De la gadoue
Voici quelques trucs en rafales, pour célébrer l’arrivée de la gadoue…
Essence
Le ministre Béchard sort de piste. Croit-il que c’est en demandant de la nouvelle paperasse aux propriétaires de stations-service qu’on va éviter des hausses injustifiées? Ce projet de loi ne permettra pas aux consommateurs de payer l’essence moins cher, car la bonne voie pour y arriver n’est pas celle des petits détaillants, mais bien des multinationales. Ce projet de loi sera soumis à une consultation en commission parlementaire et le ministre devra répondre de ses choix.
L’ADQ se sert d’enfants pour se créer son propre scandale à l’Assemblée
Le parti de Mario Dumont aurait utilisé des enfants pour se créer son propre scandale à l’Assemblée nationale. Oui, je sais, cette histoire passe inaperçue (j’ose à peine imaginer le traitement médiatique qu’aurait reçu le PQ si…). En gros, on apprend que la fillette qui a envoyé une lettre à la ministre Courchesne dénonçant le pitoyable état des dictionnaires et le jeune porte-parole du mouvement pour le financement des dictionnaires, une affaire que Mario Dumont s’est empressé de récupérer à l’Assemblée nationale en parlant de ces jeunes forcés de «vendre des barres de chocolat et des bouteilles vides pour payer leurs dictionnaires dans les écoles», sont des enfants du giron de députés adéquistes.
Commission Bouchard-Taylor
Comment a-t-on pu laisser Dumont et Charest oser dire que le PQ nuisait à la réputation du Québec avec son projet de loi sur l’identité québécoise alors qu’avec la Commission Bouchard-Taylor, la population discute sans aucun repère d’un sujet aussi délicat, et ce, tous les jours à la télé! Justement, ce projet de loi en est un repère! Dire que Dumont et Charest ont refusé que les élus en discutent, mais la population, elle, c’est correct qu’elle s’y perde?
Autoroute 25
Après avoir assuré que les PPP seraient d’une transparence exemplaire, Québec a décidé de mettre sous le sceau de confidentialité le contrat signé le 13 septembre par la ministre des Transports Julie Boulet et les promoteurs du prolongement de l’autoroute 25.


21 novembre 2007 à 22:56
@ Blogueuse du PQ,
Ce soir, j’ai un peu de gadoue sur le coeur, alors je vais l’exprimer, si vous
permettez. La sortie mesquine de madame la sénatrice Céline Hervieux-Payette et sa politicaillerie, en comparant la somptueuse résidence de Mulroney et le château de Pauline Marois : manque de classe, qu’elle continue sa croisade pour sauver la peau de son cher Stéphane Dion!!!
La petite boutade du ministre Claude Béchard, aujourd’hui, au sujet du Parti québécois,
démagogique et décevant, des fois tu regardes aller un ministre et paf… une phrase et
il vient de te décevoir dans l’estime…
La ministre, Julie Boulet. Excusez-moi mais j’ai trouvé ça lâche de sa part (Le garde du corps et chauffeur, n’est qu’un valet sans importance…je sauve ma peau… un peu le message que l’on retient de cette ministre, Bravo madame! ).
La députée de l’ADQ, Catherine Morissette lors de sa sortie publique, cette semaine,
vous êtes intelligente, mais vous avez encore des croûtes à manger dans la profondeur de vos analyses. (Imaginez , pendant un instant, un gouvernement adéquiste qui est en train de diriger le Québec !)
Le très Honorable Jean Chrétien, qui semble en paix avec lui-même, peut-être, mais
l’est-il en paix avec nous….québécois??? Il ne m’inspire pas et… ce serait porter atteinte
à nos mémoires que de lire ses propres mémoires.
Les grands hommes et les grandes femmes qui passent en politique sont ceux et celles
qui sont exigeants envers eux-mêmes, les autres n’en ont aucune.
25 novembre 2007 à 11:12
Voici un petit texte extrait de Cyberpresse:
Isabelle Hachey
La Presse
Toronto
Emmanuelle Manigat est née à Montréal et a grandi sur la Rive-Sud. Il y a un peu plus d’un an, cette jeune mère de famille, noire et musulmane, a déménagé à Mississauga, en banlieue de Toronto. Le Québec, dit-elle, la tuait à petit feu.
Les regards soutenus à cause de son hijab, le «défoulement populaire» qu’est devenue la commission Bouchard-Taylor, «je n’avais plus envie de ça. Je me suis dit: le monde est vaste, si je peux vivre à un endroit où c’est plus facile pour moi et ma famille, pourquoi pas?»
