Moins d’enfants pauvres au Québec grâce au Parti Québécois
Bien entendu, il y a encore beaucoup à faire. Mais nous devons être fiers des résultats de la récente étude de Campagne 2000 qui démontre que le taux de pauvreté au Québec chez les moins de 18 ans est le plus faible au Canada.
Selon l’étude, cette réduction de la pauvreté infantile au Québec est en grande partie le résultat des politiques familiales du Parti Québécois, plus particulièrement celui des garderies à 7$ (de Pauline Marois) :
«En 1997, le gouvernement a adopté de nouvelles mesures de soutien à la famille, notamment il a étendu le réseau des services de garde abordables, amélioré la prestation pour enfants et bonifié les congés parentaux.»
Nous pouvons tous être mauditement fiers de nos choix et de nos prises de décision basées sur nos valeurs sociales-démocrates.
L’étude est catégorique : «Les services de garde abordables et de qualité favorisent le mieux-être et l’épanouissement des enfants, tout en permettant à leurs parents de travailler ou de se perfectionner. Un système universel de services de garde constitue un volet essentiel d’une stratégie globale de réduction de la pauvreté».
Et vlan pour Mario! Dire que sa solution est un chèque de 100$ aux familles, envoyé comme ça, sans aucune vision globale. Quel parti irresponsable…


26 novembre 2007 à 15:46
Et dans les dents de David et Khadir, aussi!
26 novembre 2007 à 15:56
Il faut le dire fort ça! C’est du concret. Ce sont les mesures du PQ qui sont venues faire la différence. 1+ 1 = réduction de la pauvreté. Aucun autre parti ne peut récupérer ça.
Et la Canada avait promis de le faire et a échoué!
Parlez-moi de cela! De l’efficacité pure et incontestable d’un parti de centre-gauche!
26 novembre 2007 à 17:53
On ne fait presque plus d’enfants au Québec, c’est peut-être une triste façon de les prétendre moins pauvres ?
Madame Marois, pour contrer la baisse démographique, quand aurons-nous une politique nationale de natalité ?
26 novembre 2007 à 18:08
Je ne comprends pas votre commentaire Wilfred? Bien sûr que c’est un calcul qui tient compte du ratio.
Et pour votre 2e commentaire, si je comprends bien, vaut mieux ne rien faire du tout comme les autres partis que faire quelque chose qui ne répond pas nécessairement à tous les problèmes? Autrement dit, si Mme Marois n’a pas la solution complète pour la baisse démographique (car moins de pauvreté et des politiques familiales comme la boniefication des congés parentaux, ça devrait aider justement…), on ne considère pas des mesures qui ont eu des effets nettement positifs comme des réussites?
On n’est pas sorti du bois…
26 novembre 2007 à 18:09
Je partage le souci de M. Landry par rapport à la dénatalité québécoise (il préfère utiliser l’euphémisme «vieillissement de la population»). Je suis cependant moins sûr que ses recettes soient efficaces et équitables.
En 1997, le gouvernement québécois a éliminé l’allocation à la naissance. La ministre de la Famille et de l’Enfance, Nicole Léger, a qualifié ce programme «d’échec lamentable». Deux rapports bien étayés, celui du CREFE en 2001 et celui de l’Institut CD Howe en 2002, concluaient pourtant que l’allocation à la naissance avait eu des effets importants sur la fécondité.
Le diagnostic cinglant de la ministre s’explique sans doute par des réticences fréquentes exprimées par le Conseil de la femme à toute politique nataliste efficace. En 1982, Claire Bonenfant, présidente du Conseil de la femme, avait demandé, au sujet d’une politique avec de timides conséquences natalistes: «Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée» [comme s’il s’agissait là d’une tare!] cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale?»
Le nouveau programme est-il un succès? Il s’agit essentiellement du système des garderies à 5 $. Ce programme coûte actuellement autour de un milliard de dollars par an, soit le coût du programme de «bébé-bonus» pendant six ans. D’ici deux ans, le gouvernement compte ajouter 60 000 autres places subventionnées, ce qui devrait porter les coûts publics à deux milliards par an.
