi où il sera question de cela. Saurons-nous user de sérieux afin de regarder l'ensemble du problème et non seulement vouloir colmater certaines brèches et se retrouver dans quelques années devant un problème encore plus grand: des retraités avec des pertes de revenus de 40%. Est-ce cela que nous voulons?

Merci de tes commentaires

Noëlla

Je suis dans cette situation, un retraité d'ABITIBIBOWATER,
Merci Mme.Champagne et à votre collègue de bien vouloir porter cette situation auprès du gouvernement.
C'est inacceptable, ils peuvent se payer de grosse primes de départ pour les haut dirigeants, mais rien pour nous.
Des solutions il y en a, mais ce gouverment ne semble pas vouloir se forcer à les mettre en pratrique.
Ridicule le choix, que nous devrons faire quand cette loi seras passer. Si la RRQ a les pouvoir d'obliger la compagnie de mettre des $$$ dans le fonds, alors pourquoi ne pas attendre les évènements et faire le choix quand la compagnie va vouloir se replacer encore sous la faillite ????
Une solution parmi tant d'autres,
Reste maintenant le bon vouloir du gouvernement de M.CHAREST.!!!!!!!!!!!
Merci

Merci monsieur Poulin!

Je comprends bien sûr vos inquiétudes. Comme je le disais en réponse à nos interlocuteurs dans les précédents courriels, il est temps de se pencher sérieusement sur les demandes d'allègements dans les remboursements des régimes déficitaires. Il est facile pour un gouvernement d'autoriser les compagnies à piger dans les fonds de retraite de leurs employés et retraités afin de sursoir "temporairement "à leurs obligations. Ce n'est pas "leur argent", c'est l'argent des autres....

Ce que je veux en fait, c'est que l'on se penche sur d'autres solutions afin d'aider les entreprises en difficultés financières. Les régimes de retraite devront-ils être assurés? Les régimes de retraite devront-ils être reconnus comme étant des créances privilégiées en cas de faillite? Y a-t-il d'autres moyens à partir d'exemples dans d'autres pays de protéger enfin ces fameux régimes de retraite sur lesquels les travailleurs et travailleuses comptent pour se payer une retraite correcte? Voilà ce que nous avons à faire comme parlementaires. Je souhaite une commission parlementaire sur cet épineux dossier qui prend des proportions énormes quand on regarde la tendance dans les demandes d'allègements des compagnies en difficultés financières. Arrêtons l'hémorragie avant qu'il ne soit trop tard.

Merci de votre commentaire.

Noëlla Champagne

 

Bonjour,merci de me laisser une place pour me défouler,
Je suis en beau tabar,,,,pour être poli,j'ai travaillé pendant 34 ans a Donnacona dans l'usine de papier qui a changer de nom 4 ou 5 fois au cours du temps,pour finir avec cette compagnie de trou du cul,j'ai payer mon fonds
de pension a 100 pour 100,pour être bien a la retraite,dont je suis depuis près de 8 ans,maintenant dois-je retourner travailler?
je suis en chri,,, après notre gouvernement pourri,et Jean Chasret,s,il réussi a faire ce qu'il veux je ne donne pas cher de sa gagne de pas mieux.
Michel Matte député de mon compté viens en mettre plus,car lui est là pour voir a nos intérets,mais fais tout le contraire avec un grand sourire(voir le courrir de portneuf du 16 mars),je suis absent pour le moment,mais je serais de retour bientôt,et quand il y auras manif je serais présent,avec oeuf aux mains (car ce sont les seule arme que je possède,comme beaucoup de personne).
Je ne veux pas retourné travailler,j,ai décidé de laissé ma place a d'autres pourqu'ils puissent eux aussi avoir un jour une retraite bien mérité,mais là je suis décu.
j'espère ne pas être seul pour manifesté et que la police nous laisse manifesté car eux aussi ont des fonds de retraites,même si c'est nous qui les payons,Jean Charette peux faire la même chose que Bowater un jour on ne sais j'amais avec sa gang.
bon j,arrête car je vais passé une mauvaise journée.
(reste le budjet a voir) BONNE JOURNÉE

Monsieur Montreuil!

Voilà un exemple de ce que l'on doit éviter: la frustration de nos travailleurs et travailleuses! Vous n'êtes pas le seul à vivre cette rage face à des décisions sur lesquelles vous n'avez pas été consultées. Je ne veux pas monsieur Montreuil attiser le feu et brandir le bâton, loin de moi cette idée. Mais si tous les retraités des usines touchées par ces problématiques se tiennent nous arriverons probablement à obliger la ministre et son gouvernement à regarder les problèmes des entreprises avec un autre oeil. Vous avez une coalition des retraités d'Abitibi Bowater qui nous ont renontré François Rebello et moi sur ce sujet et ils nous ont fait part de façon très correcte et argumentée de leur position face à ces demandes d'allègements pour le remboursement des régimes déficitaires comme le vôtre présentement. Madame Marois s'est d'ailleurs joint à nous afin de mieux comprendre les attentes des retraités.

J'aimerais que vous reteniez de ce débat, que notre intention n'est pas de faire une lutte contre le syndicat et ses syndiqués qui sont heureusement encore des salariés mais nous leur demandons de ne pas vous oublier, les ex-salariés maintenant retraités qui ont cotisé toute leur vie active dans ces fameux fonds de retraite.

Le temps est encore à la réflexion et comme je le cite dans mon texte de discussion, l'entreprise Aléris dans mon comté en faillite depuis bientôt 3 ans est un exemple à ne pas répéter. Il y a eu de belles promesses, on a autorisé des allègements dans le renflouement de la caisse de retraite  et "coucou", un bon matin on a mis la clé dans la porte et il manquait 40% au fonds de retraite. Des bonnes intentions oui, mais exigeons des garanties aussi!

Bref, mon collègue et moi faisons le débat comme parlementaires. Mais il faut que les salariés et les retraités comprennent que ce n'est pas dans la division que nous allons obtenir des résultats mais bien dans l'union des forces du milieu.

Merci de votre commentaire et bonne journée tout de même!

Noëlla Champagne

Une loi protegant les regimes de retaite en les mettant premier créancier. Donc en cas de faillite les ex travailleur seraient les premier payer.

C'est une excellente suggestion!

Mais le fédéral refuse cette solution! La raison invoquée, c'est qu'on mettrait en péril les emprunts des compagnies.

Ce que j'en comprends, c'est que les compagnies se servent de ces fonds pour garantir leurs emprunts dans les banques.

Alors rapidement il faut sortir les fonds de retraite des mains des compagnies car la tentation est forte d'user de ces fonds de retraite comme si c'était des fonds privés leur appartenant. Quelle dérive!

Cette raison invoquée a donné lieu à des débats au parlement à Ottawa mais pour diverses raisons, la loi déposée a été battue.

Bref, monsieur Cleary, votre suggestion est très bonne et très défendable mais les raisons de refuser de reconnaître les régimes de retraite comme créance privilégiée demeurent nébuleuses et mériteraient que l'on s'y attarde sérieusement.

Noëlla Champagne

Bonjour Mme Champagne.
Je suis un ancien travailleur de la C.I.P.et comme bien d'autres après 25 ans , je n'ai aucun revenu .
Le fond de solidarité , Desmarsis , Saputo , uniforest , et d'autres se sont engraissé à nos frais .
À quoi bon la retraite , on se fait voler à la fin quand même....
La preuve est que , même le gouvernement , va voler ma conjointe aussi .
ON paye , et on paye pour que d'autres aillent à HAWAÏ .
J'ai mal dormi ........cauchemare ............

DÉCUE.....

Monsieur Héroux!

Merci d'intervenir dans le débat! Je comprends que les usines qui ont fermé avec des régimes de retrraite déficitaires ont et causent encore des maux de têtes aux anciens employés. Trois-Rivières a vécu plusieurs fermetures, certaines sauvages et il n'est pas vrai que ceux et celles qui se sont retrouvés à la rue avaient tous et toutes un fonds de pension bien garni.

