Archive pour la catégorie 'Politique fédérale'

Réflexion de mi-journée…

Jeudi 15 mai 2008

Si les fédéralistes justifient leur envahissement des fêtes du 400e en attribuant au Québec la naissance du Canada, comme justifient-ils alors qu’ils aient eu besoin de duper le Québec pour parvenir à le constituer?

La honte

Mercredi 14 mai 2008

Du bonbon le dernier billet de Facal « J’ai honte ». Il parle du 400e et de la représentante de la reine d’Angleterre, de Jean Charest qui n’est tout simplement pas en mesure de comprendre son rôle dans cette fête et de La Presse qui a tout osé pour tenter de ridiculiser les souverainistes. Et des Québécois qui ne voient que le charme personnel de Mme Jean…

Quelques extraits :

Or, le premier rôle dans ces célébrations est occupé par la gouverneure générale. Cette fonction n’existe que parce que les armées britanniques en 1760, puis l’Acte d’Union en 1840, ont ravalé les descendants des colons venus de France au rang de minorité ethnique.
(…)
Que Michaëlle Jean ose parler en notre nom illustre notre condition néocoloniale et devrait nous remplir de honte. (…) Que des Québécois se sentent «dignement représentés» par elle, comme le notait La Presse, n’illustre que leur ignorance.
(…)
Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c’est d’exister et de s’exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.

En rafales…

Mardi 13 mai 2008

Yves Michaud et Nicole Léger en entrevue à Christiane Charrette sur :
-la division du vote souverainiste et l’appui de M. Michaud au PQ;
-la dictature de la pensée qui règne chez Power Corporation (Gesca Ltée : La Presse, Le Droit, etc.);
-la victoire de Nicole dans Pointe-aux-Trembles.

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Surplus de la caisse d’assurance-emploi
Le débat sur l’utilisation du surplus de la caisse d’assurance-emploi s’est ouvert aujourd’hui devant la Cour suprême. Le gouvernement fédéral utilise l’argument du pouvoir fédéral de dépenser pour se servir dans la caisse. Notre hautement qualifié député Alexandre Cloutier y est. Ici, il pointe surtout du doigt Jean Charest qui ne fait rien, évidemment :

« Comment se fait-il que Jean Charest ait décidé de laisser cette question importante (le pouvoir fédéral de dépenser) entre les mains des juges de la Cour suprême, alors qu’il aurait dû forcer le jeu et tenter de régler la question avec Ottawa? »

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L’ADQ emprunte 150 000$ d’un homme d’affaires soupçonné de fraude
Avant d’accepter un prêt de 150 000$ d’un donateur privé, il me semble qu’un parti politique se doit d’enquêter un minimum sur celui-ci. Ne serait-ce que mettre son nom dans Google!

Dubuc a parlé, tout va bien pour la souveraineté

Lundi 12 mai 2008

Rangez vos tapettes à mouches, vos drapeaux, vos hot dog, votre caisse de douze et votre paquet de cigarettes sous la manche de votre t-shirt fleurdelisé, le roi du mépris pour le projet de pays a en assez de la position folklorique des souverainistes.

C’est pourquoi, après des années de réflexion et de sagesse, il nous propose de grandir enfin et d’aller vers sa lumière. Et que voit-on quand Alain Dubuc allume sa divine flashlight? La position de l’ADQ. L’entre-deux chaises. Et on voit ce que ça donne.

Honnêtement, je me réjouis quand je lis une telle tentative de renipper une position adéquiste, avec laquelle Mario Dumont n’a rien pu faire, afin de la remettre en vente dans le rayon « Nouveauté ». Je me dis alors que tout va bien pour la souveraineté.

Mais à bien y penser, pourquoi donc rendre les armes devant un adversaire qui n’a pas de munitions?

Le love-in d’outremer

Vendredi 9 mai 2008

Voilà que Sarkozy a joint la mission fédéraliste en France qui se sert du 400e de Québec pour multiplier les slogans pro-Canada : « La France aime le Canada ET le Québec, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, soyez unis Canadiens et… Canadiens français».

Ah là là, l’amour de circonstance, on connaît déjà monsieur le président. Tel qu’on connaît votre amitié sans borne pour Paul Desmarais, le grand manitou des fédéralistes d’arrière-scène, qui vous inspire l’ensemble de vos doux mots.

Mais vous détournez le sujet M. Sarkozy. Vous le détournez comme le font ici depuis toujours les fédéralistes en mal d’arguments. Car ce n’est pas l’amour qui est en cause.

On parle ici du droit fondamental d’être reconnu comme nation et de prendre toute la place qui nous revient. Et de ne jamais retourner en arrière.

Contentez-vous donc de souligner le 400e et nous nous occuperons nous-mêmes de notre destin. De toute façon Monsieur Sarkozy, ce ne sont pas les problèmes à régler qui vous manquent.

Sarkozy aide son ami Paul Desmarais à promouvoir le Canada, sa mine d'or

La France déroule le tapis rouge

Rien qui nous unit

Vendredi 18 avril 2008

L’Assemblée nationale s’oppose unanimement au projet de loi conservateur C 484 qui veut rouvrir le débat sur l’avortement.

