L’échec économique du Parti libéral
Le PQ a dénoncé le gouvernement l’année dernière pour avoir dépensé toute la marge de manœuvre financière du Québec sans rien prévoir pour financer une véritable politique de développement économique, notamment pour des initiatives fortes visant le secteur manufacturier.
Pourtant, le gouvernement libéral connaissait la détérioration grave du secteur de la fabrication, mais il a choisi d’ignorer le problème et d’utiliser tout l’argent reçu du règlement partiel du déséquilibre fiscal pour baisser les impôts des particuliers, un gros cadeau électoral que déconseillaient pourtant tous les économistes.
Le désengagement du gouvernement libéral au niveau économique a eu pour conséquence une perte de contrôle des Québécois sur leur économie. Dès le printemps 2007, le PQ demandait au gouvernement de privilégier le développement économique, notamment en abolissant dès maintenant la taxe sur le capital.
Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir en 2003, le gouvernement du Québec avait accumulé un surplus de 1 177 M$ aux fins de la loi sur l’équilibre budgétaire (surplus cumulé entre 1996 et 2003). À la fin de la dernière année financière (2006-2007), ce surplus avait fondu à 221 M$. Les libéraux ont donc fait des déficits de près d’un milliard de $ au sens de la loi sans même considérer les déficits qui ont été passés directement à la dette de façon rétroactive sans être affectés à un résultat annuel en particulier.
Le bilan économique de Jean Charest est très mauvais. Et je pèse mes mots. Jean Charest a fait de mauvais choix. La population doit savoir que sa «réputation économique» est non seulement surfaite, mais qu’elle est le résultat d’une opération marketing bien orchestrée.
Quel budget nous réserve le gouvernement Charest cette fois-ci? À suivre dans 30 minutes…


13 mars 2008 à 14:55
Le contenu du budget est accessoire dans les circonstances. C’est le comportement de l’ADQ et de son chef qui faut ciblé. IL faut rendre responsable l’ADQ pour le nouveau niveau d’aplatventrisme que les fédéralistes ADQ et PLQ adoptent face au fédéral. Il est hautement odieux de voir l’attitude de Astérix Dumont dans le dossiers de la corruption de ( minimum) 75,000$ de Paul Desmarais à Jean Charest. Qui est le bailleur de 50,000$ de Mario Dumont? probablement le même que Charest. À qui Mario Dumont doit sa rencontre avec le PM Francais le mois dernier à l’Élysée? encore une fois il y a du Paul Desmarais en arrière….et de plus…en appuyant le budget, l’ADQ et Mario Dumont s’attache les mains. Comment pourront ils être plus crédible l’an prochain pour défaire le PLQ lors du budget de 2009? ils se sont piégés eux même…On est pognés avec Charest pour un bout…
13 mars 2008 à 14:58
Ne vous inquiétez pas M. Ménard, je m’en viens avec le reste…
13 mars 2008 à 15:45
Petite nouvelle en passant
Gesca par l’entremise de Patrick Lagacé, vient de m’attaquer sur mon blogue…Le corporatisme de Power Corp et de Desmarais…est terrible
13 mars 2008 à 16:23
Alain Dubuc
La Presse
La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a déposé son budget deux semaines après celui de son homologue fédéral, Jim Flaherty. Il est difficile de résister à la tentation de comparer ces deux exercices budgétaires, qui doivent composer avec un même environnement, une menace de récession, une absence de marge de manœuvre et le contexte difficile d’un gouvernement minoritaire.
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Le contraste, saisissant, est tout à l’avantage de Mme Jérôme-Forget, dont le budget, malgré l’absence de moyens dont elle disposait, est méthodique, ne se disperse pas, expose sans fard les problèmes du Québec et tente de les résoudre. Ce budget propose une direction qui manquait cruellement au budget Flaherty, avec son indifférence face au ralentissement et sa méfiance maladive de l’intervention. Cela montre qu’un gouvernement minoritaire, malgré l’inconfort de sa situation, peut avoir une vision.
Cela étant dit, il s’agit d’un tout petit budget, car le ralentissement privait le gouvernement Charest de marge de manœuvre. Il ne brasse donc pas beaucoup d’argent frais, 291 millions cette année et 516 millions l’an prochain. Pas de milliards et pas de mesures flamboyantes. Mais les initiatives, même modestes, s’inscrivent dans un plan et envoient les bons messages.