CIP est un exemple de fermeture qui a fait mal à notre ville et à notre région. C'est pourquoi il faut dès maintenant protéger ces fonds accumulés au fil du temps. Quand tout va bien personne ne se préoccupe. Mais la situation économique et le marché mondial ébranlent nos entreprises et la concurrence féroce doit amener les gouvernements provincial et fédéral à agir avant qu'il ne soit trop tard.

C'est l'objectif du Parti Québécois et de mon collègue François Rebello, porte-parole en matière de régimes de retraite. Ayant vécu le cas très médiatisé d'Aléris, je travaille fort à ce que le prochain projet de loi sur les régimes de retraite tienne compte de toutes ces inquiétudes. Le gouvernement, s'il a un peu de bon sens devrait savoir qu'on ne peut plus gérer les régimes de retraite de la même façon qu'il y a 20 ans. Il faut les encourager mais surtout les protéger!

À nous de trouver la manière de le faire. Les actuaires sont là pour cela! Il faut savoir parfois les écouter et non pas se contenter de colmater des brèches et répondre à des urgences.

Merci de votre commentaire et gardons confiance.

Noëlla Champagne

Bonjour Mme Champagne

Moi aussi je suis un retraité d'ABITIBIBOWATER , et je suis d'accord avec M. Poulin plus haut c réellement indécent de voir agir la comp. ainsi si moi j'avais pris congé de cotisation ou retarder j'aurais été expulser du fond point. Alors pourquoi s'attendrir parce qu'il verse des larmes ( de crocodile ) après ils vont se viré de bord et payer aux cadres des grosses primes et fonds de pensions et dans un fond déjà en rouge, Mme je digère très mal l'attitude de la comp. et en même temps le gouv. patient patiente.....j'ai hâte de voir le gouv. mettre le point sur la table et dire c assez et agir pour les retraités, nous sommes plus stressé à la retraite qu'au travail , je ne donne pas de solutions vous les connaisser tous ou presque il reste à agir en autant que les paroles valent mieux que le silence. voilà je vous ai transmis la colère et la frustration que je vis je suis quand même très bien dans ma peau, en espérant que le tout se règle en notre faveur et pouvoir tourner la page c'est ce que je nous souhaite, bonne chance Mme. et merci! de m'avoir lue
Mes salutations Dan Thibeault

Bonsoir Dan!

Vous faites partis des retraités inquiets du laisser aller du gouvernement qui se permet d'accorder des congés de cotisations sans demander de garanties. C'est inacceptable. Oui nous faisons le combat mon collègue et moi et nous sommes convaincus que notre combat est le bon combat. Les régimes de retraite privés comme les régimes de retraites publics doivent être protégés et c'est ce à quoi je m'engage comme députée à l'Assemblée nationale. Nous aurons la chance en commission parlementaire d'en discuter avec la ministre et j'espère que nous serons entendus.

Nous le serons si les retraités et les salariés décident de se tenir debout et d'exiger ces garanties. C'est ce que nous verrons dans les mois qui viennent.

Merci d'avoir partagé avec moi sur ce sujet des fonds de retraite. Je l'apprécie. Merci.

Noëlla Champagne

Je suis un retraité de Nortel qui anticipe une diminution de 50 % de sa rente de retraite à cause d'insuffisance de fonds dans la caisse de retraite et de l'insolvabilité de Nortel. De plus, tous les retraités ont perdu leurs avantages sociaux à la fin de 2010. Nous nous sommes battus bec et ongles avec le gouvernement fédéral afin que les créances dues aux caisses de retraite passent devant celles des créanciers ordinaires. Le gouvernement conservateur nous a fait la sourde oreille et a voté contre les mesures du projet de Loi C-501 qui nous aurait accordé cette protection.

Malheureusement, les lois ne sont pas changées quand le monde de la finance se trouve de nouvelles façons de faire des profits sur le dos des travailleurs et des retraités. Les swaps sur défauts de crédit disponibles pour les détenteurs d'obligations de compagnies, comme Nortel, récupèrent pleinement leur argent tout en gardant l'obligation. Lors de la distribution des fonds de la compagnie insolvable, ces détenteurs sont traités au même rang que les retraités, ils profitent et nous les retraités en faisons les frais.

Les retraités aux États-Unis et en Grande-Bretagne, dont l'employeur est insolvable et dont la caisse de retraite ne pas assurer pleinement son obligation, ont leur rente garantie jusqu'à 50 000 $ par année. Au Canada il n'y a que l'Ontario qui garantit les rentes jusqu'à 12 000 $ par an.

Si les gouvernements étaient proactifs plutôt que réactifs, les lois sur le financement des caisses de retraite obligeraient les employeurs de toujours les garder pleinement capitalisées.

Merci monsieur Ken de votre commentaire.

Il exprime une fois de plus l'importance de faire des régimes de retraite des créances priviliégiées. Mais vous le dites fort bien: la loi C501 qui réclamait ces protections a été battue au fédéral.....Alors nous sommes condamnés à subir ces pertes et nous avons raison d'être offusqués!

Qui prendra la décision de protéger les fonds de retraite?

Est-ce que les syndicats s'occupent correctement de la protection des fonds de retraite? Je nous rappellle qu'un retraité, c'est un ancien salarié qui mérite une protection des fonds qu'il a accumulés pendant sa vie active.

Voilà toute la question! Tant et aussi longtemps que nous laisserons aller ces autorisations d'allègements et de non rembousements des fonds de retraite, nous mettrons ces fonds en péril. La confiance, oui mais avec garantie.

Voilà le débat que nous faisons à l'Assemblée nationale.

Noëlla Champagne

Merci, Mme Chanpagne très beau blogue pour s'exprimer.

Je suis un retraité d'Abitibibowater et frustré de voir tout ce qui se passe. Or voici mon questionnement et ma facon de voir les choses.

Posez vous la question, vous avez deux compagnies majeurs dans le secteurs du papier qui ont fusionnées. Ils ont parmis leur management les meilleurs penseurs stratégiques de l'industrie. Et voilà, après seulement 6 mois de fusion, on se retrouve insolvent pour se mettre sous la loi de la LACC.

Bizarre, on dit au début que c'est juste pour se restructurer et qu'ils ne sont pas désespérément insolvent. Les responsables de cette fusion sont récompensés à coup de dizaines de millions et prennent leur retraite comme des super héros et tout cela sans pénalité. En plus, durant la dite insolvabilité, on se récompense à nouveau avec des valises pleine de millions pour leur bonne gestion qui n'était que de piller sur les dit sacrifice que tout le monde devait faire pour sauver l'industrie.

De plus, pour eux, pour justifier leur bonus, on dit que cela fait partie de la norme de l'industrie, et aussi, que cela faisait partie de leur contrat d'embauche. Et nous, les retraités nos contrats, c'est QUOI? Mon père qui travaillait, là, pour Donohue, a 85 ans et la compagnie s'est vendu trois fois depuis qu'il est à la retraite; et on revient lui dire après tant d'années, qu'Abitibibowater, veut briser son contrat pour l'aider à se restructurer. Vous voyez bien que c'est illogique, c'est comme si Donohue qui appartenait jadis à la SGF et qui fut vendu par la suite à Québécor à Abitibiconsold et maintenant fusionné à Abitibibowater, revenait redemander de remettre ces contrats de ventes en question pour impliquer la SGF et Québécor, parcequ'ils sont en restructuration pour leur insolvabilité; c'est vraiment ridicule. Un contrat c'est un contrat et nous aussi cela faisait partie de nos conditions d'embauche et en tant que gouvernement on se doit de protéger ce principe .

