Tout le monde en parle du pays du Québec
Quelle superbe entrevue de Pauline Marois à Tout le monde en parle. On pourrait dire qu’elle a été géniale, mais en fait, elle a été elle-même. Pauline, c’est ce que vous avez entendu. Et sa meilleure réplique de la soirée selon moi est celle à Julie Payette : «on veut nous aussi un endroit où déposer notre valise». Tout se trouvait dans cette petite phrase.
Et quand Mme Marois a parlé de la réforme, elle a carrément remis les pendules à l’heure. Car la réforme, c’est son abandon qui a fait mal, pas son contenu. D’ailleurs, à ce sujet, je vous suggère ce site : Jasons réforme.
Il faut aussi souligner l’enthousiasme québécois de Michel Drucker qui, à la question «demeurez-vous avec nous?», a répondu : «oui, bien sûr, pour rencontrer celle qui deviendra sans doute la prochaine première ministre».
C’est ti pas beau ça? Et au début de l’entrevue, son «le Québec, ce pays que j’adore, qui a su bla-bla ». Ça n’arrive pas souvent d’entendre ce genre de trucs à Radio-Can, alors on en profite!


17 février 2008 à 21:20
Superbe entrevue qui vient de se terminer… à revoir.
17 février 2008 à 21:52
Excellent! Pauline a parlé du pays, elle a parlé positivement d’un paquet de sujets. Pas de chicane, pas du Victor Lévy-Beaulieu, pas des têtes fortes, que des sujets pour «faire avancer le Québec» comme elle dit. Elle doit continuer ainsi. Elle doit se concentrer sur ses objectifs et ne plus s’attarder aux personnes négatives. Le Québec a beaucoup de potentiel et c’est de ça qu’on veut parler.
17 février 2008 à 23:51
Wow! Une entrevue bien moins complaisante que celles de Dumont et Charest.
Et mme Marois s’est montrée solide, humaine, réaliste, déterminée et ouverte sur le monde. De plus elle apprend vite. Son anglais n’est pas parfait mais il s’est amélioré de 150%.
Ce détail réglé, il sera une arme de moins dans l’arsenal fédéraliste.
Bravo à une dame de fer à la québécoise.
18 février 2008 à 0:54
Je n’écoute pas souvent cette émission, mais je ne voulais surtout pas manquer l’entrevue de Mme Marois. Ce fut en effet une excellente entrevue. Mme Marois y fut égale à elle-même, intelligente, positive, confiante, convaincante, rassurante, en pleine possession de ses dossiers, ayant une une excellente lecture du Québec actuelle, déterminée, avec le sens de l’humour qu’il faut… Félicitations, Mme Marois !
Julie Payette avait vraiment l’air de vivre sur une autre planète, avec un peu plus de discrétion qu’un Marc Garneau, cependant. Mme Marois a su créer avec elle une bonne communication, je crois. Elle ne l’a peut-être pas convaincue de militer pour la souveraineté, mais elle a su, en effet, passer le message au sujet de « l’endroit où poser sa valise ».
J’ai beaucoup aimé les interventions de Michel Drucker et le fait qu’il ne craigne pas d’exprimer son intérêt envers Mme Marois, « le »* futur premier ministre du Québec.
L’amour de Michel Drucker pour le Québec est authentique. On sent qu’il sera aussi déçu que nous si le Québec n’accède pas bientôt à sa souveraineté.
Merci, Mme la Blogueuse, d’alimenter si bien la flamme dans ces page.
* En France, on n’a toujours pas accepté de dire « la » ministre, même si l’on parle d’une femme.
18 février 2008 à 7:07
Très bonne entrevue de mme Marois. Elle ne s’écarte pas de son objectif. Et sa réplique à la petite Payette était genre “Tiens toi”
18 février 2008 à 10:44
Très bonne entrevue. Elle est vraiment posée, madame Marois, et en même temps, on sent toute la passion qui bouillonne sous son tact et son ton égal.
Et pour ceux qui se sont farci l’entrevue de Dumont à Larocque-Lapierre, la comparaison ne laisse planer aucun doute sur qui ferait le… non LA meilleure première ministre!
18 février 2008 à 10:51
Guy A lepage a dit : ” Vous êtes une femme de pouvoir” et sa réponse a été sans équivoque “OUI ” alors nous prendrons le pouvoir dès que possible avec vous Mme Marois
19 février 2008 à 11:51
J’ai ben aimé le passage de Pauline Marois à tlm en parle, je trouve qu’elle s’est bien défendu mais une chose m’a particulièrement tapé sur les nerfs : l’arrogance et la condescendance de cet écrivain brésilien à l’égard de Mme Marois, sous prétexte qu’elle est une politicienne. En plus de prendre les Québécois pour des illetrés, il a osé critiquer son francais qui était pourtant impeccable et même remarquable. Il a bien beau être cynique par rapport aux politiciens, il en faut tout de même à la barre de l’état et c’est pas une job facile ! Je trouve qu’il lui a carrément manqué de respect quand il lui a tourné le dos en se servant du vin pendant qu’elle s’adressait à lui. Elle a fait preuve de sang froid Mme Marois. C’est pas tout le monde qui aurait gardé son calme de cette manière…
20 février 2008 à 5:34
@ Alex19,
Vous avez entièrement raison: cet écrivain aurait sérieusement besoin d’un cours intensif de bonnes manières et de savoir-vivre.
