Je pourrais publier un texte sur le 20 mai 1980; date du premier référendum sur la souveraineté du Québec. Je ne le ferai pas parce que je ne suis pas un partisan de la nostalgie ni même des commémorations répétées des dates historiques que notre peuple a traversées. Je n’aime pas parler «d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…» Je préfère de loin organiser les prochains rendez-vous historiques que de pleurer les précédents.
Pour certains, c’est Victoria Day, pour d’autres, c’est encore la fête de Dollard, mais en réalité au Québec, aujourd’hui, c’est la Fête des Patriotes. C’est bien plus qu’une journée de congé, c’est un moment idéal pour se souvenir de l’apport de ceux qui ont donné leur vie pour bâtir ici une société plus libre et plus démocratique.
Récemment, le président français Nicolas Sarkozy effectuait un tournant radical dans la politique de la République française à l'égard du Québec. Sans entrer dans les détails de cet événement, ce changement nous indique à quel point il faut sans cesse maintenir nos relations internationales et notre travail d’échange et d’explication de ce qu’est la souveraineté du Québec
Ainsi, le travail incroyable des députés ne doit pas soustraire le Parti et son exécutif à demeurer actifs dans ses relations avec les différents partis politiques du monde.
Je suis sur la route toute la journée, je me promène de Québec à Joliette à Montréal pour le travail (oui, oui, je ne suis pas seulement président de l'exécutif national du Parti Québécois, j'ai aussi deux enfants et un emploi à temps plein!). Mais je n'ai pas pu m'empêcher de partager avec vous cet article sur lequel je suis tombé par hasard.
Je sais à quel point mon dernier texte sur la souveraineté a suscité plusieurs réactions. J’ai été étonné de constater que le débat en est rapidement devenu un autour de questions économiques. Je partage aujourd’hui une autre réflexion sur la souveraineté car je crois que depuis quelques années, cette dernière a trop souvent été liée à un désir de donner plus de ressources, de pouvoirs et de facilités de gestion à l’État du Québec.
Ces thèmes ont fortement alimenté le discours et la vision souverainiste. Bien que je puisse reconnaître l’apport de ces différents éléments, je ne suis pas de cette école de pensée. En fait, je ne crois pas qu’un projet de société ou de pays soit un projet de gestion de ressources financières et administration publique. Je suis même assez convaincu que la souveraineté du Québec ne se fonde pas sur une colonne de chiffres et un budget équilibré.
Certains lecteurs ont laissé des commentaires sur mon billet précédent, faisant le lien entre la survie de l’industrie forestière et l’environnement. Ça me fait penser à l’exposition Bouleaux et Buildings de Raôul Duguay, qui explorait le lien entre culture et nature. En fait, tout est lié à l’environnement, non? Voilà pourquoi on a fini par comprendre que le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de
développement ».
Dire que notre modèle économique est à revoir, surtout en cette période de crise économique, est un euphémisme. Comme c’est le plus souvent dans le malheur que les humains cherchent à améliorer leur sort, peut-être reverrons-nous effectivement notre modèle économique dans cette perspective. Comme le New Deal de Roosevelt a nécessité la crise de 1929…
Toute cette réflexion ne pouvait pas mieux tomber, car aujourd’hui est le Jour de la Terre.
Mes premiers textes m’ont apporté tellement d’opinions et de critiques constructives que c’est avec enthousiasme (et à la demande générale) que j’ouvre avec vous une série de réflexions sur le thème de la souveraineté du Québec.
Il est clair que je ne suis pas à ma première réflexion sur la souveraineté et sur le mouvement souverainiste, mais cette fois, je réfléchirai avec vous. Ainsi, dans les prochaines semaines je veux regarder avec vous le mouvement souverainiste en abordant sa structure et sa relation avec le PQ, son idéologie et son défi d’actualisation du discours. Il sera important aussi de réfléchir ensemble sur les défis de ce mouvement comme sa modernisation et son recadrage dans un contexte de mondialisation.
J’aime bien les films québécois. Je considère que nous faisons du très bon cinéma. Quand je suis avec mes filles, je dois aussi me plier à consommer de la « malbouffe cinématographique ». Histoire vécue qui me fait rêver au pays.
Je suis allé au cinéma en fin de semaine, avec mes filles. Nous sommes allées voir un film d’animation américain traduit en France (un classique). Avant de nous diriger vers notre salle de projection, nous avons effectué le passage obligé au comptoir de bouffe (un autre classique).
Le film Dédé à travers les brumes, inspiré de la vie du chanteur André « Dédé » Fortin, est apparu sur nos écrans la fin de semaine dernière. Rassurez-vous, loin de moi l’idée de me transformer en critique de film… Je veux plutôt vous parler de la signification des Colocs et de Dédé Fortin dans ma vie de jeune militant souverainiste.