Archive pour la catégorie 'Éducation'

Des accusations usées à la corde

Mercredi 14 mai 2008

Lisez le billet de ce croustillant blogueur qui ressort un texte d’André Pratte qui, loin du danger électoral l’été dernier, avait fait honneur à la vérité en défendant point par point Mme Marois contre les attaques injustifiées qu’elle ne cesse de recevoir depuis des années et qui servent bien au Parti libéral en chambre chaque fois qu’il ne peut répondre à une question.

Voici un extrait du texte de Pratte :

« À l’Éducation, Mme Marois présida bel et bien à une réduction des admissions en sciences infirmières et au maintien de contingentements particulièrement bas en médecine. Toutefois, il faut tenir compte du contexte. La diminution des admissions en médecine avait été amorcée par le gouvernement précédent. Un gouvernement libéral! »

À lire sans faute.

Nulle, la réforme?

Jeudi 1 mai 2008

Je suis un peu tard, mais je tenais mordicus à en parler : les résultats du premier rapport du Programme pancanadien d’évaluation ont été dévoilés lundi par le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada. Devinez quoi? Les élèves québécois se sont classés premiers. Et en quoi pensez-vous? En lecture et en mathématiques! Oui oui, vous avez bien lu! Et ils ont même chauffé les fesses de l’Alberta en se classant 2es en sciences.

Bien entendu, ce n’est pas le genre de nouvelle qui fera autant jaser que le nouveau tour de taille de Jean Charest. Surtout qu’en éducation, on préfère de loin répéter que la « réforme du Parti Québécois » a fait sombrer les petits Québécois dans la plus totale… nullité. Pourtant, c’est écrit noir sur blanc :

«Le résultat moyen des élèves du Québec en lecture est «significativement supérieur» à la moyenne canadienne, qui est de 500 selon l’échelle utilisée. Les élèves québécois obtiennent 526, comparativement à 502 pour l’Ontario et 491 pour l’Alberta.»

Devant ces résultats, voici les commentaires de la Fédération des commissions scolaires du Québec :

«Nous sommes fiers de ces résultats, commente le président André Caron. Ce sont des élèves qui ont suivi le parcours de la réforme. C’est une bonne nouvelle.»

C’est trop «cool» le Québec?

Mercredi 26 mars 2008

Une enquête de Radio-Canada nous apprend aujourd’hui que de plus en plus d’étudiants français viennent étudier au Québec en anglais, et ce, en bénéficiant d’un accord entre le Québec et la France. Des études payées en partie aux frais du gouvernement québécois.

Sans trop s’énerver le poil du clavier, vous, qu’en pensez-vous?

L’audace d’espérer

Mercredi 19 mars 2008

Collaboration spéciale - Conseil national du Parti Québécois
François Larouche
Représentant des jeunes de Jean-Talon

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Bonjour à tous!
Quel plaisir de vous retrouver à nouveau sur ce blogue.

Quelle fin de semaine réussie!
Quel conseil réussi!
Des ateliers à la séance plénière, ce sont les idées qui ont primé lors de ce rassemblement à St-Hyacinthe. Elles ont également passé le test des délégués qui ont été unanimes sur le chemin à prendre.

J’ai vu à ce conseil des gens de Montréal, de Gaspé, de Jonquière, de Rouyn-Noranda, se réunir et répondre aux préoccupations des Québécois. Nous faisons acte de présence devant l’absence de leadership des libéraux et l’incompétence des adéquistes. Offrons une vision d’avenir, une nouvelle manière d’être équitable, mais surtout un projet de société avec une constitution et une citoyenneté.

Tous les candidats dans cette course à l’Assemblée nationale ont la noble intention de servir le Québec. Mais la raison pour laquelle notre vision est différente, c’est qu’elle ce n’est pas seulement centrée sur ce que fera un chef, mais qu’elle l’est également sur ce que vous ferez, vous qui aimez le Québec et qui pouvez agir avec nous.

Cette vision présente que nous sommes compétents et capable d’inspirer les Québécois à se dépasser, à fonder des familles, à réussir dans leur entreprise… à vivre.

