Réponse à la lettre ouverte publiée par Paul Piché dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec le 28 novembre

Paul,

Plusieurs de mes collègues et moi avons lu avec intérêt la lettre que tu as publiée exprimant tes doutes quant à la mise en valeur de la souveraineté du Québec à l’Assemblée nationale. Parce que le Journal de Montréal et le Journal de Québec refusent de publier une réponse qui se veut consensuelle, je profite de l’importance saine et croissante des médias sociaux et l’offre en ligne.

Nous devons nous réjouir que l’actualité ramène à l’avant-plan des échanges constructifs sur la plus importante décision qu’un peuple puisse prendre : s’approprier sa destinée. Le mouvement souverainiste moderne a plus de cinquante ans. Il s’est nourri de la diversité des idées qui y ont cours. Ses succès et ses reculs ont été ponctués par la capacité des acteurs du mouvement à se rallier lors des grands rendez-vous autour de son principal véhicule. Il s’agissait bien sûr du parti de René Lévesque, du Parti Québécois. À cet égard, donc, nous pouvons t’assurer que nous partageons ton inquiétude.

De la culture à l'action politique

Permettez-moi d'aborder un  sujet qui me passionne et m'a emmené vers l'action politique: la culture.

D'emblée, la culture n'est pas que l'art, comme on le croit souvent et selon le sens très raccourci qu'on a tendance à lui donner. Les arts sont une manifestation de la culture, peut-être la plus noble, sûrement la plus touchante, justement parce qu'ils en sont une synthèse, une expression symbolique qui en appelle à nos émotions, et qui, à travers le temps, est à notre âme collective ce que l'histoire est aux faits, aux événements et à la compréhension de notre passé.