Bouchard-Taylor : les réactions du PQ

Pauline Marois et Pierre Curzi, député et porte-parole en matière de langue, de culture et de communication, donneront ce matin le point de vue du parti sur les recommandations du rapport de la Commission Bouchard-Taylor.

À tantôt…

3 commentaires pour “Bouchard-Taylor : les réactions du PQ”

  1. AntiPollution dit :

    Pauline Marois sera à RDI vers 10H00 qui disent.
    -À surveiller si TVA-LCN va faire du direct.
    -À chronométrer le temps avant de passer aux “analystes” maison.

  2. Raymond Saint-Arnaud, État du Québec dit :

    Bouchard-Taylor : un rapport mollasse qui aurait pu être écrit par leurs auteurs avant même le début de leurs travaux. Comme ils n’ont pas tellement tenu compte des interventions des gens devant la Commission, on ne peut que prendre leurs recommandations que pour ce qu’elles sont : leur propre opinion personnelle.

    C’est vrai que plusieurs des incidents reliés aux accommodements raisonnables ont été montés en épingle. Cependant, ce que la population a craint, c’est l’effet boule de neige dans les demandes d’accommodement, à savoir où cela s’arrêterait-il. Quand il y a un doigt dans l’engrenage, le bras et et le reste peuvent y passer. Perception ou pas.

    Un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.

    Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l’engagement de la part de l’immigrant d’apprendre la langue officielle qui est le français s’il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu’aux immmigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

    C’est à l’immigrant qu’il appartient de faire l’effort de s’intégrer à la majorité francophone et de respecter notre mode de vie et nos coutumes. Malgré ce que certains peuvent dire, les Québécois ont été très accueillants, même trop accueillants diront d’autres. Mais notre bonasserie commence à nous jouer de vilains tours, la moitié des immigrants s’intégrant plutôt à la minorité anglophone.

    L’insistance de groupes communautaristes qui veulent continuer à vivre comme dans leur pays d’origine et qui ont de la difficulté à accepter une meilleure intégration nous montre que l’inquiétude de la majorité francophone du Québec est fondée. Il est normal que cette majorité francophone veuille garder son identité : c’est-à-dire demeurer un pays francophone, laic, de culture (mais non de religion) chrétienne. C’est aussi la situation dans plusieurs pays, pourtant beaucoup moins vulnérables que le Québec, où l’on sent une inquiétude face à la dilution de l’identité nationale suite à l’afflux d’immigrants plus ou moins intégrés. Ainsi, au Canada anglais on commence à insister plus sur l’identité canadienne que sur le multiculturalisme (triste héritage de Pierre Trudeau). Au Québec en particulier, îlot francophone dans une mer anglophone, il faudrait mettre plus d’accent sur l’identité québécoise et sur l’intégration des immigrants que sur les communautés culturelles. Il est grand temps de revoir l’à-propos des politiques de multiculturalisme et de communautés culturelles.

    Il faudrait d’abord cesser d’utiliser l’expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les Québécois de souche (et ça existe des gens qui vivent ici sur les mêmes terres depuis plus de 300 ans, on peut difficilement être plus de souche que cela, que cela plaise ou non à certains), ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n’y a rien de repréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d’accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants, les invitant à devenir à court terme des Québécois à part entière une fois leur citoyenneté québécoise acquise.

    Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoisation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l’écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s’est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que naivement conçues au départ dans un but bien intentionné, n’ont fait qu’accentuer l’isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.

    a)- une immigration non contrôlée et non intégrée à la majorité
    b)- le laxisme du gouvernement et des francophones quant au respect et à la primauté du français.

    Il y a un parti au Québec qui s’accommode très bien de cela, le parti libéral, qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones. C’est démocratique, mais c’est suicidaire pour le Québec français.

    La grenouille dans l’eau qui chauffe va-t-elle continuer à sommeiller dans la marmite jusqu’à ce qu’elle soit cuite?

  3. nicole lamoureux dit :

    J’espère ne pas exagérer mais il me semble que depuis hier , radio-can se penche énormément beaucoup sur les communautés culturelles pour connaître leurs appréciations de ce fameux rapport, et nous , ce NOUS qui ressentons le malaise identitaire , eh ben! rien .
    Accordez-vous avec les grands, ne vous chicanez plus c’est pas gentil. j.j. charest va s’occuper de vous , ça sera pas long, vous allez voir , et pour prouver sa très bonne volonté,il a mis une belle page de pub dans les journaux juste pour vous , et la madame james a mis des millions à la francisation des immigrants et aussi des cours de français en ligne pour les futurs immigrants avant qu’ils quittent leurs pays d’origine, c’est ti pas beau ça ? Soyez heureux

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