En conclusion, le plus inquiétant dans tout ce processus, est qu' Abitibibowater a provoqué sa propre faillite pour imposer des conditions et a l'appuie du gouvernement du Québec et des syndicats. Ils sont à genoux devant ce monopole qui n'a d'autres buts que transformer l'industrialisation lourde de ce secteur primaire des ressources de la forêt en condition d'emplois à l'exemple d'un Wallmart . C'est tout cela qu'il faut voir, et aussi, que cette faillite est une énorme supercherie et une importante évasion fiscale provoquée par une ingénérie de placements sophistiqués que l'on nomme CDS et qui fut aussi dénoné par des expert financier de haut niveau dans le domaine de la bourse. Donc, c'est vers cela qu'il faut regarder et arrêter l'abus d'un système qui a pris naissance en 1997, dont l'inventeur Blythe Sally Jess Masters, née à Oxford, invente le Credit Default Swap (CDS pour les initiés) pour le compte de la banque JP Morgan Chase & Co. Il s'agit d'un dérivé financier contournant toute règle prudentielle, et qui a causé la chute de Lehman Brothers, d'AIG puis, par effet de domino, du reste du système bancaire mondial, et récemment celui d'Abitibibowater et confirmé par Georges Soros et Martin Hutchinson. Donc, comment pensez vous que Domtar, Kruger et les autres vont se comporter quand un monopole comme Abitibibowater qui est l'élite de l'industrie du secteur imposera ses lois. Sûrement que se sera vers une tendance destructrice de nivellation de tout les conditions de travail et de contrats des retraités qui seront sans cesse mise en cause. Tout celà, n'a qu'un seul but, appauvrir la classe ouvrière et le peuple québécois.
La ministre Margueritte Blais, a déja Publié le 25 décembre 2010, qu'une société qui ne respecte pas ses aînés est une société qui n'a pas d'identité. Alors! pour nous, c'est quoi leur plan, donner nos fonds de pension pour mieux renflouer les valises de ces messieurs qui sont entrain de détruire nos conditions de vie.

Monsieur Pilote!

Je comprends par vos propos que vous avez fouillé ce dossier à fonds! Je constate que je n'ai pas votre vécu et même pas votre expertise dans le domaine. Vous soulevez les grandes questions de l'heure!

Nos fonds de retraite sont-ils en sécurité présentement?

La restructuration des compagnies en défaut de paiement est-elle le nouveau moyen d'obtenir des avantages sur le dos des travailleurs ou des retraités?

La compétition qui s'installe entre les compagnies de papier est-elle déloyale? Sommes-nous en train de déraper?

Bref, monsieur Pilote je vais continuer à questionner la ministre de l'emploi et lui indiquer nos craintesn, à mon avis justifiées, face à des entreprises qui réclament des allègements de toutes sortes. Mon collègue François Rebello et moi sommes interpellés tous les jours sur ce sujet et nous vous assurons d'y mettre toute notre attention et surtout de poser toutes les questions pertinentes afin d'en arriver à trouver une solution adéquate pour que l'on retrouve confiance dans nos protections de retraite.

Merci d'avoir partagé ce commentaire avec nous.

Noëlla Champagne

Mme champagne, étant un travailleur directement touché par des mesures d'allègements demandés par mon employeur, je souhaiterai que le gouvernement protège les retraités et les travailleurs qui seront touchés par ces allègements. Si le gouvernement accepte de modifier les lois pour accorder des allègements (délai) aux compagnies pour renflouer les régimes de retraite, il faudrait que le gouvernement pense aussi à protéger les retraités et les travailleurs en cas de faillite de l'entreprise.

Je peux comprendre que le gouvernement accepte d'aider les employeurs qui sont en difficulté financière. Mais, il doit aussi protéger les retraités et les travailleurs. Ces derniers ont toujours versé leur part selon les clauses du leur régime de retraite.

Pour ma part il est inacceptable que le gouvernement accorde des allègements aux compagnies sans prendre des mesures de protection (Garantie sur les actifs de la compagnie, assurance payé par l'employeur ou autres mesures que vous pouvez imaginer) pour garantir les rentes des retraités et celle des travailleurs actifs (futur retraité).

D'après ce que je peux comprendre, il existe dans certaine province (ex: Ontario) et dans d'autre pays des mesures de protection que les gouvernements ont mis en place s'assurer que les rentes des retraités et des travailleurs soient garanties en cas de faillite d'une entreprise. De telles mesures feraient en sorte que les risques ne seraient pas supportés par les retraités et permettraient aux entreprises de demeurer compétitive avec celles qui sont dans d'autres pays ou province.

Je vous encourage à approfondir cette avenue avec le gouvernement afin de trouver un compromis qui serait acceptable pour tous. Autant pour les employeurs, s'ils sont vraiment en difficulté, que pour les retraités et travailleurs.

Bonjour Langis!

Vous faites partie de ces travailleurs inquiets pour vos fonds de retraite. Et je vous comprends. Vos propos vont dans le sens que nous donnons, mon collègue François Rebello et moi, au mot "protection des fonds de retraite". Abitibi Bowater a obtenu des allègements au niveau du remboursement des cotisations qui étaient dues et votre compagnie demande la même chose. On peut admettre que votre compagnie, n'étant pas sous la loi des arrangements avec les créanciers, se trouve défavorisée car elle n'a pas droit à ces allègements.

Doit-on accorder à votre compagnie les mêmes avantages qu'à obtenus Abitibi Bowater? Voilà toute la question. Kruger a-t-elle le droit de demander les mêmes avantages que son concurrent? Je dirais OUI...mais avons-nous le droit de puiser dans les fonds de retraite pour obtenir ces allègements? Dans quelle sorte de piège sommes-nous tombés quand nous avons décidé d'accorder ces allègements à même les fonds de retraite déjà déficitaires?

Voilà un débat qui n'est pas simple. Les retraités sont convaincus qu'ils ont un fonds de retraite garanti! Or il n'en est plus rien. Ces régimes de retraite à "prestations déterminées" sont du passé et même si je sais qu'à l'avenir on nous offrira des régimes de retraite à "cotisations déterminées", je nous invite à être prudent et je m'engage à défendre le principe de garantie ou d'assurance de ces fonds qui sont malmenés présentement. Le gouvernement a l'occasion d'en discuter présentement et il faudra aller jusqu'au bout de la discussion. Vous le dites très bien, vous avez négocié un fonds de retraite "garanti" alors il faudrait trouver le moyen de le garantir si prêt il y a.

Merci d'avoir partagé ce courriel avec moi.

Noëlla Champagne

 

 

Mme Champagne, C'est faux de dire aux gens qu'il y a une coalision des retraités d'Abitibibowater qui dénonce l'entente qui permet la compagnie de respirer un peu et surtout d'éviter la faillite. Tous les retraités d'Abitibibowater ont étés rencontrés dans leur région par les représentants du syndicat des comunication de l'énergie et du papier (S.C.E.P). Chaque association de ces retraités ont donnés leurs appuit au syndicat dans ça démarche. Tous les actifs membres du S.C.E.P. ont donnés aussi leur appuit a leur syndicat. Sans cette entente, il a été démontré par tout les experts qu'il y aurait eu faillite d'abitibibowater et que tout les travailleurs actifs et retraités aurait perdu immédiatement 25% de leur chèque de retraite.

Vous devez savoir, Mme Champagne que le S.C.E.P. est un syndicat responsable qui a toujours travaillé pour obtenir le meilleur pour ses membres. Cette entente a demandé plusieur mois de travail. Cette entente a aussi demandé beaucoup de temps et d'argent dépensé par le syndicat par l'embauche d'actuaire par exemple. De mettre en doute et de risquer une telle entente démontre un manque évident de responsabilité du P.Q. Même la C.S.N. a félicité, la semaine dernière, cette entente.

