Archive pour la catégorie 'Langue française'

Plein contrôle sur les communications : un autre geste de gouvernance nationale

Jeudi 1 mai 2008

Pauline Marois a demandé au gouvernement fédéral de transférer à l’Assemblée nationale tous les pouvoirs en matière de communications. Il s’agit d’un enjeu crucial pour le Québec parce que c’est le CRTC qui contrôle le pourcentage de contenu canadien diffusé sur les ondes, la présence de la langue française et la mise en valeur d’artistes francophones.

Autrement dit, un « CRTQ », ça urge.

Notre dynamique député de Lac-Saint-Jean appuie Mme Marois au moyen d’une lettre ouverte.

Quand l’État finance le recul du français…

Jeudi 1 mai 2008

Il y a 8000 nouveaux arrivants ne parlant pas français qui arrivent ici chaque année. On ne leur offre pas de cours de français.

Mais on apprend aujourd’hui que le gouvernement offre des cours d’anglais aux immigrants francophones. Pour qu’ils trouvent de l’emploi dit-on.

Mais ne doit-on pas travailler en français au Québec? En fait, il est là le coeur du problème. Trop d’emplois au Québec demandent une connaissance de l’anglais. Pourquoi accepte-t-on que des employeurs exigent l’anglais quand ce n’est pas nécessaire?

Bien entendu, je n’ai pas en main les données qui nous indiqueraient le % de travailleurs qui disent utiliser l’anglais au travail comparé au % de demandes d’emploi qui exigent d’être bilingue. Mais une chose est sûre, trop d’emplois l’exigent à tort. Lorsqu’on va acheter du pain à la boulangerie ou un CD chez le disquaire, le vendeur n’a pas obligatoirement à connaître l’anglais. La langue de travail au Québec, c’est le français.

Vous en voulez plus? Lisez le billet d’un autre blogueur qui pète sa coche à ce sujet, mais tout en humour.

Jean Charest tire la langue

Mardi 29 avril 2008

Une nouvelle loi 101, avec des dents, toutes ses dents, et des visites régulières chez le dentiste. Voilà ce que Pauline Marois a proposé dimanche lors du grand rassemblement.

Qu’est-ce que Jean Charest a trouvé à répondre avec tout son cœur et son génie en matière de protection de la langue? Que Mme Marois s’invente une crise linguistique.

Ça faisait des mois que son grand maître de l’image le gardait muselé sur le sujet et voilà qu’il a jugé bon de le lâcher lousse pour prononcer une telle énormité. Après tous les rapports qui prouvent le contraire.

Est-ce que Jean Charest est en train de nous dire que non seulement son gouvernement empile les rapports, mais que ces derniers ne servent officiellement à rien?

Langue, ingérence politique et façon de faire libérale

Mercredi 16 avril 2008

Rien ne va plus dans le dossier « Omerta Boucher ». On savait déjà que la madame avait tenté et retenté de nous remplir avec son sacrosaint devoir d’objectivité au service de la langue, mais là, elle a le verbe mentir conjugué à tous les temps.

Pour ceux qui ne savent pas, des membres et anciens membres du comité d’experts de l’OQLF ont finalement dénoncé ce que tout le monde devinait, mais voulait entendre d’une source interne : il y a un contrôle politique exercé sur les activités de l’OQLF. Et France Boucher, en bonne soldate, a elle-même retardé la publication d’études qui devenaient des obstacles dans la pente à remonter de son chef.

Miroir, dis-moi qui est la poubelle
Que Mme Boucher ait pris le risque de perdre la face pour sauver celle de son parti est une chose, mais c’est tout un gouvernement qu’elle entraîne dans sa vertigineuse chute morale et professionnelle. Comment la ministre St-Pierre peut-elle avoir délibérément accepté de mettre fin à sa crédibilité en continuant de nier et d’endosser tous les mensonges entourant ce dossier?

Quant à Jean Charest, son ingrat silence depuis des mois est fort simple à expliquer : sachant que tout ne pouvait que finir par éclater au grand jour, son nouveau roi de l’image lui a dit de ne surtout pas accoler son visage à un dossier aussi émotif et important que la langue :

«L’important mon Jean-Jean, c’est que les Québécois ne soient pas en mesure de juger de ta compétence, ou dans ce cas-ci de ton incompétence, afin qu’on puisse leur faire croire ce qu’on veut le temps venu.»

John James Charest
(Cliquez sur l’image pour lire «Charest tire la langue à la loi 101» sur Vigile.net.)

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Je lance une invitation à tous : envoyez-moi tout ce que vous pouvez (image, extrait vidéo, etc.) qui relie Jean Charest à la langue française et je vais concocter un petit quelque chose en guise d’aide-mémoire…

blogueuse@pq.org

Délit de fuite linguistique

Mercredi 9 avril 2008

Mme Omerta Boucher, présidente de l’OQLF, a défendu hier, devant une commission parlementaire, son bilan quinquennal sur l’état du français.

À la suite d’échanges musclés où elle a démontré de belles compétences libérales pour l’évitement de questions, elle n’a pas eu le choix de finalement avouer qu’il y a beaucoup de travail à faire pour que la langue française domine à Montréal et en Outaouais.

