Pauline et la souveraineté
Pour votre info : Pauline Marois déposera demain des plans d’action sur la souveraineté et la gouvernance nationale.
Je vous tiens au courant!
Pour votre info : Pauline Marois déposera demain des plans d’action sur la souveraineté et la gouvernance nationale.
Je vous tiens au courant!
16 mai 2008 à 17:51
J’espère que M. Dubuc a compris le message de Mme Marois quand elle a dit :
” NOUS NE BAISSERONS PAS LES ARMES” “passes-toi ça entre les dents dubuc”
17 mai 2008 à 17:24
Salut blogueuse… Ma réaction au plan d’action de Mme Marois et à votre question lancée sur Bon blogue Bad Blog… Bon congé des Patriotes à vous et à tous les souverainistes!
18 mai 2008 à 14:35
Je réalise que Mme. Marois est toujours dans l’action, accompagnée de son équipe. Elle ne se repose pas sur ses lauriers notre chère Pauline. De plus elle fait une excellente lecture de notre situation sur le plan strtaégique, à l’évidence elle voit très clair ! Je partage entièrement son analyse et sa vision. En tant que peuple, nous traversons présentement une période déterminante et à la limite, critique de notre histoire. Réalisons-nous collectivement la gravité de la menace qui plane sur l’intégrité de l’ État québécois, ses institutions, son identité, sa culture, ses richesses naturelles ? Jamais dans notre histoire n’avons-nous été si près de l’assimilation irréversible, ce projet toujours caressé, nourri et mis en oeuvre de façon constante par le conquérant anglais. Comme le déclarait Paul Martin lors de sa dernière campgne électorale en tant que chef libéral, le Canada serait selon lui un pays de minorités. Donc selon la thèse, l’idéologie fédéraliste, la nation québécoise ne constitue en fait qu’une minorité parmi toutes les autres au Canada. Nous avons devant nous un pouvoir néocolonial appuyé par un autre, médiatique. Les fédéraux disposent de l’argent, beaucoup, beaucoup d’argent dont le nôtre soit dit en passant en plus du pouvoir que nous lui conférons en votant pour des partis fédéraux ainsi que du message véhiculé, contrôlé, manipulé par le pouvoir médiatique tel que power corporation et autres. Radio-Canada n’échappe pas à la mainmise du Capital. L’état québecois est enserré dans un étau qui se referme lentement mais sûrement, notre nation enfermée dans le carcan constitutionnel qui lui est imposé contre son gré, résultat d’un coup-fourré du gouvernement fédéral en 1982. Ceux et celles qui ont contribué au détournement de démocratie lors du référendum de 1995 sont présentement aux commandes à Québec afin de finir le travail de génocide en douceur mais non sans douleur du peuple québécois avec la participation active du gouvernement fédéral. Comme les glaciers de l’arctique, notre peuple est en train de se fondre dans l’océan anglo-saxon… Que pouvons-nous faire ? Mme. Marois nous propose la voie à suivre, mettre de côté nos intérêts partisans afin d’unir nos forces dans le but vaincre les adversaires de la nation québécoise. À mon avis, il n’y a pas d’autre moyen envisageable pour mettre en échec le projet fédéral génocidaire. Soit nous nous unissons, soit nous nous dissolvons dans la masse anglophone. Le temps ne joue pas en notre faveur, il est minuit moins cinq mais il n’est pas encore trop tard. Pas trop tard pour prendre une décision majeure laquelle peut avoir des répercussions décisives pour notre destinée collective.Allons-nous choisir d’écrire ensemble le livre de notre histoire ou allons-nous devoir la subir parce que divisés, battus par notre manque de solidarité ? Si nous décidons de nous unir, nous vaincrons assurément, si nous restons campés sur nos positions divergentes nous ne réussirons pas à prendre le pouvoir qui nous échappe en ce moment. Si la liberté a un prix, il ne peut être que très élevé. Sommes-nous prêts, prêtes à nous hisser mutuellement sa hauteur ? La réponse se trouve dans le coeur de notre peuple. Quelqu’un a écrit un jour ” donnez-moi un levier et je soulèverai le monde ” je dis que pour notre nation à la croisée des chemins, ce levier a pour nom…solidarité !