Garderies à 5 $: inefficaces
En ce qui concerne la natalité, il est intéressant de remarquer que l’introduction du programme des garderies ne s’est pas accompagnée d’un regain de fécondité, contrairement au programme de primes à la naissance. Le taux de fécondité était alors passé de 1,37 (1986) à 1,66 (1992). Que se passe-t-il depuis sa suppression par le PQ? Le taux de fécondité a baissé par rapport à la dernière année du «lamentable échec» et gravite ces quatre dernières années autour de 1,45. Le ministre d’État à la population, M. Trudel, remarquait lui-même récemment «qu’en 2001, seuls 73 500 nouveau-nés avaient vu le jour chez nous, alors qu’il y a à peine cinq ans, on en comptait 85 000». L’inefficacité du nouveau programme phare du gouvernement québécois ne devrait pas surprendre car il n’incite pas à avoir plus d’enfants mais à retourner le plus rapidement possible au travail, ce qui pourrait bien être contradictoire.
Notons, au passage, l’inexplicable enthousiasme de M. Landry, qui déclarait samedi à La Presse: «Déjà les garderies à 5 $ étaient une révolution. La natalité a augmenté pour la première fois en 30 ans l’an dernier et je suis sûr que c’est à cause de cela.» Cette hausse fut médiocre (9,7 à 9,9) et elle n’est en rien la première depuis 30 ans. Comme on l’a vu pour la fécondité, elle avait augmenté de 13,2 (1989) à 14 (1990). Quant à la cause de ce très petit regain, on se demande bien sur quelle étude M. Landry s’appuie, car cette minuscule augmentation peut tout aussi bien être non significative ou due à la récente embellie économique.
Le gouvernement semble vouloir nationaliser le système de garderie alors que les garderies privées et le milieu informel de garde (assuré, par exemple, par la famille ou les voisins) s’avèrent nettement moins coûteux et plus souples. Il faut se méfier des systèmes basés sur la gratuité (déguisée ici): ils sont sources de blocage économique, ont un effet boomerang sur la distribution et limitent le libre choix. Il aurait été plus efficace de simplement transférer les sommes considérables en jeu à toutes les familles et de leur laisser le choix du mode de garde de leurs enfants.
Garderies à 5 $: inéquitables
Contrairement au programme d’allocation à la naissance, le programme des garderies à 5 $ n’est pas un programme universel: il pénalise les familles qui n’utilisent pas le système. C’est notre cas. Avec un seul revenu qui nous place dans la classe moyenne et trois jeunes enfants, bientôt quatre, nous ne recevons plus aucune allocation ou prestation depuis des années et n’utilisons pas les services de garderie. Pourquoi, alors qu’un des parents fournit un travail de garde à la maison, ne sommes-nous pas en droit de recevoir les mêmes subsides que les familles qui confient leurs enfants à l’État? Où envoyer la facture avoisinant les 20 $ par jour par enfant correspondant à la subvention perçue par les familles «modèles»?
Véritable politique fiscale familiale
On est en droit de se demander en quoi les politiques actuelles seraient familiales. En quoi cherchent-elles à promouvoir la famille ou la naissance d’enfants plutôt qu’à combattre la pauvreté et à promouvoir l’émancipation économique des femmes? Objectifs louables, certes. Ils ne constituent toutefois ni un programme familial ni un programme — horresco referens! — nataliste. Loin s’en faut. L’État ne décourage-t-il pas la formation de familles et la naissance d’enfants en mettant en avant d’autres priorités?
Fonder une famille est devenu un acte économique irrationnel en partie à cause de l’État-providence et de la fiscalité. Jadis, les enfants représentaient une assurance pour la vieillesse. Aujourd’hui, grâce à l’État-providence, cette retraite est assurée par répartition. Les personnes sans enfants ne pâtiront nullement de leur déficit de descendance, leur pension étant assurée par les enfants des autres. Ces parents auront assumé la charge très importante (100 000 $ par enfant) reliée à l’entretien et à l’éducation de ces futurs contribuables et consommateurs (plus personne ne parle de citoyens).
Parmi les plus pénalisés par les lois actuelles, on retrouve ceux qui s’obstinent à reproduire un schéma familial qualifié avec mépris de «passéiste» (ils n’ont donc que ce qu’ils méritent!). Aide limitée et fiscalité accrue pour un même revenu familial pour ces mauvais élèves de la modernité féministe. Le gouvernement s’est-il demandé si la mère qui demeure de son plein gré au foyer, malgré toutes les pénalités qu’il impose actuellement, a plus d’enfants que celle qui poursuit une carrière? Est-il d’ailleurs vraiment intéressé à connaître la réponse?
