Les allophones servis en anglais
Mardi 8 avril 2008Yolande James a eu le champ complètement libre dimanche à Tout le monde en parle pour insinuer que de gros efforts sont faits (sans avoir à en nommer un seul) par son gouvernement dans le dossier de l’immigration. Personne sur le Plateau pour lui rappeler que son gouvernement a pourtant coupé dans le budget servant à l’intégration des immigrants. Et que son chef a complètement déserté le dossier de la défense et promotion de la langue française.
Mais voilà qu’on apprend aujourd’hui que les organismes publics s’adressent en anglais aux immigrants allophones :
«Même si la francisation des immigrants demeure un objectif du gouvernement du Québec, ministères et organismes publics désignent systématiquement comme anglophones une majorité de nouveaux arrivants allophones, dont plusieurs ont pourtant une certaine connaissance du français. À ce titre, ces immigrants obtiendront, leur vie durant, que l’anglais soit la langue dans laquelle l’État québécois communiquera avec eux et leur fournira des services.» (Le Devoir)
De quoi faire sursauter les Québécois, dont une ancienne attachée politique de Jacques Parizeau.
Notre passionné député Pierre Curzi est sorti aujourd’hui pour dire que des mesures incitatives doivent être mises en place et qu’il suivra de près ce dossier.
J’en profite pour vous suggérer d’écouter sa mémorable envolée sur la langue au conseil national de mars dernier. Du grand Curzi.