19 mai 2008 à 9:29
@Daniel: si vous êtes membre du parti et que vous y militez un brin, pourquoi ne pas ramener l’idée d’un mode de scrutin à la proportionnelle? Ça serait, à mon avis, un geste important de solidarité envers les québécois et québécoises qui désirent la souveraineté de leur pays tout en militant dans une autre organisation politique.
20 mai 2008 à 2:08
@lutopium : Pourriez-vous développer davantage à propos de l’idée de scrutin à la proportionnelle ? J’ai toujours eu l’impresion que cette formule n’avantageait pas notre parti. Bien sûr personne n’est contre la vertu cependant, dans le contexte actuel de domination fédéraliste massive, invasive, insidieuse et omniprésente, je ne suis pas convaincu de l’extrême urgence de devenir plus catholiques que le pape. Comprenez-moi bien, je ne suis pas à priori contre cette formule mais si cette dernière a pour effet à court terme de diminuer notre rapport de force vous comprendrez mon manque d’enthousiasme… Je suis définitivement pour davantage de démocratie et je suis conscient qu’elle est considérablement malmenée partput dans le monde présentement toutefois dans l’état actuel des choses ici au Québec adopter la dite formule n’équivaudrait-il pas à se tirer dans le pied au mieux, au pire dans la tête ! En tant que peuple, être bon est une chose…et être bonassae en est une autre. Présentement je ne militerais pas pour une formule qui, aussi équitable puisse-t-elle être , se trouverait à avantager nos adversaires lesquels, nous l’avons constaté à d’innombrables reprises, ne reculeront jamais devant une occasion de bafouer la démocratie, dumoins ce qui en reste après des siècles passés sous leurs bons offices. Personnellement, je suis prêt à passer à des élections au plus sacrant afin de nous débarasser de la bande de fourbes d’une malhonnêteté morbide qui s’affaire sournoisement à instrumentaliser l’ État québécois. Pour ce qui est de la rectitude démocratique à tout prix, peut-être que je ne suis pas tout-à-fait mûr en ce moment. Je peux changer si je réalise que c’est préférable et souhaitable à court-terme. À vous de me convaincre lutopium . Je suis avec le parti québécois depuis sa création mais ça ne m’empêche pas d’apprécier la valeur des autres partis souverainistes ou indépendantistes. Il y a plein de monde très allumé dans ces partis y compris les verts cela va de soi ,sans vilain jeu de mots…Je nous vois unis et solidaires dans l’intérêt supérieur de notre pays, le Québec !
20 mai 2008 à 10:04
Bonjour lutopium, Daniel Charette a posé la question que j’avais en tête pour vous. Ce serait vraiment intéressant que vous y répondiez ici ou sur votre blogue, je vous lirai peu importe où!
Merci!
26 mai 2008 à 20:59
Je n’essaierai pas d’expliquer ici les avantages d’un scrutin à la proportionnelle pour une démocratie, ça risque d’être long… Je vous inviterais cependant à consulter certains articles publiés par vigile.net. Pas moins de 25 billets couvrant le sujet, regroupés dans une section spéciale. Je recommande l’article de Paul Cliche en date du 14 avril 2008. L’idée d’une réforme du mode de scrutin ne date pas d’hier. Du côté du Parti Québécois, ça fait des années que ça se parle. René Lévesque a même lancé un jour que le mode de scrutin actuel est “démocratiquement infect”… Les libéraux et l’ADQ ont déjà été en faveur de la proportionnelle. Évidemment, si vous êtes convaincu que le bipartisme favorise la démocratie et la parole citoyenne, je ne pourrai pas vous faire chenger d’idée! Et ne me dites pas qu’avec l’arrivée d’un troisième parti que ça va mieux…
J’ai récemment publié un article de Jean-Pierre Charbonneau qu’il avait écrit pour vigile en 2004. Ça va dans le même sens que ce que Mme Marois a lancé il y a quelques jours en ce qui concerne une “coalition” souverainiste, mais Charbonneau va plus loin et propose des actions concrètes. Je trouve ça intéressant que la volonté de faire l’indépendance dépasse les limites du Parti Québécois.
Merci.
27 mai 2008 à 17:58
Le conseil national du Parti québécois de mars 2008 a fait une immense erreur de stratégie en adoptant une proposition réductionniste sur la souveraineté. Cette stratégie minimaliste et centrée sur le repli défensif est non seulement précipitée, excessive et malhabile, mais elle est aussi DÉMOBILISATRICE.
