Archive pour la catégorie 'Économie'

La politique d’achat chez nous du gouvernement Charest : disponibilité limitée

Mercredi 14 mai 2008

Ô surprise, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, ne voit aucun problème à ce que les uniformes des employés de la SAQ soient fabriqués en Chine.

Est-ce grave comme déclaration? Non évidemment. Mais à moins que les écarts de coûts soient astronomiques, la SAQ aurait dû se trouver un fournisseur au Québec.

À défaut d’être apte à intervenir dans les différents secteurs en crise, le gouvernement Charest devrait au minimum souhaiter que les employés des sociétés d’État aient des uniformes faits ici. Ça démontrerait un brin de considération pour nos entreprises et un brin de fierté québécoise. Mais ça…

La frime Morgan Stanley

Dimanche 4 mai 2008

Jean Charest, accompagné de ses compères Monique Jérôme-Forget et Raymond Bachand, a fait l’annonce en grande pompe jeudi de la création de 500 magnifiques beaux emplois grâce à l’arrivée de Morgan Stanley. La réalité? 200 de ces emplois existent déjà chez un sous-traitant de la firme. Des emplois bien ancrés ici.

Lorsqu’un premier doute a fait surface, les libéraux ont tenté quelque chose comme « En subventionnant ces emplois, c’est un peu comme les créer, non? ». Enfin, les Québécois n’y verront que du feu, ont-ils sans doute pensé, eux, pour qui le maquillage subtil de la vérité figure dans la courte liste de solutions d’un gouvernement efficace.

Mais, une fois le subterfuge bien identifié, le cabinet de Jean Charest a opté pour sa solution numéro 2 : être muet comme une carpe. Une solution infaillible, surtout lorsqu’appuyée par la numéro 3 : le renvoi de la patate chaude à un sous-fifre qui, dans la plupart des cas, applique à son tour la solution numéro 2. C’est ce qu’ont aussitôt fait Monique Jérôme-Forget et Raymond Bachand.

En continuant de prendre les Québécois pour des valises, c’est un très long voyage que fera le nouveau Charest aux prochaines élections.

Le nouveau Charest et ses vieux mensonges aux Québécois

Nous pouvons

Samedi 15 mars 2008

Collaboration spéciale - Conseil national du Parti Québécois
François Larouche
Représentant des jeunes de Jean-Talon

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Bonjour à tous!

Je m’appelle François et je représente les jeunes de Jean-Talon (Capitale-Nationale) cette fin de semaine à St-Hyacinthe. Maintenant que les présentations sont faites… suivez-moi!

Suivez-moi dans les couloirs et les ateliers de ce conseil national… Il me fera plaisir de partager avec vous l’ambiance, les débats et la passion qu’on trouve ici!

Tout de suite, on voit qui se passe quelque chose quand on jase avec les participants. Le Parti compte actualiser son programme pour répondre aux réalités d’aujourd’hui et se préparer à affronter les problèmes de demain. On sent ici que chaque délégué est tourné vers l’avenir, un avenir fort, qu’on désire proposer au Québec. C’est l’audace d’espérer une identité, une langue et une vision.

Ce consensus du changement et de la modernisation est totalement en contraste avec la bisbille que les médias présentent d’habitude. Je trouve drôle de voir les journalistes chasser la discorde devant l’Atelier sur la souveraineté alors qu’aucun d’entre eux ne s’intéresse à ceux de l’éducation, de l’environnement ou de la création de la richesse.

Pourtant, quand on sent la camaraderie ici, quand on se promène dans les allées et les couloirs de l’hôtel, on peut seulement avoir confiance en cette équipe. Ce matin, je participais à l’atelier sur l’éducation et c’était un vrai débat d’idées. Applaudissements, échanges passionnés, interventions pertinentes.

Et quand j’écoutais le discours de Madame Marois hier, ça m’a frappé également. Nous sommes prêts à affronter les batailles devant nous. Nous avons tout pour réussir et pour écraser le cynisme de faux espoirs. Nous pouvons.

François

P.-S. : C’est l’heure de la bouffe, je vais essayer de me trouver un morceau dans le coin. On se reparle plus tard. Si vous avez des questions, des interventions, n’hésitez pas.

