Montréal, métropole culturelle!

Je suis très heureuse d'avoir participé aujourd'hui au Rendez-vous 2012 — Montréal, métropole culturelle.

On entend bien des choses à propos de notre métropole ces temps-ci : la corruption, la collusion, la construction. C’est normal, nous sommes en train de faire le ménage. Mais Montréal ne se résume pas à ça.

Le choc des majorités canadienne et québécoise

Dans toute la tourmente politique qui sévit à Québec cette semaine, j’aimerais profiter de ce billet pour mettre de l’avant certains enjeux cruciaux pour l’avenir du Québec et qui ont été en bonne partie occultés dans les circonstances.

Ainsi, le discours du Trône et le dépôt du budget 2011-2012 du gouvernement fédéral contenaient une série de mauvaises nouvelles pour le Québec. Bien sûr, les conservateurs se sont rendus à l’évidence et ont inscrit dans le budget les 2,2 milliards de dollars qui sont dus au Québec pour l’harmonisation des taxes, mais il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une manœuvre de diversion pour faire oublier les autres annonces qui ont été faites par la même occasion.

Le développement économique du Québec mis à mal par le budget 2011-2012

Le budget du 17 mars dernier a reconfirmé, si besoin était, que le gouvernement libéral ne tient pas parole, qu’il ne respecte pas ses engagements. Dans le budget de l’an dernier, le gouvernement avait proposé un pacte aux Québécois : les contribuables feraient leur part de l’effort en payant plus de taxes et tarifs, et en contrepartie, le gouvernement ferait sa part en contrôlant mieux ses dépenses. Malheureusement pour le Québec, ce pacte n’a pas été respecté. Le gouvernement libéral a effectivement augmenté les taxes et tarifs payés par les Québécois, à la hauteur prévue et à la cenne près, mais de son côté, il a lamentablement échoué à reprendre le contrôle des dépenses.

Il s’agit d’un bris de contrat manifeste, à l’image du bris spectaculaire des promesses électorales (pas de déficit, pas de hausses de taxes, pas de pertes à la caisse de dépôt) sur la base desquelles le gouvernement libéral avait été élu. J’en parlais ici le jour même du dépôt du budget, et vos réactions allaient en ce sens.

Un budget qui heurte les citoyens

Malgré « l’affaire Bellemare », nous n’oublions pas le budget Bachand déposé le 30 mars dernier. On l’a constaté rapidement, les citoyens en sont largement insatisfaits et avec raison. Et qu’on ne vienne pas dire que les contribuables sont des éternels insatisfaits ou encore qu’ils ne comprennent pas la complexe réalité des finances publiques.

Au contraire, les Québécois ont depuis longtemps montré leur adhésion à un État impliqué économiquement et socialement. Mais pour maintenir leur adhésion, ils exigent un État performant dirigé par un gouvernement qui donne l’exemple et qui gère avec le plus grand soin chacun des deniers qui lui est confié. Et c’est là que le bât blesse.

Le budget Bachand : autant d’arguments pour la souveraineté!

Le budget Bachand dévoilé hier fait mal. Il fait mal aux familles, à la classe moyenne, aux agriculteurs, aux étudiants, aux chercheurs, aux universités, aux employés de l’État. Il fait mal à tout le monde, en fait, sauf aux grosses entreprises et aux amis du régime. 

Avec l’argent qu’Ottawa nous devait, Jean Charest a baissé les impôts de 950 millions $. C’est ce qu’il ira chercher dans nos poches avec sa taxe Charest – qui doit être approuvée par Ottawa! – et le ticket modérateur en santé. Les libéraux préfèrent favoriser les riches au détriment des plus pauvres. Les libéraux préfèrent fouiller profondément dans les poches des Québécois à cause de l'incompétence de Jean Charest à gérer les finances publiques.

Aujourd’hui, est un « Jour B », comme budget

Le budget d’aujourd’hui passera vraisemblablement à l’histoire. Mais pour toutes les mauvaises raisons. En effet, cette année devrait marquer le retour du déficit dans les finances de l’État.

On le sait, atteindre le déficit zéro a nécessité de prendre des décisions douloureuses. L’objectif était pourtant bien simple : assurer la pérennité des services publics de qualité offerts aux citoyens. Or, cette tâche est un devoir de tous les jours, une responsabilité perpétuelle.

Au cours des dernières années, le Québec aurait pu se préparer en vue des jours plus difficiles que nous vivons maintenant. Par exemple, nous aurions pu profiter de toutes les entrées fiscales possibles, notamment celles rendues disponibles grâce à la baisse de la TPS. Mais non, Jean Charest a préféré réduire encore plus « sa marge de manœuvre » et vider la fameuse « sacoche » de sa ministre des Finances en octroyant des baisses d’impôts. Belle planification!