En effet, il n’était pas nécessaire de renoncer à l’objectif premier du Parti québécois qui a toujours été de “réaliser la souveraineté du Québec” depuis sa fondation en 1968, pour le remplacer par un objectif secondaire qui est celui de “faire progresser le Québec en attendant son accession au statut de pays”. Jamais cet objectif n’a été modifié pendant 40 ans, même sous Pierre-Marc Johnson et son projet d’affirmation nationale.
Il n’est pas nécessaire non plus de mettre aux poubelles le projet de pays voté lors du XVè Congrès, l’obligation de le présenter à l’électorat et d’en faire le thème de l’élection, car le plan adopté par le conseil national et devant servir de plate-forme électorale, soit la promotion de la souveraineté et les 12 gestes de gouvernance dite “souverainiste” ne sont pas incompatibles avec le projet de pays mais COMPLÉMENTAIRES. On peut fort bien offrir à l’électorat un projet de pays et poser des gestes de gouvernance souverainistes après l’élection. D’autre part, la meilleure façon de “faire la promotion de la souveraineté” consiste précisément à se présenter devant l’électorat avec un projet de pays.
Quant au référendum, personne ne va pleurer si ce mot, qui donne de l’urticiaire à beaucoup de gens, disparaît du programme officiel lors du prochain congrès qui doit avoir lieu en 2009. On pourrait le remplacer par l’expression “décision majoritaire” des québécois et québécoises (majorité des votes par rapport à majorité des sièges) et laisser le “quand” et le “comment” au gouvernement. On prend l’engagement formel que le Québec ne deviendra pas un pays sans l’accord majoritaire des citoyens, mais on ne dit pas quand et comment cette décision majoritaire va s’exprimer. C’est une question de stratégie et le Parti québécois n’a pas à dévoiler d’avance sa stratégie d’accession à la souveraineté. Le Bill C-20 est un exemple parfait.
Comment renverser la situation avant la prochaine élection?
Les 2 premiers points ne posent pas problème, car ils apparaissent tous les deux dans le programme officiel et ce programme est encore en vigueur puisqu’il n’a pas été modifié par un autre congrès. En les mettant à l’ordre du jour, on respecte le programme officiel. Par contre, si on interprète de façon restrictive la proposition du conseil national, on viole le programme et les statuts.
En ce qui concerne le référendum, Mme Marois peut fort bien déclarer qu’elle n’est pas à l’aise avec la disposition actuelle du programme officiel et annoncer qu’elle demandera une modification lors du congrès de 2009. Si une élection est déclenchée avant le congrès, elle décidera alors de la marche à suivre et en subira les conséquences. C’est peut-être l’avenir du Parti québécois qui sera alors en jeu.
La meilleure “posture” souverainiste
La meilleure “posture” souverainiste, pour employer l’expression de Gérald Larose, c’est la position debout et non pas la position à genoux.
Réaffirmer que l’objectif premier du Parti québécois c’est de “réaliser la souveraineté du Québec”, c’est se tenir debout. Modifier cet objectif pour viser un objectif secondaire, c’est se mettre à genoux.
Proposer un projet de pays à l’électorat et faire des gestes de gouvernance souverainiste, c’est se tenir debout. Ignorer le projet de pays et avoir peur de le présenter à l’électorat, c’est se mettre à genoux.
Réaffirmer l’engagement du Parti québécois que le Québec deviendra un pays indépendant et souverain à la suite d’une décision majoritaire des québécoises et québécois, c’est se tenir debout. Ne pas dire quand et comment cette décision majoritaire sera recueuillie, c’est faire preuve de la plus élémentaire sagesse. Suspendre indéfiniment l’obligation référendaire sans la remplacer par autre chose, c’est se mettre à genoux. Jean Charest l’a très bien compris lorsqu’il a dit à Paris que l’avenir politique du Québec n’était plus en jeu.
Si le Parti québécois se tient debout lors de la prochaine élection, il y a de fortes chances qu’il recueuille le vote souverainiste et indépendantiste. Si par contre, il se met à genoux, il démobilisera les souverainistes et les indépendantistes et perdra beaucoup de votes.
Personnellement, je vote pour un parti qui se tient debout. Un parti qui adopte une stratégie optimale, franche et directe d’accession à la souveraineté et non pas une stratégie minimaliste, indirecte et démobilisatrice. La balle est dans le camp du Parti québécois.
Pierre Cloutier ll.m
avocat
Ex-président du PQ Johnson