100 jours au gouvernement : le Québec s'est remis en marche

Après les 100 premiers jours, il est temps de faire le bilan du nouveau gouvernement. Dans un contexte minoritaire où bien des gens croyaient que le gouvernement serait incapable d’avancer, il y a eu au contraire beaucoup d’action.

Remettre la maison en ordre

Dans le cadre de cette campagne électorale, je tiens à rencontrer le plus de Québécois possible : dans les marchés, les restaurants, les festivals, les centres commerciaux et même — eh oui! — dans la rue.

Les gens viennent me voir et ce que j'entends de plus en plus souvent, c'est : « Madame Marois, ça n'a plus de bon sens! Il faut remettre le Québec en ordre! » Oui, il est temps de replacer le Québec sur la bonne voie.

Maîtres chez nous pour le bien commun!

 Depuis quelques années, plusieurs se plaisent à remettre en question le modèle québécois. On se demande si c'est possible de maintenir en place le filet social hérité de la Révolution tranquille.

Évacuons plutôt le Parti libéral

Dans une lettre publiée dans La Presse du 30 septembre, Michael Fortier préconise la tenue d’un référendum tous les 15 ans et plaide « l’évacuation de la question nationale », ce qui permettrait, selon lui, de remanier l’échiquier politique, d’en finir avec « l’homogénéité politique ».

L’idée de congeler la tenue d’un référendum pour 15 ans est irrespectueuse de la démocratie. Il y aura un référendum quand la volonté populaire et le gouvernement en décideront. On se demande d’ailleurs pourquoi M. Fortier ne pousse pas son idée jusqu’au bout en proposant aussi de congeler les élections pendant 15 ans. Le sens du ridicule l’a sans doute arrêté.

Un budget qui heurte les citoyens

Malgré « l’affaire Bellemare », nous n’oublions pas le budget Bachand déposé le 30 mars dernier. On l’a constaté rapidement, les citoyens en sont largement insatisfaits et avec raison. Et qu’on ne vienne pas dire que les contribuables sont des éternels insatisfaits ou encore qu’ils ne comprennent pas la complexe réalité des finances publiques.

Au contraire, les Québécois ont depuis longtemps montré leur adhésion à un État impliqué économiquement et socialement. Mais pour maintenir leur adhésion, ils exigent un État performant dirigé par un gouvernement qui donne l’exemple et qui gère avec le plus grand soin chacun des deniers qui lui est confié. Et c’est là que le bât blesse.

« L'affaire Bellemare » devrait être « l'affaire libérale »! C'est une enquête bien plus large qu'il nous faut

Depuis des mois, le Parti Québécois demande au gouvernement de respecter les Québécois et de demander la tenue d’une commission d’enquête publique sur les allégations de corruption dans le secteur de la construction. Nous avons également amassé des dizaines de milliers de signatures de Québécois mécontents, sous forme d’une pétition déposée à l’Assemblée nationale - la toute première pétition électronique officielle de l'Assemblée nationale.

Depuis des mois, le gouvernement libéral nous sert des réponses incomplètes, et irrespectueuses à l’égard de la population. Des doutes sont soulevés relativement aux méthodes de financement du Parti libéral. Des allégations lient les dons d’entrepreneurs aux lucratifs contrats avec l’État, ce qui contribue à rendre la population de plus en plus cynique face à ce gouvernement et à la politique.

Notre démocratie mérite une enquête publique sur l'industrie de la construction

Nous vous parlons souvent de la nécessité et de l’urgence de tenir une commission d’enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction. Nous avons même lancé une campagne PourUneEnquetePublique.com visant à recenser des écrits sur le sujet et à inciter les Québécoises et les Québécois à signer la pétition officielle de l’Assemblée nationale. http://pouruneenquetepublique.com