À propos de la prise de bec Guilbeault-Soudas

On a eu droit mardi, sous l’œil attentif des caméras de la CBC qui traînaient par là, à une prise de bec spectaculaire entre Steven Guilbault d’Équiterre et Dimitris Soudas, l’attaché de presse de Stephen Harper. Ce dernier, au nom du gouvernement fédéral, poussé au pied du mur, a faussement accusé l'écologiste de saboter la position canadienne.

Il aurait plutôt dû reconnaître la contribution des ONG du Québec, fortement représentées ici à Copenhague.

Finalement, voilà encore une démonstration que le fédéral est intransigeant et dogmatique face aux intérêts du Québec… et qu'il n’hésite pas à faire preuve de partisanerie déplacée pour parvenir à ses fins. Mais quelles sont-elles exactement? Difficile à dire...

La séance plénière commence enfin et la tension est à son comble

La plénière de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques s'est ouverte aujourd'hui dans une atmosphère tendue parce que les négociations sont difficiles. En effet, de nombreux pays émergents, dont l'Inde et le Brésil, ont exigé que les documents de négociation soient déposés en séance. Devant le mécontentement de plusieurs pays, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a pris la relève de sa ministre de l'environnement comme président de la Conférence.

J'ai assisté à l'arrivée de plusieurs chefs d'États et de gouvernements, plus de 120 sont attendus à Copenhague, dont la très grande majorité prendra la parole lors de la séance plénière.

Seriez-vous surpris si je vous disais que Stephen Harper ne prendra pas la parole et laissera son inflexible ministre de l'Environnement, Jim Prentice, s'adresser à la plénière demain soir? En tout cas, c'est ce qui est annoncé dans le programme de la conférence. Je serai sur place pour tout écouter et vous en reparlerai.

De mal en pis, pour le Canada

Vraiment, le Canada ne s'aide pas. Du coup, il n'aide pas non plus ses citoyens, et surtout pas le Québec. Nous pourrions réécrire la nouvelle, mais le journaliste Louis-Gilles Francoeur résume bien la situation dans un article publié aujourd'hui. En voici un extrait (les liens et les caractères gras sont ajoutés).

C'est bien le Canada qui parle au nom du Québec

Cette deuxième journée à Copenhague a été riche en péripéties. Après quelques heures au froid, j’ai enfin obtenu mon accréditation, le précieux sésame me permettant d’entrer au Bella Center et d’assister aux événements de la Conférence sur le climat.

À Copenhague comme au Québec

Je suis bien arrivé à Copenhague; vols sans histoires, pas de valises égarées. Ici, il fait aussi un peu froid. Je ne suis pas trop dépaysé.

Nous avons pris le train au lieu du taxi pour faire le trajet de l'aéroport au centre-ville. Ce fut un charme! Me voici à l'aéroport de Copenhague, après 9 heures de vol. Fatigué mais prêt à entreprendre une belle (et grosse) semaine de travail.

La ville est envahie par des délégations du monde entier. Beaucoup de jeunes militants écolos se sont déplacés pour les négociations. L'atmosphère est bouillonnante. Dès mon arrivée, j'ai eu l'occasion de rencontre des groupes écologistes du Québec. C'est déjà très stimulant!

Toute la semaine en direct de Copenhague

Chers lecteurs,
 
À compter d’aujourd’hui, dimanche 13 décembre, j’assiste à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague à titre de porte parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement. Cette semaine, plus de 100 chefs d’État et de gouvernement, accompagnés de leur ministre de l’environnement, se sont donnés rendez-vous pour négocier un nouvel accord sur le climat.
 
Je repasse dans ma tête toutes ces questions qu’on m’a posées au cours des dernières semaines, en préparation de cette mission :

  • Pensez-vous vraiment que tous les pays arriveront à s’entendre?
  • Se pourrait-il qu’on exagère quand on parle des changements climatiques?
  • Est-ce que tout ça va vraiment donner quelque chose?