Rien ne va plus dans le dossier « Omerta Boucher ». On savait déjà que la madame avait tenté et retenté de nous remplir avec son sacrosaint devoir d’objectivité au service de la langue, mais là, elle a le verbe mentir conjugué à tous les temps.
Pour ceux qui ne savent pas, des membres et anciens membres du comité d’experts de l’OQLF ont finalement dénoncé ce que tout le monde devinait, mais voulait entendre d’une source interne : il y a un contrôle politique exercé sur les activités de l’OQLF. Et France Boucher, en bonne soldate, a elle-même retardé la publication d’études qui devenaient des obstacles dans la pente à remonter de son chef.
Miroir, dis-moi qui est la poubelle
Que Mme Boucher ait pris le risque de perdre la face pour sauver celle de son parti est une chose, mais c’est tout un gouvernement qu’elle entraîne dans sa vertigineuse chute morale et professionnelle. Comment la ministre St-Pierre peut-elle avoir délibérément accepté de mettre fin à sa crédibilité en continuant de nier et d’endosser tous les mensonges entourant ce dossier?
Quant à Jean Charest, son ingrat silence depuis des mois est fort simple à expliquer : sachant que tout ne pouvait que finir par éclater au grand jour, son nouveau roi de l’image lui a dit de ne surtout pas accoler son visage à un dossier aussi émotif et important que la langue :
«L’important mon Jean-Jean, c’est que les Québécois ne soient pas en mesure de juger de ta compétence, ou dans ce cas-ci de ton incompétence, afin qu’on puisse leur faire croire ce qu’on veut le temps venu.»

(Cliquez sur l’image pour lire «Charest tire la langue à la loi 101» sur Vigile.net.)
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Je lance une invitation à tous : envoyez-moi tout ce que vous pouvez (image, extrait vidéo, etc.) qui relie Jean Charest à la langue française et je vais concocter un petit quelque chose en guise d’aide-mémoire…
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