Un gouvernement considérera-t-il un régime fiscal vraiment familial comme le quotient familial français (pays pourtant à la plus grande fertilité en Europe avec 1,9 enfant par femme), une bonification des retraites ou un salaire en fonction des années passées au foyer à garder ses enfants en bas âge? Il y a fort à parier que le PQ continuera d’imposer les parents sur une base individuelle plutôt que familiale car il place la natalité après la mise en oeuvre de mesures féministes: le retour des mères au travail aussi tôt que possible.
On ne devra donc pas s’étonner si de nombreux parents se sentent injustement pénalisés pour avoir adopté des comportements qui sont prioritaires et légitimes: avoir des enfants et les élever selon leur bon vouloir.
Il ne s’agit pas ici de vouloir exclure les mesures favorisant la réconciliation du travail et de la maternité. Il faut plutôt s’ouvrir à toutes les formes de maternité et, plus généralement, encourager la famille et non plus seulement l’émancipation de la femme et le soutien aux familles pauvres ou monoparentales.
Il s’agit de «penser famille» constamment, de penser à toutes les familles, de se départir de cet esprit sectaire qui ne favorise qu’une configuration jugée moderne tout en pénalisant péremptoirement certaines familles jugées moins conformes selon une grille féministe vieillissante.
Il est, en effet, vain d’opposer la mère au foyer et la mère salariée, comme on semble le faire à dessein aujourd’hui, car chacun de ces choix peut se justifier à un moment donné de la vie et, surtout, parce que le Québec a besoin des enfants des unes comme des autres et devraient toutes les aider par souci d’équité.
26 novembre 2007 à 18:10
Article du Devoir février 2003!
26 novembre 2007 à 18:20
“moins d’enfants pauvres au Québec grâce au parti Québécois”
Peut être…
” plus d’enfants malheureux au Québec grâce au parti Québécois”
Peu être aussi…
encourager et financer l’augmentation de bébés d’un an et moins dans les garderies subventionné moi j’trouve ça troublant, et surtout très triste pour ses jeunes enfants qui commences leurs vie bien mal.
Je suis d’accord avec le doc Mailloux ” les garderies à Pauline c’est criminel”
26 novembre 2007 à 20:15
PQ powaaa!
Vraiment je félicite les gens du parti québecois pour tout ce qu’ils ont accomplit pour les québecois et notre patrie. J’espère que vous (on) continurez à faire prospérer le Québec et ses familles. Vive la Social-démocratie!
Je tiens aussi à dire que selon moi, le PQ est le fer de lance des acquis sociaux des québecois car QS n’est pour l’instant pas assez grand pour le faire et ont sait ce que l’ADQ et le PLQ pensent de nos acquis sociaux si durement acquis.
Mille fois bravo!
26 novembre 2007 à 21:22
Julien, il ne suffit pas de copier-coller un article, encore faut-il dire pourquoi on le fait, ce qu’il en découle, et surtout, nous donner le lien vers cet article. C’est un bel effort, continue dans cette voie, mais il en faut un peu plus…
Mais si tu nous colles cet article, est-ce pour nous prouver que les CPE sont mauvais? Souhaites-tu nous prouver que l’étude pancanadienne de Campagne 2000 est mauvaise grâce à un simple article (et de qui au juste?).
Aussi, si le CPE sont une mauvaise chose, pourquoi donc ton chef se promène partout dans le monde pour en vanter les mérites?
27 novembre 2007 à 0:01
J’aimerais aussi savoir le contexte de cet article ! Très intéressant d’ailleurs. Mais je dois poser la même question .. Les CPE seraient mauvais ? Allons donc ! Jean Charest a fait sa campagne en disant qu’il allait continuer les programmes de CPE… ! Julien, j’ai cru comprendre que tu étais libéral… Eh bien, ton chef prône sur tous les toits le bienfait de ce système… Il fait comme si c’était son idée de départ ! Faux ! Cette initiative d’aider les familles vient du Parti Québécois. Je suis bien heureuse de pouvoir le partager avec les Québécois cherchant une place en garderie.
