Paul,
Plusieurs de mes collègues et moi avons lu avec intérêt la lettre que tu as publiée exprimant tes doutes quant à la mise en valeur de la souveraineté du Québec à l’Assemblée nationale. Parce que le Journal de Montréal et le Journal de Québec refusent de publier une réponse qui se veut consensuelle, je profite de l’importance saine et croissante des médias sociaux et l’offre en ligne.
Nous devons nous réjouir que l’actualité ramène à l’avant-plan des échanges constructifs sur la plus importante décision qu’un peuple puisse prendre : s’approprier sa destinée. Le mouvement souverainiste moderne a plus de cinquante ans. Il s’est nourri de la diversité des idées qui y ont cours. Ses succès et ses reculs ont été ponctués par la capacité des acteurs du mouvement à se rallier lors des grands rendez-vous autour de son principal véhicule. Il s’agissait bien sûr du parti de René Lévesque, du Parti Québécois. À cet égard, donc, nous pouvons t’assurer que nous partageons ton inquiétude.
Le cinéma québécois a attiré l’attention durant les dernières semaines avec le succès remporté entre autres par le film Incendies du réalisateur Denis Villeneuve. Les prestigieuses nominations et honneurs récoltés par cette œuvre culturelle majeure témoignent somme toute du talent qui anime les créateurs de chez nous.
« Nous sommes quelque chose comme un grand peuple », disait René Lévesque. Ce savoir-faire se manifeste dans plusieurs domaines mais cela est d’autant plus vrai dans le secteur culturel. Il ne faut pas perdre de vue qu’Incendies s’inspire d’une pièce de théâtre du dramaturge Wajdi Mouawad qui a également connu beaucoup de succès. Que ce soit par le biais de la musique, de la danse, du théâtre, du cirque ou du cinéma, notre culture rayonne aux quatre coins du monde.
Permettez-moi d'aborder un sujet qui me passionne et m'a emmené vers l'action politique: la culture.
D'emblée, la culture n'est pas que l'art, comme on le croit souvent et selon le sens très raccourci qu'on a tendance à lui donner. Les arts sont une manifestation de la culture, peut-être la plus noble, sûrement la plus touchante, justement parce qu'ils en sont une synthèse, une expression symbolique qui en appelle à nos émotions, et qui, à travers le temps, est à notre âme collective ce que l'histoire est aux faits, aux événements et à la compréhension de notre passé.
J'ai eu l'occasion ce matin, vendredi, d'interpeller le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Robert Dutil, sur la position des fédéralistes québécois face à l'impasse constitutionnelle, 20 ans après l'échec de l'Accord du Lac Meech.
Le ministre nous a confirmé que les demandes constitutionnelles du gouvernement du Québec ont été «mises en veilleuse». Pour la première fois de l'histoire contemporaine du Québec, un gouvernement admet qu'il n'a plus de demandes constitutionnelles et accepte le statu quo!
J'allais écrire un billet pour rendre hommage à Pierre Falardeau, ce matin, mais j'ai changé d'idée. Pour lui rendre hommage, j'ai plutôt choisi de vous présenter les messages de remerciements, de deuil, d'espoir et d'encouragements écrits par des blogueurs, journalistes ou citoyens.
Voici le billet rédigé par Alexandre Cloutier en réponse aux questions que vous avez formulées dans mon billet sur le Plan pour un Québec souverain.
Toujours plus pour le Québec, comme le souhaite Pauline Marois, c’est à mon sens ranimer la ferveur souverainiste, la fierté de notre pays et le sentiment d’espoir profond que tout est possible. Que « tout peut changer »!
Je sais à quel point mon dernier texte sur la souveraineté a suscité plusieurs réactions. J’ai été étonné de constater que le débat en est rapidement devenu un autour de questions économiques. Je partage aujourd’hui une autre réflexion sur la souveraineté car je crois que depuis quelques années, cette dernière a trop souvent été liée à un désir de donner plus de ressources, de pouvoirs et de facilités de gestion à l’État du Québec.
Ces thèmes ont fortement alimenté le discours et la vision souverainiste. Bien que je puisse reconnaître l’apport de ces différents éléments, je ne suis pas de cette école de pensée. En fait, je ne crois pas qu’un projet de société ou de pays soit un projet de gestion de ressources financières et administration publique. Je suis même assez convaincu que la souveraineté du Québec ne se fonde pas sur une colonne de chiffres et un budget équilibré.
J’aime bien les films québécois. Je considère que nous faisons du très bon cinéma. Quand je suis avec mes filles, je dois aussi me plier à consommer de la « malbouffe cinématographique ». Histoire vécue qui me fait rêver au pays.
Je suis allé au cinéma en fin de semaine, avec mes filles. Nous sommes allées voir un film d’animation américain traduit en France (un classique). Avant de nous diriger vers notre salle de projection, nous avons effectué le passage obligé au comptoir de bouffe (un autre classique).
Depuis toujours, le sport rassemble et soude les peuples. Pour leur part, les sportifs ont toujours été perçus comme des modèles et des héros. Ils vainquent l’adversité, surmontent des obstacles, surpassent les attentes et réalisent les rêves les plus fous des jeunes de tous les âges.
Cette relation entre le sport, les sportifs et le peuple est bien présente chez les Québécois. Chez nous, les Canadiens de Montréal constituent non seulement un élément de notre histoire et de notre identité, mais aussi de notre fierté.
À une certaine époque où être Canadien-français représentait un handicap, des hommes et des femmes ordinaires ont émergé du lot. Ceux-ci sont devenus des sources d’inspiration, démontrant qu’avec de la détermination, de la passion et beaucoup d’énergie, on peut faire abattre tous les murs.