J'ai travaillé pour le Parti Québecois a plusieur reprise aux élection et a tout les référendums. Cette fois-ci le P.Q. me déçois au plus au point. Sommes-nous rendu avec un parti opportiniste avec des discours populiste comme sait le faire si bien l'A.D.Q.?

Il me manquait que cette petite poussée pour appuyer Québec-solidaire.

Je pense qu'il faut arrêter de prendre à pitier une compagnie qui a roulé tout le monde, gouvernement et syndicarts. La SCEP n'est pas meilleure ni pire que la CSN, sauf que s'ils ont consulter leur membre avant; il avait peut être fait leur devoir en avance sur la CSN. Cependant, cette avance est tout autant suicidaire, car aucun syndicats n'étaient en mesure de prendre une position éclairé sur tout ce qui se passait avec ce MONOPOLE qui leur mettait une hâche sur le dessus de la tête, selon les présidents des 2 centrales. La menance de faillite est une arme qui a mis tout le monde à genoux; il faut bien se le dire. La faillite aurait été moins pire que se plier à des perte de salaires de plus de 14% et de quémander sur les pension des retraités et de ceux qui sont encore dans les usine, il faut bien le dire aussi. Il faut arrêter cette peur et regarder en avant et surtout se lever debout, il y a surement d'autres choses que de voir les menaces de ce monopole qui n'a d'autres buts que d'appauvrir la classe ouvrière et le peuple québécois

Si faillite, il aurait, eu, supposons que Domtar ou kruger aurait repris des usines, ils n'auraient pas dépréciés autant les travailleurs qu' Abitibibowater l'a fait. De toute façon les usines qu'ils avaient à fermer, ils les ont fermés; et s'ils en reste encore, ils vont aussi les fermer. Alors! La compagnie va avoir encore longtemps le point sur la table et va faire trembler bien du monde àpour un bon bout. À ce rythme, on va Wallmartiser les conditions de travail de cette industrie lourde dans le secteur du papier dans pas grand temps. Ce qui est important, c'est de se renseigner, et par chance que nous avons des parties comme le PQ ou des syndicats qui pensent différemments, car sans cela, ils nous seraient impossible d'avoir de telles prises de conscience. C'est dans la diversité idéologique que nous devons cerner le vraie problème; et justement, il est dans l'AVIDITÉ DE CETTE COMPAGNIE qui s'est organisé pour profiter d'un marché baissier pour tout mettre le monde à ces genoux. Les métalos dénonce aussi ces faits pour Abitibibowater et la SCEP en appuie. En espérant, qu'il y ait du monde qui se tiendront debout devant cette arnaque de la restructuration pour que cesse cette démagogie. Que les syndicats se relèvent et qu'ils parlent vers le sens de la vraie justice et des droits des travailleurs. Qu'ils remettrent leur point sur la table c'est à leur tour de remettre les pendules à l'heure de ce monopole qui n'en aura jamais assez pour enrichir les valises de ses dirigeants. C'est cela qu'ils faut comprendre, et ce n'est qu'en échangeant nos idées que nous parviendront à améliorer nos sociétés; et non en se la fermant parceque l'on pense qu'il n'y a pas d'autres solutions.

Domtar et Kruger sont aussi capables qu'Abitibibowater de déprécier ses travailleurs. Tous les travailleurs qui travail pour une usine d'Abitibibowater qui aura failli, verront, à coup sûr, leurs conventions collections amochées. Peut importe l'acheteur, autant Domtar que Kruger, ils vont tous profiter de la situation et mettre à la poubelle leurs conventions collectives de travail. C'est à partir de ce moment que tous les travailleurs des usines de pâte et papier ( qu'ils appartiennent a une compagnie qui à failli ou non) pourront dire adieux à leurs bonnes conditions de travail qu'ils ont aujourd'hui. Il est important de se battre pour sauvegarder nos condition de travail, mais il faut le faire intelligemment. La pire chose que peut arrivé aux travailleurs des pâtes et papiers est qu'Abitibibowater fasse faillite.

En écrivant publiquement des textes anonymes,sans signature, nous démontront aux employeurs notre manque de courage et que les botines suivront peut-êtres pas les babines.

Pour intervenir dans ce post.
Ce qu'il faut bien comprendre avec cette faillite. C'est que ce n'est pas une question de compagnies et de syndicats. C'est une arnaque sous la LACC où on veut Wallmartiser les conditions de travail de cette industrie sous la menace d'une faillite total. Le problème s'est que durant ce processus, il n'y avait plus de syndicats. C'est faut de dire qu'ils ont négocier. Ils ont plutot transpirer sous la menace du couteau en dessous de la gorge et d'une hache sur le dessus de la tête. Donc, dans de telles conditions on n'était syndicalement pas mieux qu'une poule mouillé. Ils étaient prêt à tout donner pour ne pas se faire abbatre. C'est cela la vérité et les conditions de travail sont présentement reculé de 15 ans comparer à Domtar et Kruger.

Ce qui est important de cerner, c'est à qui nous avons affaire dans une compagnie, LE MANAGEMENT. Celui d'Abitibibowater, a une philosophie de destruction du marché par son MONOPOLE, et tout cela commence par les salaires et les conditions de travail.. Puis par la suite, ils recouperont les prix pour vous dire que ça va mal et qu'il faut revenir encore réduire les coûts. Son but, sera de détruire le marché pour écraser Domtar,Kruger et les autre papetières du secteur, c'est de cette façon que travaille un monopole avec des dirigeants mals intentionné. Conséquemment, les syndicats ont le DEVOIR de le DÉNONCER, si NON, ils vont se tirer dans le pied. Michel Chartrant aurait surement HONTE de voir ce qui se passe avec cette manipulation scandaleuse de notre grand secteur primaire de la forêt transformé en condition de travail de RÉPUBLIQUE DE BANNANE. Surement, qu'il serait le premier à se relever après que l'on lui aurait enlevé la hâche sur le dessus de la tête pour tout dénoncer ce scandale. Si non, il aurait fait comme notre Claudette démissionné. Syndicalement, c'est pas FORT, la SCEP négocie des ententes secrète pour QUI? On joue bien plus au BOSS qu'au défenseur des travailleurs, sont t'ils devenus des banquiers avec leur fond de solidarité de la CSN et FTQ?? Surement, qu'il faut arrêter de mettre nos énergies dans le sens qu' Abitibibowater le veux, mais, plutot dans le sens là où il se doit de l'être. Ainsi, l'avenir sera surement meuilleur que d'avoir les lunettes NOIRS d'Abitibibowater qui ne voit que des coupures et des concesssions à demander à tout le monde, en plus, des subventions. Assez c'est ASSEZ.

Monsieur Rousseau,

Il y a bel et bien une coalition de retraités qui dénonce les allègements obtenus par la compagnie Abitibi Bowater. Que certains soient pour j'en conviens fort bien et je ne l'ai jamais nié. Mais il faut être capable de reconnaître en toute honnêteté que plusieurs sont contre. Ils ne sont pas contre le fait d'aider une compagnie en difficulté, ils sont contre le fait de mettre en péril leurs fonds de retraite. Ils sont inquiets. Ce qui m'attriste, c'est qu'on est en train de mettre en opposition les salariés et les retraités. Les salariés veulent sauver leurs emplois et c'est tout à fait corrects. Mais les retraités, qui sont d'anciens salariés je vous le rappelle, ont aussi des droits.

Mais, soyez rassuré, je ne me mêlerai pas de vos négociations avec eux, vous le faites sûrement très bien. Mais je suis et je demeure très sceptique sur le fait de mettre en péril des fonds de retraite dûrement acquis pendant la période active des travailleurs. Vous qui vivez dans la région de la Mauricie, Aléris doit vous dire quelque chose. La compagnie a obtenu "de bonne foi" des autorisations pour ne pas rembourser ce qui était dû dans le fonds de retraites de 350 employés. Et on leur a accordé ces autorisations "de bonne foi"!