Pour Mme Manigat, le choix de Toronto s’est imposé naturellement. La capitale ontarienne, explique-t-elle, fait tout pour plaire à sa communauté musulmane. «Par exemple, chaque année, il y a un Muslim Day au parc thématique Canada’s Wonderland. Imaginez une journée musulmane à La Ronde; tout le monde aurait paniqué!»
Si Toronto est si «accommodante», c’est d’abord une question de démographie, dit le conseiller municipal Joe Mehivc. «En 2002, nous avons passé un cap important de notre histoire, quand la population blanche de la ville est devenue minoritaire. Aujourd’hui, de 55% à 60% de la population est non blanche.»
Résultat, «il n’y a pas de débat à Toronto à propos des accommodements raisonnables. Cela n’existe pas. Il y a trop de races pour qu’il y ait du racisme», soutient Michael Adams, président du groupe de recherche Environics. La ville est devenue si cosmopolite que «même les restaurants chinois servent de la viande halal!» dit Mme Manigat.
Pas si rose
Malgré tout, l’Ontario est loin d’être un nirvana pour les immigrés. Le débat qui a lieu au Québec «reflète des inquiétudes qui existent ici aussi», selon Jeffrey Reitz, directeur du département d’études ethniques à l’Université de Toronto.
À preuve, l’énorme levée de boucliers provoquée par la promesse du chef conservateur John Tory de financer les écoles confessionnelles de l’Ontario à même les fonds publics, lors de la récente campagne électorale provinciale.
La controverse, qui a finalement eu raison de M. Tory, a révélé un profond malaise collectif, selon Margaret Wente, chroniqueuse au Globe and Mail. Toronto, écrivait-elle en octobre, est devenue «une ville de ghettos religieux et ethniques de plus en plus séparés. Alors, la question du financement des écoles s’est transformée en référendum sur la sorte de province dans laquelle nous voulons vivre. Devinez quoi? Nous ne voulons plus être une mosaïque, après tout.»
Seulement un Ontarien sur cinq (21,6%) pense qu’il est raisonnable d’accommoder les minorités religieuses et ethniques, selon un récent sondage effectué par l’Institut de recherche en politiques publiques. La moitié d’entre eux (49,6%) estiment plutôt que les immigrés devraient s’adapter totalement à la culture canadienne.
Cet état d’esprit se reflète clairement dans les lettres publiées cette semaine dans le Toronto Star à la suite de la suspension de Halima Muse, une gardienne de sécurité musulmane de l’aéroport Pearson. Mme Muse a été suspendue pour avoir rallongé sa jupe de quelques centimètres afin de couvrir ses mollets. «L’uniforme devrait être le même pour toutes les employées, écrit Kent Chapman, de Toronto. C’est comme cela que cela fonctionne au Canada. Si les immigrés n’aiment pas ça, ils n’ont qu’à retourner d’où ils viennent.» La plupart des lettres sont de la même eau.
Plus inquiétant, les crimes haineux envers les musulmans ont augmenté à Toronto, surtout depuis l’arrestation, en juin 2006, de 17 jeunes hommes accusés d’avoir planifié des attentats terroristes dans la métropole. Des mosquées et des écoles islamiques ont été vandalisées. «Ce n’est pas très rassurant», admet M.D. Khalid, responsable d’une mosquée de Mississauga attaquée à deux reprises cet été.
Les universités ontariennes ne sont pas à l’abri. Un récent rapport de la Fédération canadienne des étudiants fait état de douzaines de cas de vandalisme et d’attaques ciblant les musulmans. «Les exemples d’islamophobie ne sont pas des cas isolés, conclut le rapport. La discrimination envers les étudiants musulmans est une caractéristique systémique du système d’éducation postsecondaire de l’Ontario.»
Voilà pourquoi à mon avis une politique mieux défini (comme le projet de loi de Mme Marois) est nécessaire. La journée où à Montréal on se retrouve comme à Toronto, il sera trop tard pour faire quelque chose. Si Toronto est le parfait exemple de l’intégration au Canada, il faudrait revoir la définition d’intégration. Pour les Torontois l’accomodement religieux va devenir la normalité parce que les communautés d’origine immigrantes, sont maintenant la majorité. Trop tard pour eux, il est encore temps pour nous.
Lorsqu’on fait le constat suivant, c’est que l’intégration dans un contexte de multiculturalisme, c’est déjà trop tard pour revenir en arrière, le résultat: la montée du racisme chez les Ontariens de souche.
‘’selon Margaret Wente, chroniqueuse au Globe and Mail. Toronto, écrivait-elle en octobre, est devenue «une ville de ghettos religieux et ethniques de plus en plus séparés.'’
Arnold