J’attendais la suite de l’affaire D.R.P. et du mensonge de l’absence de transparence du ministre Dupuis. Je me suis dit que les journalistes ne pouvaient pas taire cela, après tout, on parle ici d’un ministre de la Sécurité publique qui a nié connaître le criminel à qui son gouvernement a donné le contrat de surveillances d’autres criminels alors que deux ex-employés affirment le contraire.
Mais c’est le vide cette semaine. Le ventre médiatique semble rassasié, la bête peut filer.
Mais pourquoi donc les médias laissent-ils tranquille le ministre de la Sécurité alors que tout indique qu’il tente de remplir les Québécois?
Pourtant, lors de «l’affaire André Boisclair», les médias ont acculé l’homme au pied du mur afin qu’il avoue tout et re-tout, et même ce qu’il n’avait pas fait. Des semaines à la talonner alors qu’il avait osé dire la vérité. Malgré cela, les médias ont accroché cette histoire derrière leur pick-up de l’information pour la traîner pendant des mois, ensanglantée, jusqu’à la dernière campagne électorale.
Le message envoyé par ce traitement médiatique à deux vitesses est clair : il est plus acceptable de ne pas dire la vérité.
Et mieux encore, si vous êtes au PLQ et que c’est votre parole contre une autre, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Les voix supérieures veillent sur vous et chuchotent à leurs exécutants «pas touche».
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Mise à jour (4 juin)
C’est complètement fou. Les médias sont rendus à calculer l’IMC de Julie Couillard ou encore à chercher avec qui elle est allée à son bal de finissants, mais rien de rien sur le ministre Dupuis qui a fréquenté son ex qui dirigeait l’agence où elle a travaillé…