Le cadre conceptuel du budget, c’est le fait que le Québec souffre d’un retard de son niveau de vie. Ses principales initiatives visent toutes à combler ce retard en s’attaquant à sa cause première, la trop faible productivité de notre économie, et en concentrant les énergies sur les deux grands facteurs qui peuvent améliorer la productivité, l’investissement et le capital humain. C’est une logique avec laquelle je ne peux qu’être à l’aise, car c’est très exactement une stratégie de création de richesse.
Pour favoriser l’investissement, et surtout celui qui a une incidence sur la productivité, l’investissement en machinerie et équipement, le budget annonce l’élimination de la taxe du capital pour les entreprises manufacturières, qui devait disparaître progressivement. Bravo. Il était temps, car cette taxe, perverse, punissait ceux qui investissent. Ensuite, le budget prévoit un crédit de 5% pour l’investissement en matériel de transformation. Ces deux mesures stimuleront les investissements et aideront les entreprises en cette période difficile, si elles font elles aussi des efforts.
Dans la même logique, la ministre transforme, en suivant une recommandation du rapport Gagné, la philosophie de l’aide aux régions, en remplaçant les subventions à l’emploi par ce même crédit à l’investissement qui augmentera en fonction de l’éloignement. Un virage considérable qui favorisera la productivité et aidera mieux les régions.
Le budget abandonne une autre mesure dépassée, une aide aux entreprises des technologies de l’information qui dépendait du lieu où elles s’établissaient, ce qui en faisait une politique d’urbanisme plutôt que d’économie. Cette aide sera maintenant disponible partout sur le territoire, ce qui favorisera la productivité dont le retard s’explique aussi par le sous-investissement dans les technologies de l’information.
L’autre grand déterminant de la productivité, c’est la qualité des ressources humaines, que le budget aborde en consacrant une partie de ses maigres ressources financière au financement universitaire, et à un Pacte pour l’emploi, qui veut favoriser la formation, l’aide à la réorientation des chômeurs, l’employabilité des bénéficiaires de l’aide sociale.
Ce budget, très économique, contient quelques mesures sociales, pour les aînés, mais surtout pour les familles, entre autres pour tenir compte des attentes de l’ADQ. Mais cette intervention est cohérente avec le reste de la démarche. On crée des places de garderie, on établit l’équité pour les parents qui font appel à des services de garde autres que les CPE, mais en évitant d’encourager le choix de rester à la maison qui va à l’encontre des efforts pour agrandir et améliorer le bassin de travailleurs.
Mais au-delà de ses bonnes idées, c’est un budget de vaches maigres, parce que le ralentissement affecte les entrées fiscales. Il accuse un déficit de 1,3 milliard, critiqué par l’opposition péquiste. Mais ce déficit est épongé par les réserves que la ministre avait constituées depuis deux ans. C’est ce qu’il fallait faire. Cela permet de donner un coup de pouce à l’économie en période de ralentissement. Un impact contracyclique renforcé par deux mesures du budget de l’an dernier, la baisse des impôts et le vaste plan de travaux d’infrastructures. C’est un hasard, parce que personne ne prévoyait ce ralentissement il y a un an. Mais ça tombe bien.
Dans les circonstances, c’est un très bon budget, qui intervient bien et au bon endroit, et qui met le Québec sur la bonne voie. Un budget qui, heureusement, sera adopté, grâce à l’appui rapide que le critique adéquiste Gilles Taillon, qui l’a fait avec intelligence et sans complaisance.
13 mars 2008 à 16:26
@ la blogeuse
La seul et triste raison qui explique votre opposition à ce tres bon budget est purement électotaliste!! Les sondages toujours les sondages…..
Si le PQ était troisième dans les sondages, vous auriez dit ” le budget est pas si mal, nous allons voter pour…”
Pauvre Parti à la dérive…. (Pendant ce temps l’ADQ reprend en crédibilité et je suis certain que cela va paraitre dans les…sondages futurs!!)
13 mars 2008 à 17:38
c’est 1 budget qui as pas grand chose dedans seulement qui vas m’appauvrir encore avec les futur hausse d’hydro je reste sur mon appétit je suis dans la classe moyenne mais proche
de la classe pauvre et ce que je peut constaté il as rien du tout pour les particulier la dedans
dumont a peur d’allé en élection pour appuyé ce budget c’est surement le petit cousin a Stéphane dion
13 mars 2008 à 18:06
Le SFPQ réagit
Budget 2008-2009 - Moins de fonctionnaires, moins de services!