Le résultat: l'usine a fait faillite. Elle est fermée depuis bientôt 3 ans et il manque 40% dans la caisse. Ne pensez-vous pas qu'un peu de prudence ou  d'assurance ou de garantie aura pu éviter une telle débandade? C'est ce débat que nous faisons présentement à l'Assemblée nationale. Le Parti Québébois dont je fais partie ne veut pas la fermeture de quelque usine que ce soit, ni Kruger, ni AbitibiBowater! Ce que nous voulons c'est un minimum de protection des fonds de retraite dans lesquels tout le monde a l'air de vouloir piger présentement.

Alors replaçons les choses dans leur contexte et quand vous dites que le syndicat travaille pour tous ses membres, prouvez-le! Les retraités sont d'ex-membres qui ont cotisé toute leur vie active! Il ne faudrait tout de même pas les oublier.  Et vous allez travailler tout aussi bien si vous vous préoccupez de  protéger leurs fonds de retraite. Y avez-vous pensé? Alors au lieu de mettre le Parti Québécois en cause, cherchons donc ensemble une solution à long terme au lieu de vouloir colmater les brèches au fur et à mesure qu'elles surgissent.

Je vous remercie d'avoir partagé vos commentaires avec moi. Soyez assuré que le P.Q. travaille pour l'avenir des citoyens du Québec.

Noëlla Champagne

Bonjour Madame Champagne,
Le gouvernement a modifié unilatéralement la loi sur les régimes de retraite privés sans demander l'avis des retraités. Malgré ce que peuvent dire certains, les retraités n'ont pas été consultés. Les syndicats qui ont été consultés ne pouvaient représenter les retraités. En effet les retraités ne paient pas de cotisation syndicales et ils ne sont plus syndiqués. D'ailleurs il n'y a pas que les anciens travailleurs syndiqués qui sont retraités, il y a aussi beaucoup de retraités qui n'ont jamais été syndiqués. C'est donc une hérésie de tenter de faire croire que des syndicats peuvent représenter des retraités.
De plus les syndicats n'ont pas vraiment intérêt à défendre des retraités qui ne leur paient pas de cotisation syndicale. Ce qui compte pour eux c'est de maintenir l'emploi de leur travailleurs qui eux leur payent des cotisations.
Les retraités ont donc été trahis par tout ce beau monde, tant par l'entreprise que par les syndicats et le gouvernement. On a négocié sur leur dos la relance de l'entreprise sans AUCUNEMENT les consulter.
C'est totalement honteux !!!
Si le gouvernement voulait vraiment aider l'entreprise, il n'avait qu'à le faire directement sans prendre l'argent dans dans la caisse que des retraités avaient ramassée pour leurs vieux jours. Le gouvernement avait le pouvoir de faire un prêt garanti à la Compagnie comme créancier privilégié, il a préféré mettre en péril les rentes durement acquises par des personnes agées. Il a du même coup ouvert une brèche menaçante dans une loi qui assurait jusque là la solvabilité des régimes de retraite privés.
Il est urgent de corriger cette injustice. Je sais que le PQ a approuvé l'amendement à la loi, je crois qu'il a été berné et qu'on lui a fait accepté à la vapeur ces modifications sans qu'il saisisse vraiment tout ce qu'elle comportait d'infâme. J'espère donc que votre parti s'engagera à réparer ce tort qui a été causé à notre fonds de pension et qui ne fera que s'aggraver avec le sous-financement inacceptable qu'on a généreusement autorisé à la compagnie au détriment des retraités.
Je vous remercie beaucoup de m'avoir permis de m'exprimer et en espérant que vous serez sensible à notre cause, veuillez accepter mes meilleures salutations.
Jean Louis Ouellet , St-Félicien

Merci monsieur Ouellet pour ce commentaire.

Cette négociation avec Abitibi Bowater s'est faite sans la participation du Parti Québécois vous vous en doutez.! Nous sommes l'opposition et nous n'avons pas toujours droit au chapitre! Quand la loi nous a été présentée en décembre dernier, il y avait eu 4 mois de négociations avec l'entreprise. Vous vous doutez que la pressin était forte face une autre fermeture d'usine. Alors après discussions, mon collègue François Rebello a obtenu le retrait d'un seul article, et ne voulant pas mettre en péril l'entente "déjà négociée", et surtout ne voulant pas porter l'odieux de la fermeture de cette usine, nous avons consenti à adopter cette fameuse loi qui permettait à Abitibi Bowater de se sortir de la Loi sur la protection avec les créanciers. Ce n'est pas le plus beau moment de ma vie, j'aime autant vous le dire.

Mon collègue avait averti la ministre de danger de voir d'autres entreprises demander des allègements de cotisation afin d'obtenir les mêmes avantages financiers qu'AbitibiBowater.....et c'est ce qui est arrivé!  Kruger a fait la demande et ce n'est pas fini!

Bref, dans quel piège sommes-nous tombés pour permettre à une compagnie en difficulté financière de sursoir à ses obligations actuarielles. Si vous lisez mes commentaires sur ce blogue vous verrez que j'échange là-dessus avec plein d'exemples qui ont eu des conséquences terribles pour des travailleurs. 

Nous continuons à demander au gouvernement de trouver une solution alternative à ces demandes d'allègements et si ces demandes sont acceptés nous demandons aux deux paliers de gouvernement de protéger ces fonds de retraite. 

Pourquoi le fédéral refuse-t-il de reconnaître les fonds de retraite comme des "créances privilégiées"? Pourquoi refuse-t-on de demander des garanties avec d'accorder ces allègements? Voilà des questions auxquelles nous n'avons pas encore de réponse.

Nous sommes en session parlementaire, alors nous trouverons moyen de questionner la ministre là-dessus et d'exiger des réponses. Continuer à nous alimenter de vos propos, cela nous permet d'être meilleurs.

Noëlla Champagne

 

Et si nous revenions à la question de départ ?
Y a-t-il un avenir pour nos fonds de pension ?
Si le gouvernement accorde des allègements à toutes les compagnies qui se disent en difficulté et / ou qui menacent les travailleurs et les gouvernements de se mettre en faillite s'ils n'ont pas des allègements afin de renflouer les fonds de pension, alors la réponse est : NON, il n'y a pas d'avenir pour les fonds de pension.
Pour moi l'avenir des fonds de pension passe par la solvabilité de ces fonds et le respect des lois en vigueur.

Est-ce qu'une banque prêterait de l'argent à quelqu'un qui est difficulté financière sans prendre de garantie ? La réponse est NON.
Même si votre situation financière est bonne, la banque vous exigera fort probablement des garanties. Alors si votre situation financière n'est pas bonne, il y deux possibilités. Ou bien vous donnez des garanties afin d'obtenir le prêt que vous désirez ou bien vous n'obtenez pas de prêt.

Pour moi c'est le même principe qui devrait s'appliquer lorsque les compagnies demandent allègements pour renflouer les fonds de pension.

Les retraités et les travailleurs n'ont pas à supporter les risques associés à des allègement / concessions que le gouvernement pourrait accorder afin de rembourser les déficits des caisses de retraite. Ces concessions auraient pour effet de faire supporter le déficit des caisses de retraite par les travailleurs et les retraités pendant quinze ans.

Arrêtons de pelleter nos problèmes par en avant. Soutenons les retraités qui nous ont donné des conditions de travail décentes et qui ont payé leurs cotisations aux fonds de pension. À titre de travailleurs, prenons nous en main afin de protéger nos fonds de pension afin d'en avoir un lorsque nous serons à la retraite.

En résumé, l'avenir des fonds de retraite passe par l'obtention de garanties afin de protéger les retraités et les travailleurs.

Bien à vous

Langis Lavoie

Monsieur Lavoie!

