Nous venons d'accomplir un travail intense. Je tiens à remercier sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont pris part à ce dialogue.
Au cours des 36 dernières heures, nous avons pu établir de nombreux consensus sur des mesures structurantes qui nous permettront de nous engager ensemble vers une société du savoir.
Vous avez la chance de pouvoir lire ce billet mais saviez-vous qu’au Québec, 800 000 Québécois de 16 à 65 ans ont de très faibles compétences en lecture? L’analphabétisme, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas une question d’âge, d’origine, de compétences grammaticales, ou de signer avec un « X ». L’analphabétisme est encore aujourd’hui tabou, pour toutes les difficultés sociales engendrées par ce phénomène.
Alors que le Québec est embourbé dans une crise sans précédent des institutions et que la confiance des citoyens envers le gouvernement est rompue, le premier ministre a choisi de donner de petits bonbons à trois de ses députés en les nommant ministres et a annoncé qu'il n'avait rien à proposer... pour l'instant! En effet, il a annoncé, vendredi dernier, qu'il prorogerait la présente session parlementaire à la fin du mois de février. Se faisant, il a une fois de plus, fait ce à quoi il excelle, servir les intérêts de Jean Charest et non ceux des Québécois.
Au moment où nous aurons repris les leviers de notre État, il nous faudra conduire un seul et même grand projet, celui de l’indépendance du Québec. Cet objectif de nous donner un état national fort et indépendant politiquement est intimement lié aux défis qui sont les nôtres notamment dans le domaine de l’éducation. Les dégâts causés par le régime libéral de Jean Charest auront gravement fragilisé la confiance des Québécois envers leurs élus.
Cette confiance, il nous faudra non seulement la regagner, mais la garder. Nous devrons donc avoir le courage d’annoncer clairement nos intentions et nous engager fermement à réaliser ce que nous aurons annoncé.
L’alphabétisation d’une portion importante de la population québécoise constitue un défi majeur pour notre société qui ne peut plus ignorer cette situation alarmante en jouant à l’autruche.
Les chiffres parlent par eux-mêmes. Plus de 1,3 million de personnes âgées de 16 à 65 ans éprouvent des difficultés avec la lecture et l’écriture. Quatre adultes sur dix ont donc un niveau de littératie insuffisant pour fonctionner adéquatement dans le monde moderne; 800 000 d’entre eux sont totalement analphabètes.
Je vous rappelle que nous sommes en 2010, à l’ère des télécommunications sophistiquées. Cette explosion de la technologie moderne ne doit pas nous aveugler et nous faire perdre de vue que des centaines de milliers de Québécois vivent dans la marginalité en étant incapables d’accomplir des tâches au travail et dans leur vie de tous les jours.
Tout le monde le sait, tout le monde en parle. Les professeurs de l'UQÀM sont en grève.
Les étudiants les appuient.
Le Parti Québécois et Comité national des jeunes également.
Moi aussi.
Et vous?