Cet ultime aveu prouve une fois de plus que les libéraux, à défaut d’avoir la capacité d’agir dans un dossier auquel ils n’accordent aucune véritable importance, auraient au moins pu limiter les dégâts s’ils n’avaient pas choisi depuis 5 ans de cacher des études révélatrices.

Autrement dit, le passage de Mme Boucher devant la commission parlementaire a bouclé la preuve : le gouvernement Charest est coupable de non-assistance à une langue en danger, de délits de fuite et de parjures.

La langue française vue par des libéraux

Mardi 8 avril 2008

En guise de suite au billet ci-dessous, quoi de mieux que quelques perles de militants libéraux prononcées lors de leur congrès en mars dernier. Un état d’esprit qui explique bien des laisser-aller…

«Si quelqu’un veut parler anglais au Québec, que ce soit au travail ou ailleurs, il a totalement le droit de le faire.»

«Foutez-nous la paix, ça va bien. Je ne vois pas la nécessité d’être vigilant car je ne vois pas de trouble: le français se porte bien».

«L’avenir du Québec est plus important que l’avenir du français!».

«Je regrette que des gens semblent déplorer que des immigrants n’apprennent pas le français. Quant à moi, c’est une conséquence de l’idéologie libérale à laquelle on a choisi d’adhérer. Il faut vivre avec.»

Ouf.

Les allophones servis en anglais

Mardi 8 avril 2008

Yolande James a eu le champ complètement libre dimanche à Tout le monde en parle pour insinuer que de gros efforts sont faits (sans avoir à en nommer un seul) par son gouvernement dans le dossier de l’immigration. Personne sur le Plateau pour lui rappeler que son gouvernement a pourtant coupé dans le budget servant à l’intégration des immigrants. Et que son chef a complètement déserté le dossier de la défense et promotion de la langue française.

Mais voilà qu’on apprend aujourd’hui que les organismes publics s’adressent en anglais aux immigrants allophones :

«Même si la francisation des immigrants demeure un objectif du gouvernement du Québec, ministères et organismes publics désignent systématiquement comme anglophones une majorité de nouveaux arrivants allophones, dont plusieurs ont pourtant une certaine connaissance du français. À ce titre, ces immigrants obtiendront, leur vie durant, que l’anglais soit la langue dans laquelle l’État québécois communiquera avec eux et leur fournira des services.» (Le Devoir)

De quoi faire sursauter les Québécois, dont une ancienne attachée politique de Jacques Parizeau.

Notre passionné député Pierre Curzi est sorti aujourd’hui pour dire que des mesures incitatives doivent être mises en place et qu’il suivra de près ce dossier.

J’en profite pour vous suggérer d’écouter sa mémorable envolée sur la langue au conseil national de mars dernier. Du grand Curzi.

John Parisella 1 – Québécois 0

Vendredi 28 mars 2008

Le dernier sondage CROP La Presse indique une nette amélioration de la cote de Jean Charest malgré une absence marquée de ce dernier dans à peu près tous les dossiers cruciaux.

Étant donné les résultats trop serrés entre le PQ et le PLQ pour déterminer un meneur (bien que les chiffres indiquent un probable gouvernement minoritaire péquiste), les médias ont raison cette fois de faire la nouvelle autour de la surprenante remontée personnelle de Charest. Mais le problème, c’est qu’ils la font avec ça depuis les 3 derniers sondages, avant même que la donnée soit pertinente. On pourrait presque se demander s’ils n’y ont pas contribué…

Cela dit, bien que Pauline Marois demeure toujours la meilleure première ministre aux yeux des Québécois, Jean Charest peut souffler : son argent a été bien investi en John Parisella. Après tout, ce faiseur d’image n’aurait pas pu faire mieux, car Jean Charest n’a rien fait d’autre que demander des rapports… pour remplacer ses rapports de 2003. Et il est carrément introuvable chaque fois que le débat linguistique est à la une. Bref, moins il gouverne, plus il monte dans les sondages.

Comme on dit, un chef de parti, ça coûte 75 000 $.
Un Parisella, ça n’a pas de prix.

C’est trop «cool» le Québec?

Mercredi 26 mars 2008

Une enquête de Radio-Canada nous apprend aujourd’hui que de plus en plus d’étudiants français viennent étudier au Québec en anglais, et ce, en bénéficiant d’un accord entre le Québec et la France. Des études payées en partie aux frais du gouvernement québécois.

Sans trop s’énerver le poil du clavier, vous, qu’en pensez-vous?

La langue de Mario

Mercredi 12 mars 2008

Après avoir blâmé le gouvernement Charest sur le dossier de la langue hier à l’Assemblée nationale et avoir tenté, encore une fois, de ramener inutilement le débat sur le terrain de l’immigration, voilà que la troupe de Mario dépose aujourd’hui un cahier de propositions qui ne contient aucune mesure pour la défense ou la promotion de la langue française!

Mise à part une légère proposition économique qui consentirait des crédits d’impôt aux entreprises offrant des cours de français aux immigrants, il n’y a rien, prouvant une fois de plus que les gens de l’ADQ sont de grands parleurs, mais de très très très petits faiseurs.