Eh, bien je félicite le Parti Québécois d’avoir aidé à baisser la pauvreté infantile au Québec ! Il y a encore à faire dans ce secteur, certes! Mais chaque gain doit être célébré, pas critiqué… Arrêtons donc de nous mordre les lèvres avant de voir les bons coups que nous faisons au Québec, et assumons donc les avancées !
27 novembre 2007 à 4:07
En tout cas Julien, t’en as bluffé plusieurs!
Lorsque j’ai lu ton message, je me suis dit : “Mon Dieu, un message construit sans insulte! Je ne suis pas totalement d’accord mais c’est super, il s’améliore!”
Ensuite, j’ai vu : “Article du Devoir février 2003!”
Tu aurais pu mettre trois, voire quatre, points d’exclamation tellement la surprise m’a fait tomber de ma chaise. Et non, tu ne t’es pas amélioré. Tu as même très bien compris la mauvaise habitude libérale du “copier-coller”.
Comme le disais si bien la Blogueuse : “Julien, il ne suffit pas de copier-coller un article, encore faut-il dire pourquoi on le fait, ce qu’il en découle, et surtout, nous donner le lien vers cet article. C’est un bel effort, continue dans cette voie, mais il en faut un peu plus…”
27 novembre 2007 à 4:46
Julien, dernière petite, chose! Attention, tu t’éloignes de la position libérale (qui semble si chère à tes yeux). Je te ferai remarquer que le PLQ n’a jamais proposé le démentellement des CPE! C’est l’ADQ qui est d’accord avec le Doc Mailloux sur cette question (source : http://www.ledevoir.com/2007/03/19/135635.html).
Aussi, je ne sais pas si tu es au courant, mais ce personnage n’est pas trop recommandable pour un “humaniste multiculturaliste” tel que toi (à moins que tu ne le sois pas vraiment). Tu sais, le Doc Mailloux croit que les Noires et les Amérindiens devraient être classés parmi les grands singes et non parmi les hommes (source : http://www.ledevoir.com/2005/09/28/91372.html).
Tu qualifiais de raciste le projet du PQ! Moi je te dis, attention à tes fréquentations!
27 novembre 2007 à 4:59
Comme il est ici question de pauvreté des masses, voici un bel article “à saveur historique” pour nous sociaux-démocrates (notion qui inclut certains Libéraux même si j’entends déjà Julien_23_ans hurler au scandale) :
http://www.ledevoir.com/2007/11/27/166233.html
Nous devons nous le rappeler : sans Marx il n’y aurait pas eu Keynes, et sans Keynes rien n’aurait été possible! En raison de la peur injustifiée du communisssssse, cette filiation est encore trop souvent rejetée dans notre esprit de nord-américain “post-duplessistes”. Relisons “Das Kapital” et réinventons le Monde!
27 novembre 2007 à 11:25
Chère blogueuse,
Mon message était pourtant très clair.
Si on aspire à FAIRE un pays, il faudrait aussi FAIRE des enfants, sinon…
Pas obligé d’avoir la tête à Papineau pour comprendre la différence entre une pouponnière et un cimetière.
Tout le monde salue les réalisations de Mme Marois pour les garderies, mais il faut MAINTENANT une politique forte pour revitaliser la natalité au Québec.
À quoi sert l’identité québécoise, si on ne fait (presque) plus d’enfants ?
27 novembre 2007 à 12:08
Wilfred,
Bien sûr que cette partie était claire, où ça l’était moins, c’était sur le ton, ça sonnait comme une critique d’avoir choisi de mettre ce programme d’éducation à la petite enfance au lieu d’avoir fait quelque chose pour la natalité. Enfin, on s’entend, un n’empêche pas l’autre, même que c’est le contraire.
Merci pour votre commentaire.
27 novembre 2007 à 16:34
Les CPE, c’est un beau projet. Et ‘est un des éléments d’une politique nataliste… à venir.
En tant que futur père, je peux dire que le Québec de Charest, Dumont, Harper et Chrétien ne donne pas le goût de faire des enfants… C’est tellement pas emballant, ce niaisage, cette mesquinerie, ce manque de grandeur… Personne ne parle de ça, ce n’est pas quantifiable… Mais qui a envie de faire des petits dans ce Québec-là? La déprime joue aussi.