Dans mon billet « Au cœur du débat en éducation », Claude nous disait que nous devions débattre des frais de scolarité. Il nous demande surtout, et c’est très pertinent, pourquoi nous devrions en avoir peur? Et bien c’est ce que j’ai vu à ce conseil : que nous avions l’audace de débattre.

Et c’est ça la marque de commerce du Parti Québécois, l’audace.
L’audace de choisir, de montrer son leadership.
L’audace de ne pas fermer les yeux, d’affronter les défis de demain.
L’audace de chercher des solutions réalistes et concertées.
Mais surtout, l’audace d’espérer…
D’espérer pour le Québec un meilleur lendemain.

Nous pouvons.
Au plaisir!

François Larouche

Le conseil national est maintenant terminé : des réponses à vos questions!

Dimanche 16 mars 2008

François Larouche, le blogueur invité pour le conseil national, a reçu quelques questions à la suite de ses billets. Alors, en guise de première dans ce blogue, voici une «réponse vidéo»!

Et voici aussi la version intégrale du discours de Pauline Marois à l’occasion de l’ouverture du conseil national :

Au cœur du débat en éducation

Dimanche 16 mars 2008

Collaboration spéciale - Conseil national du Parti Québécois
François Larouche
Représentant des jeunes de Jean-Talon

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Hier, dans la salle de l’atelier sur l’éducation, votre humble serviteur a tenté de survivre à un combat épique sur un nouveau pacte universitaire. Voici donc le récit :

La salle se polarise entre deux camps. Tranquillement, mais sûrement les positions se campent.

Applaudissements. Un argument est lancé. Une esquisse efficace.

Le tout semble interminable jusqu’à ce que madame Marie Malavoy intervienne avec toute son expérience et ses compétences. Elle appelle à un rapprochement et à un point médian. Ce à quoi la foule répond.

Un compromis est trouvé.
Les chefs des deux camps s’unissent finalement sur un vote rassemblant maintes propositions et l’atelier sur l’éducation résonne de fierté et du sentiment du devoir accompli.

La démocratie a réussi encore une fois.
Nous pouvons.

Il fut temps de prendre une petite pause de toute cette effervescence et d’aller discuter de toute cette action avec d’autres délégués dans les couloirs. Ensuite, direction débat des candidats à la présidence du CNJPQ (comité national des jeunes).

Nous pouvons

Samedi 15 mars 2008

Collaboration spéciale - Conseil national du Parti Québécois
François Larouche
Représentant des jeunes de Jean-Talon

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Bonjour à tous!

Je m’appelle François et je représente les jeunes de Jean-Talon (Capitale-Nationale) cette fin de semaine à St-Hyacinthe. Maintenant que les présentations sont faites… suivez-moi!

Suivez-moi dans les couloirs et les ateliers de ce conseil national… Il me fera plaisir de partager avec vous l’ambiance, les débats et la passion qu’on trouve ici!

Tout de suite, on voit qui se passe quelque chose quand on jase avec les participants. Le Parti compte actualiser son programme pour répondre aux réalités d’aujourd’hui et se préparer à affronter les problèmes de demain. On sent ici que chaque délégué est tourné vers l’avenir, un avenir fort, qu’on désire proposer au Québec. C’est l’audace d’espérer une identité, une langue et une vision.

Ce consensus du changement et de la modernisation est totalement en contraste avec la bisbille que les médias présentent d’habitude. Je trouve drôle de voir les journalistes chasser la discorde devant l’Atelier sur la souveraineté alors qu’aucun d’entre eux ne s’intéresse à ceux de l’éducation, de l’environnement ou de la création de la richesse.

Pourtant, quand on sent la camaraderie ici, quand on se promène dans les allées et les couloirs de l’hôtel, on peut seulement avoir confiance en cette équipe. Ce matin, je participais à l’atelier sur l’éducation et c’était un vrai débat d’idées. Applaudissements, échanges passionnés, interventions pertinentes.

Et quand j’écoutais le discours de Madame Marois hier, ça m’a frappé également. Nous sommes prêts à affronter les batailles devant nous. Nous avons tout pour réussir et pour écraser le cynisme de faux espoirs. Nous pouvons.

