Vive l’artiste, vive l’artiste libre!
Avez-vous écouté le gala des prix Gémeaux? Vive Emmanuel Bilodeau!
On en veut plein d’autres artistes qui le disent haut et fort! Et pas juste des artistes.
Je tente de mettre la main sur le clip et je l’ajoute ici.
Vous pouvez lire aussi le Blogue de la République qui a fait un élogieux billet sur Emmanuel Bilodeau.


10 septembre 2007 à 5:35
Je ne fus pas le seul à avoir apprécié lesdits remerciements d’Emmanuel Bilodeau qui ont été chargés de passion. J’ai moi aussi écrit un court billet à propos de cette allocution.
http://blogue101.blogspot.com/
10 septembre 2007 à 20:35
JE ME SOUVIENS !!!
Souvenez-vous.
Je suis jeune, mais je suis vieux ; je parle le français et pratique l’anglais. Je suis une minorité dans un grand pays, mais je suis la majorité parmi les miens. J’ai à cœur ma langue, j’ai en tête un rêve : un rêve oublié par une génération, un projet inachevé par mes prédécesseurs.
Je n’oublie pas d’où je viens, je n’oublie pas nos bâtisseurs. Jamais ils ne sont sortis vainqueurs, et étonnamment, encore aujourd’hui cette langue nous parlons. Soyons-en fiers, parlons-en fort, pour que jamais nous n’oubliions.
De la lame de Montcalm à la verve de Bourgault, en passant par l’humilité de Lévesque, notre chemin s’est dessiné. Nos racines ils ont arrosées et l’arbre a poussé. Bien à vous d’en récolter les fruits et d’en semer les graines, car si aujourd’hui vous en parlez avec peine, moi je le sens dans mes veines.
Souvenez-vous d’où vous venez, souvenez-vous du fleurdelisé. Ce drapeau qui est le nôtre, maintes et maintes fois piétiné, mais qui est resté, est symbole de notre fierté. Bien enfouie au fond de vous, l’idée ne demande qu’à ressurgir, le lys a besoin d’être arrosé.
J’ai beau être jeune et inexpérimenté, j’ai beau être la risée de l’autre côté, mais d’ici je les entends et les comprends, ils rigolent, ils se moquent, mais eux ne comprennent rien à notre parler et à nos idées. Ils nous traitent de rêveurs et d’extrémistes, moi je leur fais un doigt d’honneur et leur dis ceci :
Je suis bleu et francophone, je suis fier et Québécois, je gueule comme Pierre et je vous regarde comme René. J’ai le fleuve et l’érable, je n’ai rien à vous envier. Je me suis agenouillé pour ne pas me faire tuer, pour que mes enfants puissent vivre, pour que mes enfants puissent continuer là où j’ai été arrêté. J’ai appris votre langage, j’ai travaillé pour vous à la sueur de mon front et maintenant je me suis relevé ! J’ai failli oublier, j’ai failli être assimilé !!! Vous pouvez bien rire, vous pouvez bien nous ridiculiser, mais en vérité, c’est moi qui ai gagné !
Maintenant je dis à mes frères, à mes sœurs, aux peuples d’outremer qui se sont joints à nous et aux premières nations qui nous ont précédés : cette terre a une histoire, une épopée qui est loin d’être terminée. Nous n’avons et n’aurons peut-être pas un pays, mais pour le passé, dans le présent et pour le futur, restons debout et souvenons-nous.
Shawn Sirois
11 septembre 2007 à 9:50
@Shawn Sirois,
Cette voix que tu nous fais entendre.
Ce grand respect de notre histoire et de ce qu’elle doit devenir.
Cette volonté que tu exprimes au nom de la jeunesse du Québec.
Ce cri d’urgence à s’assumer en tant que nation (la vraie).
Cet enthousiasme qui nous arrive à travers tes propos nous amène un vent de
fraîcheur venant d’une autre génération.
Cette grande lucidité à travers tes mots pour le dire nous émeut, nous redonne de
l’espoir.
Ce message, ton message, Shawn, nous présente un beau défi pour toi et ta
génération, une force nouvelle pour faire avancer le Québec et en faire un pays.
Car ta génération le fera ce pays, en te lisant on y croit plus que jamais.
Le Québec a besoin de toi , la noblesse de tes propos nous le prouve!
11 septembre 2007 à 11:46
Emmanuel Bilodeau est décidément quelqu’un de bien.
11 septembre 2007 à 21:41
Bonjour à tous,
J’espère que le message qu’Emmanuel Bilodeau à livré à la communauté artistique aura des répercussion dans la conscience des gens. Moi, personnelement quand je l’ai entendu j’ai eu des frissons de joie qui ont parcouru tout mon corps et l’euphorie s’est emaprée de moi, voir que des gens y croient toujours ça m’a fait un bien fou. Je n’ai peut-être que 18 ans, mais je ne me gêne pas de crier ma volonté de faire un pays du Québec. J’espère que d’autres comme Emmanuel feront la promotion de la souveraineté devant les médias, car il faut en parler, en faire la promotion, car c’est la seule façon que l’on pourra atteindre notre objectif.
Vive Emmanuel Bilodeau et
VIVE LE QUÉBEC LIBRE
Nicholas