Vers l'électrification de nos transports

Je me suis adressée hier soir au comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ). Je suis toujours heureuse de me retrouver avec eux, de m’entourer de leur énergie, de leur vivacité d’esprit, de leur intelligence.

L’indépendance énergétique : un projet de société

Je l'annonçais ce matin : un gouvernement du Parti Québécois engagera le Québec sur la voie de l’indépendance énergétique. Dès le début de son mandat, le Parti Québécois adoptera une nouvelle stratégie énergétique visant à nous libérer du pétrole étranger.

Les impacts de la Romaine

Le plus important chantier au Québec s’est amorcé depuis plus d’un an à quelques kilomètres au nord de Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord. Bien que sur les planches à dessin d’Hydro-Québec depuis une dizaine d’années, la Minganie vit aujourd’hui la mauvaise planification et la sous-estimation des répercussions du méga chantier de la rivière Romaine. Jamais a-t-on vu un projet d’une telle ampleur dans une MRC de sept petites municipalités et d’à peine plus de 6000 résidents.

À ce jour, quelque 1000 travailleurs s’activent sur le complexe hydroélectrique et les impacts sociaux se multiplient particulièrement dans la municipalité la plus près du chantier : pénurie de logements, manque de places en service de garde, pression sur le centre de santé, achalandage accru sur la route 138. Ciblés depuis des mois, ces impacts étaient pourtant prévisibles et remédiables dans une certaine mesure. Ils ont cependant été minimisés, voire ignorés, par le gouvernement et Hydro-Québec.

À la demande du milieu, la ministre Normandeau a mis en place, en février dernier, un comité interministériel pour pallier ces problématiques pointues. Près d’un an plus tard, les actions concrètes se font toujours attendre.

Rentrée parlementaire : les problèmes du gouvernement Charest s’accumulent

Au cours de la présente semaine s’ouvrira une session parlementaire cruciale. D’abord, de nombreux débats d’importance continueront de meubler l’actualité, tels que ceux portant sur l’éthique, les gaz de schiste, la langue française ou la Commission Bastarache. De plus, et peut-être surtout, au terme de cette session parlementaire automnale, l’actuel gouvernement libéral sera à la moitié du mandat que lui a conféré la population québécoise le 8 décembre 2008. Ce sera donc l’occasion de dresser un bilan de l’action gouvernementale des libéraux.

En attente des décisions

À 9 h 30 ce matin le Centre Bella était bien tranquille. Les négociations se sont poursuivies toute la nuit et il reste, semble-t-il, pas mal de points à résoudre. La plénière de clôture était toujours prévue à 15 h, mais bon. D’ici là, il peut se passer beaucoup de choses! Malheureusement, il paraît difficile de voir adopter aujourd’hui un accord ambitieux et contraignant de réduction des gaz à effets de serre qui répondrait au souhait d’un grand nombre de pays et du Québec.

De la grande et de la petite politique

Je le disais dans un billet précédent, la politique internationale, c'est comme au Québec: certains sont de bonne foi, d'autres ont un agenda caché;  il y a de la grande et de la petite politique partout.

À propos de la prise de bec Guilbeault-Soudas

On a eu droit mardi, sous l’œil attentif des caméras de la CBC qui traînaient par là, à une prise de bec spectaculaire entre Steven Guilbault d’Équiterre et Dimitris Soudas, l’attaché de presse de Stephen Harper. Ce dernier, au nom du gouvernement fédéral, poussé au pied du mur, a faussement accusé l'écologiste de saboter la position canadienne.

Il aurait plutôt dû reconnaître la contribution des ONG du Québec, fortement représentées ici à Copenhague.

Finalement, voilà encore une démonstration que le fédéral est intransigeant et dogmatique face aux intérêts du Québec… et qu'il n’hésite pas à faire preuve de partisanerie déplacée pour parvenir à ses fins. Mais quelles sont-elles exactement? Difficile à dire...

La séance plénière commence enfin et la tension est à son comble

La plénière de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques s'est ouverte aujourd'hui dans une atmosphère tendue parce que les négociations sont difficiles. En effet, de nombreux pays émergents, dont l'Inde et le Brésil, ont exigé que les documents de négociation soient déposés en séance. Devant le mécontentement de plusieurs pays, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a pris la relève de sa ministre de l'environnement comme président de la Conférence.

J'ai assisté à l'arrivée de plusieurs chefs d'États et de gouvernements, plus de 120 sont attendus à Copenhague, dont la très grande majorité prendra la parole lors de la séance plénière.

Seriez-vous surpris si je vous disais que Stephen Harper ne prendra pas la parole et laissera son inflexible ministre de l'Environnement, Jim Prentice, s'adresser à la plénière demain soir? En tout cas, c'est ce qui est annoncé dans le programme de la conférence. Je serai sur place pour tout écouter et vous en reparlerai.

De mal en pis, pour le Canada

Vraiment, le Canada ne s'aide pas. Du coup, il n'aide pas non plus ses citoyens, et surtout pas le Québec. Nous pourrions réécrire la nouvelle, mais le journaliste Louis-Gilles Francoeur résume bien la situation dans un article publié aujourd'hui. En voici un extrait (les liens et les caractères gras sont ajoutés).

C'est bien le Canada qui parle au nom du Québec

Cette deuxième journée à Copenhague a été riche en péripéties. Après quelques heures au froid, j’ai enfin obtenu mon accréditation, le précieux sésame me permettant d’entrer au Bella Center et d’assister aux événements de la Conférence sur le climat.