François

P.-S. : C’est l’heure de la bouffe, je vais essayer de me trouver un morceau dans le coin. On se reparle plus tard. Si vous avez des questions, des interventions, n’hésitez pas.

L’éboueur

Jeudi 31 janvier 2008

Ciboulac! Il y a tout de même des limites à sauter sur les dossiers à la mode et à feindre les solutions! Mais non, semble-t-il que Mario n’en n’a pas.

Après avoir ardemment défendu la réforme de l’éducation en disant qu’elle est bonne, mais que le gouvernement l’applique mal, et après avoir imploré les deux autres partis de la considérer, voilà qu’aujourd’hui, devant une chambre de commerce, Mario Dumont dit exactement le contraire : elle est un désastre.

Qu’est-ce que Super Mario, à la rescousse de l’éducation québécoise, propose à la place de cette réforme? De la rigueur, de l’effort, du respect et un retour à la discipline.

Mais le retour à la discipline n’a strictement rien à voir avec le contenu même d’une réforme de l’éducation!

Selon Réjean Parent, le président de la Centrale des syndicats du Québec, qui représente 55 000 enseignants du primaire et du secondaire, il est carrément «idiot» de faire de telles déclarations qui sont, selon lui, une preuve de la méconnaissance du milieu scolaire de M. Dumont.

Voilà, hop, un autre dossier de réglé, Mario fout la réforme à la poubelle. Sauf que c’est impossible, sa poubelle est déjà pleine. Pleine de commissions scolaires, de fonctionnaires, de CPE, d’immigrants, de souveraineté…

Mario recalé

Lundi 17 décembre 2007

Pour faire oublier son incapacité de contribuer au débat sur l’identité québécoise, Mario Dumont a fait une sortie contre le cours Éthique et culture religieuse. Mais pour prouver que son idée est «ben ben bonne», il a dénoncé le contenu du nouveau cours en présentant de manière sarcastique la légende amérindienne de «Glouskap». Sauf que cette légende est extrêmement importante pour les peuples autochtones.

De toute évidence, Mario échouerait le cours qu’il dénonce…

Alexis Wawanoloath, notre député d’Abitibi-Est, lui a en retour rédigé une superbe lettre que je vous invite à lire.

Il y a aussi Michel Hébert qui a écrit un billet sur le sujet : « Il aurait été politiquement plus efficace de prêcher la patience plutôt que de se moquer de Glouskap comme le ferait un cancre. »

cancre

Le goût du français

Vendredi 7 décembre 2007

Joseph Facal signe un excellent billet sur son blogue à propos de la qualité de la langue écrite et parlée au Québec.

Lisez-le bien sûr, mais en gros, il dit que le constat d’une amélioration ou d’une détérioration de la langue n’a de véritable valeur que si l’on procède à des comparaisons, ce qui l’amène à dire «qu’il n’est pas impossible qu’il y ait progrès à long terme, mais recul à court terme.»

Mais c’est sa conclusion que je trouve particulièrement intéressante : «Au fond, c’est cela qui est le plus inquiétant. Qu’ils [les étudiants] s’en foutent complètement.» Personnellement, je crois qu’une très grande partie de la régression réside dans ce simple fait.

Je l’ai constaté autour de moi à tellement de reprises. Prenons le français écrit par exemple. J’ai souvent vu des gens faire de nombreuses fautes et se considérer comme mauvais en français, mais une fois qu’ils réalisaient le plaisir et la liberté qui viennent avec le fait d’améliorer son français écrit, la qualité du leur a du coup augmenté.

Ils avaient donc acquis plus de notions qu’ils ne le croyaient, mais on ne leur avait jamais donné le goût de les utiliser.

Comment faire pour leur en donner envie? Bonne question. Mais il faudrait impérativement commencer par cesser de leur dire que parler seulement français ne mène à rien, car de un, c’est décourageant, et de deux deux, maîtriser sa langue, c’est la meilleure des bases pour avoir envie de communiquer. Et c’est l’envie de communiquer qui amène celle d’apprendre d’autres langues.

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J’en profite pour vous glisser ce clip de Pierre Curzi, responsable du dossier Identité, culture, langue et relations extérieures.