La fable budgétaire du PLQ

Vendredi 14 mars 2008

Jean Charest, ayant tout dépensé,
Pendant 5 années,
Se trouva fort dépourvu
Quand le budget fut venu :
Un déficit il tenta de dissimuler
Ne restait que des miettes pour les régions et les aînés.
Il alla crier famine
Chez Hydro-Québec sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelques grains pour subsister
Jusqu’au prochain scrutin.
«Je vous paierai, dit le politicien,
Avant 2013, foi d’animal,
Intérêt et principal .»

Vous souvenez-vous de la fin de la fable originale? Je vous invite à vous en inspirer pour compléter celle du premier ministre Charest et à l’ajouter dans les commentaires de ce billet.

Charest la cigale

Un appui à bas prix

Vendredi 14 mars 2008

C’est incroyable que l’ADQ, qui souhaite 3 milliards $ pour la famille, se dise contente d’un budget qui ne fait qu’ajouter 5 millions $ au crédit d’impôt pour frais de garde!

Comment dit-on déjà? « Se faire acheter pour pas cher »?

Mario Dion

Le budget selon Mario Dion

Jeudi 13 mars 2008

Mario Dion

Plusieurs points vont carrément à l’encontre de ce que véhicule l’ADQ :

-pas de 100$ par semaine et rien pour les familles qui gardent leurs enfants à la maison;

-seulement 5 M$ cette année pour «bonifier» le crédit d’impôt pour frais de garde, qui vaut déjà 165 M$;

-une coupure de 15 M$ du budget de l’Agriculture;

-une coupure de 5 M$ pour les crédits d’impôt pour la Mauricie et 17 M$ pour le Bas-St-Laurent;

-une hausse de la dette de 4 MM$;

-un retour au déficit.

Le chef de l’ADQ n’a pas été en mesure de se tenir debout devant le budget libéral. En tant que chef de l’opposition, il est maintenant de son devoir d’expliquer aux Québécois ce qu’il croit bon pour eux, car son appui à un budget qui va à l’encontre des positions de son parti relève une fois de plus de belles paroles qui ne se transforment jamais en solutions concrètes pour le Québec.

L’échec économique du Parti libéral

Jeudi 13 mars 2008

Le PQ a dénoncé le gouvernement l’année dernière pour avoir dépensé toute la marge de manœuvre financière du Québec sans rien prévoir pour financer une véritable politique de développement économique, notamment pour des initiatives fortes visant le secteur manufacturier.

Pourtant, le gouvernement libéral connaissait la détérioration grave du secteur de la fabrication, mais il a choisi d’ignorer le problème et d’utiliser tout l’argent reçu du règlement partiel du déséquilibre fiscal pour baisser les impôts des particuliers, un gros cadeau électoral que déconseillaient pourtant tous les économistes.

Le désengagement du gouvernement libéral au niveau économique a eu pour conséquence une perte de contrôle des Québécois sur leur économie. Dès le printemps 2007, le PQ demandait au gouvernement de privilégier le développement économique, notamment en abolissant dès maintenant la taxe sur le capital.

Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir en 2003, le gouvernement du Québec avait accumulé un surplus de 1 177 M$ aux fins de la loi sur l’équilibre budgétaire (surplus cumulé entre 1996 et 2003). À la fin de la dernière année financière (2006-2007), ce surplus avait fondu à 221 M$. Les libéraux ont donc fait des déficits de près d’un milliard de $ au sens de la loi sans même considérer les déficits qui ont été passés directement à la dette de façon rétroactive sans être affectés à un résultat annuel en particulier.

Le bilan économique de Jean Charest est très mauvais. Et je pèse mes mots. Jean Charest a fait de mauvais choix. La population doit savoir que sa «réputation économique» est non seulement surfaite, mais qu’elle est le résultat d’une opération marketing bien orchestrée.

Quel budget nous réserve le gouvernement Charest cette fois-ci? À suivre dans 30 minutes…

L’ADQ n’a plus de crédibilité pour sommer qui que ce soit

Jeudi 6 mars 2008

L’ADQ somme le PQ de revoir les seuils d’immigration. Hihi, elle est bien bonne! C’est la seule proposition de l’action démagogique dans le débat sur la langue française : arrêtons de faire venir des immigrants. Quel manque de crédibilité! Comme si c’était la faute des immigrants si les budgets pour l’intégration et la francisation ont été réduits par le gouvernement Charest…

Par ailleurs, dans ses demandes au budget, l’ADQ souhaite «30 M $ pour offrir plus de ressources pour la francisation et accélérer la reconnaissance de l’expérience et des diplômes des immigrants.» C’est moins que ce que réclame la ministre Yolande James au Conseil des ministres! Celle-ci affirme que 50 M $ seront nécessaires.

