L’industrie forestière est un pilier de l’économie québécoise. L’exploitation des forêts a été pendant des décennies, voire près d’un siècle, le moteur de développement économique partout au Québec, stimulant la fondation de nombreuses villes. Il n’est donc pas faux de prétendre que l’industrie forestière, et plus spécifiquement la forêt publique, font partie de notre identité.
Le budget d’aujourd’hui passera vraisemblablement à l’histoire. Mais pour toutes les mauvaises raisons. En effet, cette année devrait marquer le retour du déficit dans les finances de l’État.
On le sait, atteindre le déficit zéro a nécessité de prendre des décisions douloureuses. L’objectif était pourtant bien simple : assurer la pérennité des services publics de qualité offerts aux citoyens. Or, cette tâche est un devoir de tous les jours, une responsabilité perpétuelle.
Au cours des dernières années, le Québec aurait pu se préparer en vue des jours plus difficiles que nous vivons maintenant. Par exemple, nous aurions pu profiter de toutes les entrées fiscales possibles, notamment celles rendues disponibles grâce à la baisse de la TPS. Mais non, Jean Charest a préféré réduire encore plus « sa marge de manœuvre » et vider la fameuse « sacoche » de sa ministre des Finances en octroyant des baisses d’impôts. Belle planification!
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est certainement notre outil collectif de développement le plus puissant. C’est un des leviers économiques importants dont le Québec s'est doté. S’il ne fait aucun doute que la CDPQ est une grande institution économique, nous devons aussi comprendre qu’elle possède pour les Québécois une valeur hautement symbolique. On y fait d’ailleurs généralement référence comme étant « le bas de laine des Québécois ». Ce n’est pas rien!