Tactiques de diversion de Jean Charest: quelle déception!

Alors que le Québec est embourbé dans une crise sans précédent des institutions et que la confiance des citoyens envers le gouvernement est rompue, le premier ministre a choisi de donner de petits bonbons à trois de ses députés en les nommant ministres et a annoncé qu'il n'avait rien à proposer... pour l'instant! En effet, il a annoncé, vendredi dernier, qu'il prorogerait la présente session parlementaire à la fin du mois de février. Se faisant, il a une fois de plus, fait ce à quoi il excelle, servir les intérêts de Jean Charest et non ceux des Québécois.

Commission Bastarache : que retenir des premiers jours d'audience?

Vous comprendrez que dans le contexte actuel, j’ai choisi de vous dire quelques mots au sujet de la première semaine de travaux de la Commission Bastarache. Que retirer de ces premiers jours d’audience ? Quatre choses, principalement.

 

Pourquoi tant de cynisme?

Comme en témoigne un récent sondage publié dans La Presse, les Québécois se sentent floués par les politiciens, ne leur font plus confiance et se qualifient volontairement d’électeurs « cyniques » et « découragés ». J’aimerais donc profiter de la tribune que m’offre le blogue du Parti Québécois afin d’aborder cette crise que nous vivons à l’heure actuelle, en me basant sur mon expérience personnelle de jeune politicien, mais aussi de militant et de citoyen. 

Un budget qui heurte les citoyens

Malgré « l’affaire Bellemare », nous n’oublions pas le budget Bachand déposé le 30 mars dernier. On l’a constaté rapidement, les citoyens en sont largement insatisfaits et avec raison. Et qu’on ne vienne pas dire que les contribuables sont des éternels insatisfaits ou encore qu’ils ne comprennent pas la complexe réalité des finances publiques.

Au contraire, les Québécois ont depuis longtemps montré leur adhésion à un État impliqué économiquement et socialement. Mais pour maintenir leur adhésion, ils exigent un État performant dirigé par un gouvernement qui donne l’exemple et qui gère avec le plus grand soin chacun des deniers qui lui est confié. Et c’est là que le bât blesse.

« L'affaire Bellemare » devrait être « l'affaire libérale »! C'est une enquête bien plus large qu'il nous faut

Depuis des mois, le Parti Québécois demande au gouvernement de respecter les Québécois et de demander la tenue d’une commission d’enquête publique sur les allégations de corruption dans le secteur de la construction. Nous avons également amassé des dizaines de milliers de signatures de Québécois mécontents, sous forme d’une pétition déposée à l’Assemblée nationale - la toute première pétition électronique officielle de l'Assemblée nationale.

Depuis des mois, le gouvernement libéral nous sert des réponses incomplètes, et irrespectueuses à l’égard de la population. Des doutes sont soulevés relativement aux méthodes de financement du Parti libéral. Des allégations lient les dons d’entrepreneurs aux lucratifs contrats avec l’État, ce qui contribue à rendre la population de plus en plus cynique face à ce gouvernement et à la politique.

Notre démocratie mérite une enquête publique sur l'industrie de la construction

Nous vous parlons souvent de la nécessité et de l’urgence de tenir une commission d’enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction. Nous avons même lancé une campagne PourUneEnquetePublique.com visant à recenser des écrits sur le sujet et à inciter les Québécoises et les Québécois à signer la pétition officielle de l’Assemblée nationale. http://pouruneenquetepublique.com