Québec, le 13 mars 2008 – Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) constate que le train de la ré ingénierie libérale roule toujours à grande vitesse malgré le silence du gouvernement Charest à ce sujet. À cet égard, le budget 2008-2009 de la ministre des Finances comporte plusieurs mauvaises nouvelles pour la fonction publique du Québec. En effet, les budgets de plusieurs ministères seront diminués et tous seront affectés par une diminution importante de leurs effectifs. À terme, le SFPQ considère que cette situation compromet la capacité des ministères et des organismes à rendre les services auxquels la population est en droit de s’attendre.
Au chapitre de la croissance des dépenses, la ministre Monique Jérôme-Forget réserve un maigre 0,3 % d’augmentation pour les budgets des ministères et des organismes autres que la Santé, l’Éducation, les Transports et la Famille. « En tenant compte de l’inflation, cela signifie des coupures de budget, qui s’additionnent à celles qui se succèdent année après année depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement libéral », explique le président général du SFPQ, Michel Sawyer.
Moins de fonctionnaires
Par ailleurs, la ministre des Finances a profité de la présentation de son budget pour annoncer qu’au terme de la dernière année, le gouvernement Charest avait réussi à retrancher 4 538 ETC (équivalent temps complet) des effectifs de la fonction publique depuis 2004. Pour l’an prochain, la réduction prévue s’élève à 1 280 ETC. De façon plus concrète, pour le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, cela signifie l’abolition de 157 ETC, pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, 102 ETC, pour le ministère de la Sécurité publique, 78 ETC, pour le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 30 ETC, et pour le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, il faudra compter avec 61 ETC en moins.
Michel Sawyer explique que la réduction des effectifs de la fonction publique engendre inévitablement une diminution de service, notamment au chapitre des inspections. « Au cours des prochains mois, les médias nous rapporteront de plus en plus souvent les cas d’organismes comme l’Office de la protection du consommateur (OPC), qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Déjà nous savons que le nombre d’inspections en environnement diminue d’année en année et qu’un jour ou l’autre, nous devrons en payer le prix. La liste des diminutions de service s’allonge de jour en jour ».
« Le train de la réingénierie se poursuit sans tambour ni trompette, sans véritable débat public et sans que la ministre Monique Jérôme-Forget explique à la population les impacts de ses choix politiques en regard de la diminution de la taille de l’État et du nombre de fonctionnaires. La ministre ne peut se féliciter, année après année, de la diminution du nombre de fonctionnaires sans expliquer à la population comment son gouvernement peut prétendre maintenir la qualité et l’accessibilité des services offerts par la fonction publique. Tôt ou tard, elle devra bien admettre que moins de fonctionnaires signifie moins de services », a conclu Michel Sawyer.
la sous traitance apporte rien de bon c’est plus chère que le public
le non remplacement du personnelle veut dire que sa allonge les liste d’attente
que c’est pas au petit fonctionnaire qui faut crié après c’est au politicien qui prive le
monde des services qui leur sont due
engarerié vous quelqu’un pour faire votre ouvrage qui vas vous couté plus chère
que si vous avez des employés qui sont capable de le faire a moindre cout ?
13 mars 2008 à 18:28
Julien,
Ta partisanerie de plus en plus aveugle est tellement RIDICULE que tu en es presque PATHÉTIQUE!!!
13 mars 2008 à 19:50
@ R Drolet
Ma partisanerie??? faite moi rire!!! Pratiquement TOUT les milieux sont ravit de ce Budget! sauf bien sur le “clown Legault” Mais ce CONtable, depuis ces déclarations sur la caisse de dépot et la bourse de Montréal à autant de crédibilité que l’ancienne gouverneur du québec madame Thibault….
Une chose est certaine, le grand perdant de ce budget est le PQ et non l’ADQ! Vous allez voir, le prochain sondage confirmera se que je pense.
13 mars 2008 à 20:57
Julien,
Arrête, tu rempires ton cas!!!
Et ce n’est pas en insultant un homme compétent comme M. Legault que tu vas hausser ta cote de crédibilité qui se rapproche beaucoup plus d’une cote de ” crétinité “…
Si tu tiens réellement à prouver que tu n’as rien d’un partisan aveugle, il faudrait que tu cesses de louanger l’un des gouvernements les plus incompétents à avoir exercé le pouvoir au Québec.
Il faudrait que tu aies l’honnêteté MINIMALE de reconnaître les erreurs monumentales de ton gouvernement.
