Jean Charest dit souvent que les transferts fédéraux ont augmenté au cours des dernières années.
Ce moment, plusieurs d'entre nous l'attendaient depuis longtemps. Après bientôt dix ans de gouvernement libéral et quatre ans de préparation pour cette élection, voici enfin venu le temps pour les citoyens de choisir, la possibilité pour les Québécois de changer de gouvernement, changer de direction et changer de pays!
Le budget du 17 mars dernier a reconfirmé, si besoin était, que le gouvernement libéral ne tient pas parole, qu’il ne respecte pas ses engagements. Dans le budget de l’an dernier, le gouvernement avait proposé un pacte aux Québécois : les contribuables feraient leur part de l’effort en payant plus de taxes et tarifs, et en contrepartie, le gouvernement ferait sa part en contrôlant mieux ses dépenses. Malheureusement pour le Québec, ce pacte n’a pas été respecté. Le gouvernement libéral a effectivement augmenté les taxes et tarifs payés par les Québécois, à la hauteur prévue et à la cenne près, mais de son côté, il a lamentablement échoué à reprendre le contrôle des dépenses.
Il s’agit d’un bris de contrat manifeste, à l’image du bris spectaculaire des promesses électorales (pas de déficit, pas de hausses de taxes, pas de pertes à la caisse de dépôt) sur la base desquelles le gouvernement libéral avait été élu. J’en parlais ici le jour même du dépôt du budget, et vos réactions allaient en ce sens.
Alors que le Québec est embourbé dans une crise sans précédent des institutions et que la confiance des citoyens envers le gouvernement est rompue, le premier ministre a choisi de donner de petits bonbons à trois de ses députés en les nommant ministres et a annoncé qu'il n'avait rien à proposer... pour l'instant! En effet, il a annoncé, vendredi dernier, qu'il prorogerait la présente session parlementaire à la fin du mois de février. Se faisant, il a une fois de plus, fait ce à quoi il excelle, servir les intérêts de Jean Charest et non ceux des Québécois.
Que nous réserve la prochaine session parlementaire ? Une chose est certaine, celle de l’automne dernier nous a laissé un goût amer : entêtement, dérive, faux-fuyants, méfiance, irrespect, il n’y a pas assez de mots pour évoquer l’insatisfaction profonde ressentie face à Jean Charest. Son gouvernement atteint d’ailleurs ces temps-ci des records d’impopularité. Triste performance !
Nous avons tous entendu en ce début d’année 2011, dans nos familles comme dans nos circonscriptions, des phrases du genre « Il faut que ça change ». Bien sûr, cela n’est pas très précis, cela ne dit pas clairement où aller et comment. Mais cela indique un «ras-le-bol» généralisé, qu’on imagine mal s’apaiser de lui-même. Il faut que cela change donc; oui, mais encore ?
Le premier ministre a une idée : proroger la session et nous offrir un discours inaugural. Au lieu de poursuivre le travail entamé, on efface l’ardoise, on recommence, mais pour faire quoi au juste ? Qui va vraiment croire à la pureté de ses intentions ? Puis une autre idée : rebrasser les cartes du cabinet des ministres, comme un illusionniste, pour détourner l’attention. Je crois plutôt que c’est un leurre, une mise en scène dédiée aux apparences de changements, avec des objectifs ronflants censés nous endormir.
Au cours de la présente semaine s’ouvrira une session parlementaire cruciale. D’abord, de nombreux débats d’importance continueront de meubler l’actualité, tels que ceux portant sur l’éthique, les gaz de schiste, la langue française ou la Commission Bastarache. De plus, et peut-être surtout, au terme de cette session parlementaire automnale, l’actuel gouvernement libéral sera à la moitié du mandat que lui a conféré la population québécoise le 8 décembre 2008. Ce sera donc l’occasion de dresser un bilan de l’action gouvernementale des libéraux.
Vous comprendrez que dans le contexte actuel, j’ai choisi de vous dire quelques mots au sujet de la première semaine de travaux de la Commission Bastarache. Que retirer de ces premiers jours d’audience ? Quatre choses, principalement.
J'ai eu l'occasion ce matin, vendredi, d'interpeller le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Robert Dutil, sur la position des fédéralistes québécois face à l'impasse constitutionnelle, 20 ans après l'échec de l'Accord du Lac Meech.
Le ministre nous a confirmé que les demandes constitutionnelles du gouvernement du Québec ont été «mises en veilleuse». Pour la première fois de l'histoire contemporaine du Québec, un gouvernement admet qu'il n'a plus de demandes constitutionnelles et accepte le statu quo!
Le budget Bachand dévoilé hier fait mal. Il fait mal aux familles, à la classe moyenne, aux agriculteurs, aux étudiants, aux chercheurs, aux universités, aux employés de l’État. Il fait mal à tout le monde, en fait, sauf aux grosses entreprises et aux amis du régime.
Avec l’argent qu’Ottawa nous devait, Jean Charest a baissé les impôts de 950 millions $. C’est ce qu’il ira chercher dans nos poches avec sa taxe Charest – qui doit être approuvée par Ottawa! – et le ticket modérateur en santé. Les libéraux préfèrent favoriser les riches au détriment des plus pauvres. Les libéraux préfèrent fouiller profondément dans les poches des Québécois à cause de l'incompétence de Jean Charest à gérer les finances publiques.
« Nous sommes profondément déçus que la communauté internationale n’ait pu arriver à une entente hier à Copenhague, a déclaré Scott McKay, porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, au lendemain de la fin des négociations sur les changements climatiques.