Quant à madame Marois, elle a encore démontré ce que tout le monde savait déjà: elle a beaucoup de classe et fera une première ministre dont TOUT le Québec pourra être fier…
20 février 2008 à 11:44
Un seul, mais énorme point noir à cette entrevue… Lorsque Sergio Kokis signale à Pauline Marois qu’on devrait, je cite, “vous faire passer un examen de français”. Qu’a répondu Pauline ? “Oh, je ferai surement des fautes”… Honnête : surement, poltiquement responsable : pas du tout !
Jamais, au grand jamais, un politicien français n’aurait répondu qu’il ferait des fautes (même si ça avait été le cas !)… De la confiance, par pitié, Madame Marois, le Québec en a besoin !!! Si vous voulez que le français québécois obtienne ses lettres de noblesse, alors il est important que ses élites se sentent fiers de leurs usages linguistiques !
Quant à son “nous partons de loin”… que Pauline prenne des cours de linguistique, par pitié, il n’y a pas, en France, que des auteurs de roman, le petit peuple français a lui aussi des difficultés avec l’orthographe française (par ex. la simplification du système des pronoms relatifs à l’oral n’est pas un problème spécifiquement québécois, c’est juste un fait de la langue orale qui s’explique par histoire du français : l’emploi généralisé de “que” dans les relatives ne fut condamné qu’à partir XVIIe siècle, alors que cet usage était courant en ancien et moyen français). Je rappellerai aussi qu’en France, jusqu’aux années 1930, la langue maternelle de nombreux provinciaux était le patois, pas le français !
Allez y, Pauline, rabaissez encore les Québécois, pauvres gens incapables de maitriser leur propre langue ! Ils partent de loin, sous entendu, ils ont encore des efforts à faire ! Arrêtez ce discours maternant ! Y a-t-il tant de honte à se faire confiance ?
Vincent, un maudit Français !
20 février 2008 à 13:25
Mme Marois passe bien à la télé. Elle a une vraie présence. Elle a l’air sereine. On sent aussi qu’elle a des convictions, qu’elle est sincère, que c’est quelqu’un qui réfléchit (contrairement à d’autres). Un peu superficiel comme commentaire, puisqu’il s’agit des apparences, mais je l’écris parce que la perception me semble à la mesure de la réalité.
21 février 2008 à 11:14
Pour faire suite au commentaire de Vincent…
Mme Marois, prenez conseil auprès de linguistes! Rendez les Québécois fiers de leur langue ET de leur façon de parler! Il faut absolument arrêter de rabaisser l’accent québécois. Tous les locuteurs du français ont un accent, une façon de parler qui est propre à leur région. Il n’y a pas UNE bonne façon de parler. Les États-Uniens ne s’excusent pas de ne pas parler comme les Anglais, les Mexicains ne s’excusent pas de ne pas parler comme les Espagnols, les Brésiliens ne s’excusent pas de ne pas parler comme les Portugais… Au Québec on parle français et on le parle très bien! Oui, il y a des améliorations à apporter au système d’éducation! Mais ça ne veut certainement pas dire que les Québécois ne maîtrisent pas leur langue! SVP, arrêtez de parler du peuple en nous traitant de pauvres ignorants!
22 avril 2008 à 17:43
Notre langue, à l’image de notre pays, se construit ! Nous en sommes les artisans, les auteurset les créateurs. À notre image, elle évolue. Nous pouvons être fiers de notre langue, de notre peuple et de notre patrie ! Le Québec français représente une richesse en soi à la face du monde. N’ayons pas peur d’affirmer notre spécificité car elle est notre plus grande richesse, c’est par et à travers elle que nous contribuons à la diversité culturelle et par le fait même à la beauté, à la grandeur du monde. Tous les peuples de la terre sont appelés à faire rayonner leur identité propre dans le respect mutuel, l’accueil et la tolérance. La terre est à tout le monde et nous sommes de cette race de monde écrivait notre cher Félix. Il ne nous reste plus qu’à décider de prendre notre place dans ce monde, ce que personne ne pourra jamais faire pour nous. Le fleurdelysé ne s’impose pas, mais se dresse néanmoins fièrement, ondoyant dans le ciel bleu de notre rêve… d’éveillés !