Il faudrait que tu dénonces les tactiques malhonnêtes de tes idoles de détourner les projecteurs de leurs gaffes en inventant de toute pièce des scandales où il n’y en a pas pour camoufler les VRAIS scandales de leur administration occulte:
- Double rémunération cachée du Premier ministre
- Nominations partisanes record visant à remplacer des administrateurs compétents par des amis du régime prêts à fermer les yeux sur les nombreuses irrégularités commandées par les membres du gouvernement
- Engagements électoraux non respectés
- Déficits budgétaires présentés comme des surplus par toutes sortes d’acrobaties comptables dignes du Cirque du Soleil
Et la liste n’est pas exhaustive. D’autres intervenants pourront la compléter à loisir…
13 mars 2008 à 21:00
Julien, Es-tu Libéral ou Adéquiste… ou à tout ce qui bouge.
13 mars 2008 à 21:03
@ Julien.
Étant donné que tu es, comme le dit si bien la Blogueuse, un parfait PETIT soldat Libéral, je suppose qu’il est ILLUSOIRE de te demander de faire preuve d’un peu d’honnêteté, puisque ce mot semble banni de la culture Libérale depuis le départ fracassant du GRAND René Lévesque en 1968…
14 mars 2008 à 2:52
@ Claude
Je suis 100% libéral
Mais je suis aussi capable de reconnaitre les bons coups des autres Partis et l’ADQ en votant pour le budget agit de façon très responsable.
C’est le PQ qui va payer pour son irresponsabilité et incohérence! Il est clair que la population n’est pas dupe et qu’elle réalise qu’entendre le PQ parler d’économie c’est un peu comme d’écouter parler un pompier pyromane sur ces techniques pour éteindre un feu !!!
Chapeau à “la dame de fer” pour ce budget hyper transparent, sérieu, prudent et surtout avec une excellente vision d’avenir. Le Parti Libéral est non seulement le Parti de l’ouverture et des grandes valeurs mais il est aussi celui de l’économie. Voila les 2 grandes forces qui nous distinguent de vous!
14 mars 2008 à 7:29
Julien, la meilleure année économique du Québec de tous les temps a été 2002, sous le Parti Québécois.
14 mars 2008 à 15:21
Julien,
Le Parti libéral… le parti des régions. Regarde ce que vous faites : les régions du Québec en sont les grandes perdantes. Mme Jérôme-Forget a camouflé les chiffres réels dans un tableau qui ne reflète
absolument pas la vérité. Dans la réalité, on constate :
- la région du Bas-Saint-Laurent recevra
17 M$ en moins (votre minsitre Béchard en souffrira);
- le Saguenay-Lac-Saint-Jean, 17 M$ en moins ;
- la Mauricie, 5 M$ en moins (Julie aura de petits problèmes);
- l’Abitibi-Témiscamingue, 1 M$ en moins.
Est-ce que c’est cela supporter les régions?. Comment votre ministre peut-elle rester aussi insensible aux besoins de ces régions ?
21 avril 2008 à 12:59
Ne comprenez-vous pas que pour gérér le néant, le vide total, John James Charest et sa bande de jovialistes n’ont pas besoin de l’appareil de l’État ? Soupoudrer quelques millions ici et là afin de projeter l’image d’un gouvernement qui s’occupe de tout , éviter d’en mettre suffisamment dans la santé afin de mieux démontrer l’inévitable privatisation de notre système public et favoriser la prolifération des p.p.p. ! Le démantèlement de l’État se poursuit insidieusement, sournoisement de la même manière que l’anglicisation de la fonction publique québécoise et de l’île de Montréal. Laisser- faire ne coûte pas cher, telle pourrait être leur devise! Au Québec actuellement, deux idéologies s’affrontent dans un combat à finir, le néolibéralisme qui constitue un modèle de développement sauvage mettant en péril la survie des espèces en éliminant la biodiversité et de l’autre côté la sociale-démocratie qui préconise un modèle de développement plus soucieux de l’équilibre fragile des différents systèmes ainsi que de la répartition équitable de la richesse sans oublier la prise en charge par la collectivité des principaux leviers de son développement. Le gouvernement du peuple , par le peuple, pour le peuple. Avec l’équipe de Mme.Marois, ensemble nous reprendrons le contrôle de ce qui restera de notre État après la catastrophe libérale. Mais il faut les comprendre…ils sont payés pour nous saboter, c’est la ” mission sacrée ” de John James Charest le liquideur en chef ! Monsieur Hubert Reeves a dit récemment que désormais l’économie se conjugue avec l’écologie, les deux sont devenus indissociables, on est loin du tout-à-l’économie, le crédo des néolibéraux de notre monde en péril. Les défis à relever sont immenses, selon moi, la sociale-démocratie est la voie indiquée et le parti québécois est le parti dont le Québec a besoin pour prendre le virage nécessaire à la survie des peuples de la terre.Vivement des élections !