L’ADQ veut donc en faire encore moins que le PLQ pour l’intégration et la francisation des immigrants. Belle défense des intérêts du Québec…

Monique Jérôme-Forget doit faire face à ses choix passés

Jeudi 28 février 2008

La ministre des Finances a sévèrement critiqué le récent budget du conservateur Jim Flaherty, mais comme l’explique aujourd’hui Michel David (Le Devoir), « il est assez ironique d’entendre Monique Jérôme-Forget faire la leçon à son homologue fédéral et lui reprocher d’avoir fait un mauvais choix budgétaire au moment où le pays fait face à un ralentissement économique ».

Il ne faudrait pas oublier que derrière la « mince marge de manœuvre de 200M$ » que la ministre dit avoir pour son prochain budget se cachent les spectres de ses décisions antérieures.

Souvenons-nous entre autres des 700 millions de dollars que le Québec a récupérés de la péréquation et que le gouvernement libéral a redistribués en baisse d’impôt au lieu de s’en servir pour éviter les crises actuelles dans plusieurs secteurs.

Et que dire de la décision des libéraux de ne pas récupérer la baisse de TPS, une décision qui prive le gouvernement du Québec d’un milliard de dollars par année, pendant qu’il cherche étude après étude le moyen de financer le toujours plus coûteux système de santé.

Et la ministre ose malgré tout accoler le mot –irresponsable- aux deux partis d’opposition.

La Bourse de Montréal pour les nuls

Mercredi 13 février 2008

La nouvelle circule sur les ondes : les actionnaires de la Bourse de Montréal ont voté à 99,6% pour la fusion avec la Bourse de Toronto. Hourra…

Soyez certains qu’en rien je ne dénonce la joie personnelle de ces nouveaux multimillionnaires, là n’est pas le but de ce billet. Mais qu’on ne vienne pas me dire qu’il y avait là-dedans une once de souci pour les intérêts du Québec. Je connais trop bien le milieu pour qu’on me la serve celle-là.

Pour ceux qui connaissent moins le merveilleux monde de la finance, dites-vous que si les actionnaires sont en accord avec l’avalement de Montréal par Toronto, ça ne veut surtout pas dire que cette transaction est une bonne chose pour le Québec. Car les actionnaires majoritaires du MX sont à peu près les mêmes que ceux du TSX.

Quand la Bourse de Montréal a fermé en 1999, ceux qui avaient un siège ont reçu des actions en échange. Et aujourd’hui, ce sont eux qui se votent un deal de sortie.

Une belle histoire de cash pour les intérêts de gens de Toronto servis par des lieutenants québécois sans attachement au Québec, et surtout bien payés, pour s’assurer que cet attachement ne se développe pas en cours de route.

Le deal est à 120$ environ (les actions ont subi une division 3 pour 1). Je vous laisse calculer les joies de leur profit…

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La Bourse de Montréal – version «spéculations boursières»
(source : mon petit doigt)

(En plus de tout le reste énuméré ci-dessus…)

Le 21 février 2007, le NYMEX investit dans le MX 90 M$ pour 10 % à un prix de 90 $ par action. (Ceci un mois avant l’émission d’actions publiques.)

Ensuite, le TSX achète le MX pour 120 $ l’action. Un petit profit de 30 M$ pour le NYMEX en mois d’un an. On peut penser que pour se donner bonne conscience, les dirigeants du MX et du TSX ont demandé au NYMEX d’investir. Ça donne une valorisation externe au MX. On enlève ainsi les soupçons sur l’évaluation…

On peut aussi se laisser aller encore plus et imaginer que le TSX et le MX ont dit au NYMEX : Tu mets 90 M$, ça nous donne une évaluation externe, et ensuite, on te rachète à 120 M$ en moins d’un an, donc tout le monde baigne dans la joie et l’allégresse financière.

Quand le NYMEX a mis 90 M$ en février 2007, il est clair que la stratégie de sortie était établie. Voyons donc! Ils se connaissent tous ces patrons-là. Il ne suffit que d’un souper bien arrosé pour planifier le schème et hop! Le tour est joué.

Je me demande même si le communiqué affirmant que c’est une excellente chose pour le Québec n’a pas été écrit après le 4e digestif…

La blogueuse du PQ