Votre commentaire dit tout! Votre façon de voir est logique et demande de la part des travailleurs et retraités un moment de réflexion sur l'avenir de leurs fonds de retraite. Quand vous dites:"Pour moi l'avenir des fonds de pension passe par la solvabilité de ces fonds et le respect des lois en vigueur."vous avez tout à fait raison.

Nous sommes en train de créer un dangereux précédent et si nous n'allumons pas à temps, il sera trop tard.

Un gouvernement a le devoir de protéger l'avenir de ses travailleurs qui sont des payeurs de taxes et d'impôts. Il ne faut donc pas qu'un gouvernement se contente de répondre à toutes les demandes sans réfléchir aux conséquences de ces demandes. Les actuaires sont contre le fait de piger dans les fonds de retraite. Ils sont inquiets de cette tendance qui aura des conséquences pour l'avenir.

Par contre, j'ai une inquiétude: est-ce que les travailleurs des usines sont consultés et informés de toutes ces tractations qui se font dans leur dos? Est-ce que les retraités sont informés du sort réservé à leurs fonds de pension?

Est-ce que les travailleurs et les retraités sont "intéressés" à savoir la vérité? Voilà toute la question.

Alors continuons à réfléchir comme vous le faites monsieur Langis. C'est important pour l'avenir des travailleurs et travailleuses du Québec. Oui, il faut sauver nos entreprises, mais pas à n'importe quel prix! La prudence n'a jamais fait de mal à personne mais l'aveuglement a causé la perte de plusieurs emplois en région!

Noëlla Champagne

Madame Champagne,
Dans votre commentaire du 23 mars, vous dites que l'avant projet de loi C-501qui visait à rendre les retraités créanciers prioritaires a été battu aux Communes. Vous oubliez de dire que le Bloc Québécois a voté lui-même contre cette proposition du NPD! Le Bloc s'est lamentablement laissé impressionné par les pauvres multinationales et leurs créanciers milliardaires, les institutions financières. Je suis vraiment pas fier du Bloc et il est clair que je remet en question très sérieusement mon appui à ce parti. J'espère que les retraités s'en souviendront aux prochaines élections et qu'ils feront un vote stratégique envers les partis qui s'engageront vraiment à protéger les retraités des manigances des entreprises et de la haute finance.
La solidarité, c'est tout ce qu'il nous reste maintenant!
Meilleures Salutations!
Jean Louis Ouellet, St-Félicien

Voici la Réponse M.Ouellet.

C'est la SCEP qui a demandé au BLOC de voter contre, parcequ'il avait peur de la faillite. C'est malheureux car notre problème aurait été réglé. Cette PEUR est vraiment absurde et surtout en cette période. voir-ci-dessous
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« Le Bloc québécois s'est allié aux conservateurs pendant les audiences en comité pour retirer du projet de loi C-501 la protection des pensions des travailleurs, a précisé Mme Boivin. Le Bloc et les conservateurs ont charcuté notre projet de loi. Comment M. Nadeau peut-il maintenant se présenter comme le grand défenseur des travailleurs d'AbitibiBowater ? »

Questionné à ce sujet, M. Nadeau a reconnu que son parti a voté avec les conservateurs pour faire retirer cet élément du projet de loi. « C'est vrai qu'en comité on a voté avec les conservateurs sur cette question, mais c'est parce que les syndicats, dont celui qui représente les travailleurs d'AbitibiBowater, nous l'ont demandé, a-t-il précisé. Le projet de loi, de la façon dont il était présenté, mettait en danger la reprise des usines fermées. Il valait mieux avoir la moitié de ce que nous voulions que cet aspect négatif et dangereux. Les usines auraient rencontré des problèmes de solvabilité pouvant compromettre leur relance si le projet de loi avait été adopté comme il a été présenté. »

Le président du syndicat des travailleurs de l'usine de Gatineau, Gaston Carrière, a confirmé que le Syndicat canadien de l'énergie et du papier (SCEP) avait fait cette demande aux parlementaires.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/gatineau-outaouais/201103/...

Il y a une question que je me pose suite à l'intervention de la SCEP pour que le BOLQ votre contre le projet de loi tel que PRÉSENTÉ. Si on regarde le problème de bonne foi, si, le projet était d'obligé de renflouer automatiquement le déficit de la caisse, sûrement que c'était la faillite. Alors! Je comprend l'intervention de la SCEP pour son interventionr auprès du BLOQ. Sûrement, que personne ne veut la faillite d'Abitibibowater, mais, nous n'avons pas aimé les magouilles de manipulation boursière pour mettre tout le monde dans la merde, de la part de ce management. Cependant, d'un autre côté si nous demandons des garanties pour environ 300 millions, il ya sûrement moyen de trouver cette argent sans faire de tort à personne; cherchons dans les actifs de la compagnie et nous les trouverons sûrement. Sur celà, la SCEP et la CSN on le devoir de nous aider car ils sont tous autant concernés que nous et pour ce minimum de garantie la compagnie a les reins assez solide pour le faire et ce n'est plus une menace de faillite..

Deuxième solution, pourquoi, comme M. Poulin, disait un peu plus haut, que nous attendrions pas, un an ou deux, afin de voir la performance et les résultats financiers de la compagnie avant de passer cette loi. Ainsi, le management aura à prouver sa bonne gestion et quand la confiance sera revenue on aura peut être même plus besoin de ce choix qui est une arnaque pour se débarasser de ceux qui ont peur et qui ont perdu confiance envers la compagnie. Ainsi donc, pour le temps qu'il nous reste que l'on arrête de faire peur au monde car on ne demande pas 1.7 milliards, mais un minimum, pour se sécuriser et peut être que si on a le droit à un délai, que la loi dont tout le monde sont inquiet par le précédent, qu'elle va provoquer, ne sera peut être plus nécessaire.

Troisième solution. Considérant que la compagnie a 40 millions d'acres de forêts qui vaut environ 5 à 6 milliards et qui ne sont pas comptabilisés. Pourquoi le gouvernement du Québec et la compagnie n'accepteraient pas de conclure une entente pour une partielle de ces actifs pour un montant à déterminer. Ainsi, Québec pourrait nous garantir qu'ils nous rachèterait pour une valeur de de la garantie de ses terres en cas de faillite d'Abitibibowater. Conséquement, si c'est faisable, il ne coûterait rien à la compagnie, puisqu'elle ne sont pas comptabilisé dans les actifs et le gouvernement ne ferait que racheter ses terres en cas de faillite, qu'il pourrait revendre à un autre ultérieurement. Voilà une solution qui pourrait être à l'avantage de tout le monde.

WOW!!!!! La SCEP dit que ce n'est pas EUX et demande au BLOQ de se raviser. De plus, M.Ménard confirme que cette loi est ce qu'il a toujours demandé. Et encore, il dit qu'il n'y aurait eu aucune conséquence sur la restructuration d'Abitibibowater. Merci M. M.énard, J'espère bien que vos paroles seront un raliement vers notre cause; et que c'est le temps, que ce monopole sert sa hache qui n'a plus rapport depuis déjà un bon bout de temps. J'espère que M. Gagné va aller dans le même sens que cette sortie, car elle est logique et responsable de la part de syndicats qui se doivent de mettre leur énergie à la bonne place.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/gatineau-outaouais/201103/...

