Je suis bien arrivé à Copenhague; vols sans histoires, pas de valises égarées. Ici, il fait aussi un peu froid. Je ne suis pas trop dépaysé.
Nous avons pris le train au lieu du taxi pour faire le trajet de l'aéroport au centre-ville. Ce fut un charme! Me voici à l'aéroport de Copenhague, après 9 heures de vol. Fatigué mais prêt à entreprendre une belle (et grosse) semaine de travail.
La ville est envahie par des délégations du monde entier. Beaucoup de jeunes militants écolos se sont déplacés pour les négociations. L'atmosphère est bouillonnante. Dès mon arrivée, j'ai eu l'occasion de rencontre des groupes écologistes du Québec. C'est déjà très stimulant!
Chers lecteurs,
À compter d’aujourd’hui, dimanche 13 décembre, j’assiste à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague à titre de porte parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement. Cette semaine, plus de 100 chefs d’État et de gouvernement, accompagnés de leur ministre de l’environnement, se sont donnés rendez-vous pour négocier un nouvel accord sur le climat.
Je repasse dans ma tête toutes ces questions qu’on m’a posées au cours des dernières semaines, en préparation de cette mission :
Certains lecteurs ont laissé des commentaires sur mon billet précédent, faisant le lien entre la survie de l’industrie forestière et l’environnement. Ça me fait penser à l’exposition Bouleaux et Buildings de Raôul Duguay, qui explorait le lien entre culture et nature. En fait, tout est lié à l’environnement, non? Voilà pourquoi on a fini par comprendre que le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de
développement ».
Dire que notre modèle économique est à revoir, surtout en cette période de crise économique, est un euphémisme. Comme c’est le plus souvent dans le malheur que les humains cherchent à améliorer leur sort, peut-être reverrons-nous effectivement notre modèle économique dans cette perspective. Comme le New Deal de Roosevelt a nécessité la crise de 1929…
Toute cette réflexion ne pouvait pas mieux tomber, car aujourd’hui est le Jour de la Terre.