Je suis 100% d'accord, Langis, les 2 vont ensembles, les fonds de pension et les conditions de travail. On ne peut banaliser les fonds de pension avec des allègements sans garanties et encore moins l'étendre à toutes les compagnies peu importe leur situation financière. De plus, les fonds de pension doivent avoir de l'avenir comme condition de travail et ainsi ne doivent pas servir aux compagnies, que dès, qu'ils ont une difficulté financière. Si non, il n'y a aucune avenir pour les fonds de pension et le reste va suivre. Les jeunes qui sont encore sur le marché du travail doivent en faire une priorité et forcer leur syndicats à priorisé leur avenir en tant que futur retraité, car, à l'âge de la retraite nous n'avons plus les mêmes capacité. Quand tu travailles dans une usine pendant 40 ans, c'est ton pain pour la retraite, ton fonds de pension, et cela, doit être sacré. Si non, à quoi bon travailler après tant d'années et voir des dirrigeants de compagnie qui sont, là, bien souvent pour un mandat de 4 à 6 ans et partir avec des valises pleines de millions peu importe si la compagnie est en faillite ou pas. Eux, cela fait partie de leur conditions d'embauche, et NOUS, c'est quoi, après 40 ans nous devons briser nos contrats parceque la compagnie est en difficultée; nos conditions d'embauche comprenaient aussi nos fonds de pension. Pourquoi, pour nous, ils ne sont plus bons???. . Sûrement, que tout cela n'a pas de sens et qu'il faut que nos gouvernements agissent à notre faveur, si non, le futur sera sombre. Mais encore, où sont donc nos syndicats?????????????J'espère bien qu'ils vont se mettre à nos côtés pour cette lutte, car avec Abitibibowater, ils sont loin de leur mandat et sont déjà allés trop loin.

Monsieur Pilote!

Vous parlez avec beaucoup de sagesse. Et il faudrait que le débat sur les fonds de retraite se fasse avec beaucoup de sagesse. Vous avez effectivement négocié vos conditons de travail et dans ces négociations, vous avez prévu une retraite. Nous étions tous convaincus que ces argents étaient super protégés par la loi sur la solvabilité des régimes de retraite. Eh!bien on est en train de l'ébrécher et par rien qu'à peu près.

Il faut donc que les employés salariés en discutent ouvertement et s'assurent avec leurs employeurs de la meilleure façon de protéger ces argents mis de côté pour l'avenir.

Les parlementaires, dont je fais partie, ont l'obligation de regarder ce dossier en priorité! Une brèche a été faite avec AbitibiBowater et ce n'est que le début de d'autres demandes semblables. Oui Langis a raison, il faut regarder sérieusement la meilleure façon d'aider les entreprises en difficulté tout en protégeant les fonds de retraite reconnus comme étant  des fonds "à prestations déterminées". Changer les règles du jeu en cours de route, c'est incorrect et cela pourrait en cas de faillite avoir des conséquences énormes.

Les travailleurs ont un mot à dire dans tous ces changements. Il faut qu'ils soient consultés. Sinon, ils devront vivre avec les conséquences des décisions prises par les autres!

Merci à nouveau de votre commentaire.

Noëlla Champagne

Merci, Madame Champagne. J'accepte vos fleurs avec plaisir. Cependant, j'aimerais tant les passer à nos syndicats qui se doivent de nous défendre contre les abus de ce monopole, qu'est Abitibibowater. Sur cela, j'ai fait une recherche sur le cas de Papier Fraser, et j'aime bien le travail fait de M. Gaétan Ménard, de la SCEP, qui rejoint nos préoccupations, et dont, il dénonce toute l'injustice qu'ils ont fait subir aux retraités. Je vous invite à aller écouter son entrevue à la radio. Sur ce lien. http://www.cep.ca/fr/clipping/entreveue-gaetan-menard-du-scep C'est Super, il défend exactement ce que l'on revendique avec Abitibibowater, de faire en sorte, que nous ne soyons pas pris en otage par un changement de législation qui nous protègerait en nous plaçant comme premier créancier en cas de faillite. Donc, ce qui est fort à l'opposé de la restructuration d'Abitibibowater, qui nous impose par l'entente et le projet de loi 129 de faire les frais de la relance de la compagnie. Ainsi, si la compagnie se vend ou se retrouve de nouveau en faillite, nous risquons de se retrouver dans le même cas que papier Fraser. Enfin, c'est cela qu'il faut comprendre...... Pourquoi, cette bonne volonté de M. Ménard ne semble plus avoir de suite avec Abitibibowater??? Pourtant, c'est le même problème et il faut le régler pour de BON. On ne doit pas passer syndicalement à côté de cette chance et ils se doivent de continuer de faire pression sur les gouvernements.

De plus, si on regarde un peu de plus près l'évolution de la faillite d'ABITIBIBOWATER, elle a été responsable indirectement de la faillite de papier Fraser et de White Birch. Donc, notre MONOPOLE a fait souffrir beaucoup de gens avec sa faillite et c'est cela qu'il faut dénoncer. Ainsi, lors de la faillite d'Abitibibowater qui était toujours un monopole, durant ce temps, a bien joué son rôle, en coupant les prix de vente du papier journal. Conséquemment, on n'a pas fait de profits pendant des mois, et ainsi, on pouvait tenir le couteau en dessous de la gorge des syndicats(En disant on ne fait pas d'argent) pour tout arracher ce qu'ils pouvaient en salaires et conditions de travail, tout en éliminant la concurrence fragile. Et encore, chercher plus loin et vous allez découvrir que cette faillite a été planifiée par une ingénierie financière de hauts niveau et endossé par le management de la compagnie; parce qu'elle, était plus payante que de sauver la compagnie. Ainsi, elle est une victime consentante de ce que redoutait ,Third Avenue Management, qui était contre cette fusion, par justement, son inquiétude du changement de philosophie du management. Le président de L'ARAC, l'avait presque deviné en disant, lors de la faillite, voyons donc, à savoir, si une compagnie comme Bowater et Abitibiconsold, fusionnent pour faire une faillite au bout de 6 mois, que ça n'avait pas de sens. Et OUI, il avait raison, il y avait de quoi qui ne tournait pas rond, à quelque part..

Voilà! C'est cela qui s'est passé et notre ennemie commun est cette AVIDITÉ qu'il FAUT ARRÊTER. Si non, les suivants à tomber seront Domtar et Kruger. Ils sont cependant plus fort que les deux précédent; mais néanmoins, ils devront faire comme Abitibibowater couper autant qu'eux, car ils vont subir le même sort, et ce n'est qu'une question de temps et de marché; car, il y aura encore des usines à fermer, et le marché, c'est Abitibibowater qui va le contrôler. Oui, M. Ménard a raison et on se doit de se mettre ensemble pour bien cerner la compréhension de ce qui s'en vient et surtout comment les grosses têtes de ces monopoles fonctionnent; SI NON, l'avenir sera encore plus sombre, non seulement pour nos fonds de pension, mais, pour tous le peuple québécois et canadiens qui se sera bien fait berner à un moment crucial de son histoire économique.

Assurément, que nous avons tous le devoir de faire l'effort de bien comprendre ce système, pour bien saisir, le but de cette faillite d'Abitibibowater; car, cette compagnie, n'est pas une Binnerie mais un MONOPOLE, dont, il faut bien comprendre s'est véritables intentions, et surtout, les enjeux qui en résulteront. De plus, dans cette compréhension, cela fait un contraste déconcertant de voir les revendications de M. Ménard, qui rêvait de faire changer la législation; et la sortie, de M.Renaud Gagné, contre M. Rebello, qui lui, est un législateur, qui a eu le courage de s'opposer à une loi parlementaire, comme la loi 129, pour justement, nous éviter un tel fiasco dans le genre de papier Fraser. Où, est la logique de ce contraste? Maintenant, que nous avons un législateur qui veut travailler dans le même sens de nous protéger, comme, M.Ménard le revendique, on se voit soudainement offusquer. Et en plus, on se retrouve avec une coalition syndicale qui défend, UN DEAL, complètement à l'opposé du combat politique que l'on devait mener pour protéger les fonds de pension des retraités. Enfin, on favorise plutôt le droit aux compagnies de prendre les contrats de nos fonds de pension en garantie pour leur BONNE ou MAUVAISE GESTION. OÙ, est l'erreur??

Et encore, on part en croisade en déplaçant le problème de nos fonds de pension sur un législateur en l'accusant de faire du capital politique à midi moins dix. C'est malheureux de le dire, mais, on fait exactement le même jeu d'arrogance et d'opulence que la compagnie a toujours fait durant la LACC; si vous touchez à l'entente, ce sera la faillite d'Abitibibowater. De telles paroles est un non sens, pour nos élus syndicaux, puisqu'elles sont une démarche à contre courant de leur mandat. Ainsi, ils se doivent de protéger nos droits acquis tout en se joignant à ceux qui luttent pour cette justice. Pertinemment, on ne peut comprendre cette alliance contradictoire de nos syndicats avec Abitibibowater, sur un tel enjeu. Et surtout, de nous fermer la porte à notre droit de parole, à vouloir, essayer de trouver une autre solution pour aider la compagnie. C'est antidémocratique et on ne peut que ce questionner sur une telle réaction. Pourquoi, protéger un tel PATERN suicidaire avec ce MONOPOLE qui n'aura que des conséquences néfastes sur toute l'industrialisation lourde de tout le secteur forestier? Pourquoi, un tel PATERN, et pourquoi, avoir si PEUR de le remettre en question?

Enfin, si c'est la peur de cette menace de FAILLITE TOTALE, il faut la stopper; car, cet argument, qui était la hache que tout le monde avait sur le dessus de la tête ne tient plus la route, depuis, le mois de juin 2010. Ainsi, elle fut écarter, lorsque Fairfax a mis son gros point sur la table, devant le juge Carey, en le menaçant de faillite totale et qu'il retirerait son placement DIP et qu'il ne participerait pas au backstop de 1,5 milliards, s'il n'obtenait pas l'immunité, du juge, pour ses implications un an avant la faillite. Inutile de vous dire, qu'il s'est fait mettre à l'ordre et qu'en plus, la compagnie, s'est fait dire:«Qu'elle n'avait même plus besoin de ce financement, de 1.5 milliard, pour sortir de la faillite, car, elle était déjà assez forte»: Donc, imaginez-vous, qu'après ces révélation, qu'ils ne sont même pas capable de nous donner la moindre garantie pour nos fonds de pension et qu'ils poursuivent encore leur menace contre le petit peuple. Bien! Voyons donc, ça n'a pas de bon sens, et pendant ce temps, on voit les valises qui se remplissent de millions à coup de bonus. ASSURÉMENT, QUE C'EST CONTRE, CELA, QU'IL FAUT SE BATTRE, ET NON, CONTRE NOUS. Il faut certainement arrêter rire du monde et contrer la menace de ce monopole qui est d'une indécence sans précédente. D'autant plus, qu'on se plait à jouer au pauvre avec des actifs de 3.5 milliards; alors, qu'ils en ont pour presque 10 milliards sans compter les 40 millions d'acres de forêts.

En conclusion, inutile de vous dire que syndicalement, les BOTTINES ne suivent plus les BABINES et que l'on se tire dans les pieds en ne voulant pas reconnaître les dangers que représente cette entente. De plus, refusez et essayer de contrer tout droit de parole sur le sujet de cette arnaque; est une preuve, que leurs intérêts sont bien plus institutionnelles, et qu'ils sont des BusinessMan qui défendent plutôt les intérêts capitalistes, que ceux, de la classe ouvrière du peuple canadiens et québécois. Ainsi, la CSN, nous semble très peu bavarde, sur une, de ses rares sortie, elle dit:«Que ce n'est pas leur plan; mais, qu'il faut laisser du temps à Abitibibowater»: En fait, c'est cela que tout le monde veut, mais, pas à n'importe quelle prix. Cependant, refuser de vouloir nous parler, À NOUS, ce petit peuple qui a IRIGÉ LES BASES fondamentale de cette démocratie, on ne les reconnaient plus. Et encore, on utilise la même arme qu'Abitibibowater, de ne pas toucher à cette entente, en nous menaçant de faillite. C'est vraiment RÉVOLTANT de voir une telle attitude. Nos centrales semblent bien plus préoccuper à GÉRER la Caisse de Dépôt de Placement du Québec et leur fonds de solidarité de la CSN et de la FTQ; que de s'occuper des intérêts du petit peuple qui les a mis au monde. Par cette entente, on est entrain de s'organiser pour les faire crever et ils sont en coalition pour nous empêcher de parler. C'est vraiment le comble du ridicule, les Weaver, Evans et Paterson sont sûrement mort de rire, ils ont réussi tout un coup. Ils ne leur restera plus qu'à attendre que la loi passe pour réévaluer les actifs à leur pleine valeur, et à nouveau, ils pourront se justifier de faramineux bonus. C'est comme cela, qu'ils faut comprendre les choses et les dénoncer pour avancer vers une vraie entente qui pourrait convenir à tout le monde; et non faire le jeu, de ce monopole, qui n'est rien d'autre que du TERRORISME ÉCONOMIQUE.

En espérant que cette mise en situation informe, vraiment, la ministre Boulet, sur la réalité de cette faillite. Et pertinemment, elle aura le devoir de rendre une décision éclairée sur l'adoption de cette entente, qui, sans appliquer de garanties, sur nos fonds de pension, serait une erreur impardonnable de la part d'un partie politique au pouvoir; puisque cette compagnie, a suffisamment d'actifs pour valider notre demande.. De plus, elle devrait demander une investigation sur cette faillite et une commission d'enquêtes, car, nous doutons fortement de la bonne foi de tout ce processus de la part d'Abitibibowater.

LA FUSION D'ABITIBICONSOLD ET BOWATER / LE BUREAU DE LA CONCURENCE.

Ce qui est aussi important de mentionner, c'est que pour rassurer les compétiteurs, Abitibibowater a dû faire appel au bureau de la concurence du Canada. Or, comme cette failite sous la LACC a permis de conserver notre monopole intact; et qu'il en est ressorti encore beaucoup plus fort. Sûrement, que des compagnies comme Kruger ont raison de demander les mêmes avantages qu' Abitibibowater. De plus, comme cette faillite nous semble très questionnable. Ils pourraient peut être demander une enquête auprès de ce bureau qui a aussi un pouvoir d'enquêtes et de juridiction. Sûrement, que de ce côté, ils peuvent demander une validation. Et si, après tout, on se réveillerait et que l'on s'appercevrait que tout le monde s'est fait rouler par des requins financiers. Humm!! Sûrement que nous serions tous gagnants.
Je souhaite que Kruger ou un autre concurent, regardent aussi, de près, de ce côté; car, c'est aussi leur Business.
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Site Intéressant à consulter. http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/fra/02511.html

EXTRAIT:Notes d'allocution prononcée par Sheridan Scott Commissaire de la concurrence

Le Bureau l’explique en détail dans ses Lignes directrices pour l’application de la Loi. Ainsi, l’article 92 de la Loi empêche de prendre une décision quant à la probabilité qu’une fusion empêche ou diminue sensiblement la concurrence uniquement en raison de la concentration ou de la part du marché.

Ce point de vue nuancé se reflète dans la façon dont le Bureau procède à l’évaluation des cas. Plus tôt cette année, nous avons annoncé, par exemple, que nous ne nous opposerions pas à la fusion d’Abitibi-Consolidated et de Bowater Incorporated, malgré le fait que la capacité de production de papier journal de l’entreprise fusionnée allait dépasser 35 % dans l’Est du Canada.

Dans ce cas, nous avons tenu compte de ce que la capacité des concurrents de l’entreprise fusionnée est 3,5 fois supérieure à la demande de papier journal, ainsi que du point de vue des clients avertis, qui se sont dits convaincus de pouvoir s’approvisionner en papier journal auprès des autres concurrents s’ils le souhaitaient.
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http://www.bureaudelaconcurrence.gc.ca/eic/site/cb-bc.nsf/fra/02508.html
Fusion entre Abitibi-Consolidated Inc. et Bowater Incorporated

Précis d’information technique

Le 30 octobre 2007