En gros, ce projet de loi vise à modifier le Code criminel et à faire reconnaître comme une infraction le fait de blesser ou de causer la mort d’un enfant non encore né, donc du foetus. Mais l’adoption du projet de loi C-484 ouvre en fait une brèche qui risque de mener vers la recriminalisation de l’avortement.

Un autre bel exemple de l’incommensurable fossé qui sépare le Québec du Parti conservateur.

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Vastel en parle ici et plus particulièrement de Dion qui fait l’autruche dans ce dossier.

Bientôt au grand écran fédéral?

Mercredi 2 avril 2008

Bon bon bon, on a droit aujourd’hui à la bande-annonce de la suite du long métrage Harperien «La nation québécoise avec un petit -n-».

Dans cet avant-goût, on aperçoit le concept amélioré de cette nation québécoise, c’est-à-dire insérée dans la Constitution canadienne.

Cette bande-annonce, d’une durée d’un avant-midi, a été aussitôt retirée des ondes par le producteur. À dire vrai, il s’agit d’un ballon d’essai visant à estimer les chances que les coûts de production soient couverts par les recettes au guichet.

Mais je n’apprends rien à personne en disant que Harper n’a aucune considération pour le désir des Québécois de se diriger eux-mêmes, mais qu’il est prêt à tout pour battre le Bloc au Québec. Prêt à tout pour être majoritaire. Et surtout, prêt à tout pour être le premier premier ministre canadien à écrabouiller le mouvement souverainiste.

Sa véritable intention de donner un statut de Nation au Québec (et tous les pouvoirs et responsabilités qui doivent l’accompagner lorsque ce geste est fait honnêtement) ressemble davantage à une mauvaise traduction d’un film de série B. Et une reprise en plus, car sa promesse précédente de nation s’est soldée par une baisse du poids politique du Québec

La déception du juge Gomery

Mercredi 12 mars 2008

Le juge Gomery était à C’est bien meilleur le matin aujourd’hui. Son rapport sur le scandale des commandites, qui portait entre autres sur la transparence du gouvernement fédéral, accumule -Ô surprise- la poussière sur les tablettes.

Aujourd’hui, le juge à la retraite se dit déçu des suites données à son rapport. En fait, il reproche au gouvernement de ne pas avoir suivi ses recommandations. Il s’est aussi dit «préoccupé par la concentration du pouvoir au bureau du premier ministre».

Mais vous, y avez-vous cru que les choses allaient changer avec ce rapport?

L’intégrité de Jean Charest a un prix

Mardi 11 mars 2008

On vient d’apprendre qu’en vertu d’une entente secrète avec le Parti libéral du Québec, le «nouveau Charest» reçoit une prime annuelle de 75 000$ depuis son arrivée sur la scène provinciale en 1998.

Marc-André Blanchard, président sortant du PLQ, a tenté de calmer le jeu et de justifier ces versements en prétextant qu’ils constituent la meilleure façon de mettre Jean Charest à l’abri de la corruption.

Doit-on en conclure qu’il manquait 75 000$ à Jean Charest pour que son seuil de loyauté soit atteint? Pour ne pas succomber à la tentation des enveloppes brunes?

Pourtant en 2000, cette prime anticorruption n’avait pas empêché le premier ministre de se faire payer un voyage au Mexique par le lobby canadien de la construction.

Jean Charest, qui semble avoir importé d’Ottawa les pires pratiques du parti conservateur, peut-il nous dire si, comme son mentor Brian Mulroney, il exigeait que son bonus lui soit versé en argent comptant?

Le silence du premier ministre est assez troublant.

Surtout lorsqu’on sait qu’au fédéral, sa prime anticorruption était de 150 000$.

Surtout quand on connaît la propension de Jean Charest à accepter les enveloppes brunes, dont celles de Karlhein Schreiber.

Surtout lorsqu’on sait qu’il a toujours nié avoir reçu un quelconque pont d’or lors de son passage en politique québécoise, allant jusqu’à faire congédier des journalistes qui avaient osé poser des questions sur ses finances.

En fait, son silence n’est pas troublant. Il est éloquent.

La goutte qui fait déborder le pot-de-vin

Jeudi 28 février 2008

Avec l’affaire Mulroney et cette nouvelle histoire de pot-de-vin que l’on apprend aujourd’hui, non seulement les conservateurs n’ont pas de leçons à donner aux libéraux en matière de scandales, mais Harper devrait démissionner sur-le-champ, lui qui se faisait l’apôtre du rétablissement de l’imputabilité politique à Ottawa.

Essayer de soudoyer un député dans le but de renverser le gouvernement est illégal, immoral et antidémocratique.

Est-ce vraiment ce qui s’est passé? On ne saura jamais, dans un tel cas où le témoin est la femme du principal intéressé, aujourd’hui décédé. Mais une chose est sûre, le scandale fait partie intégrante de la politique fédérale. Et malheureusement, pour beaucoup trop de gens, le fédéral et le provincial, c’est du pareil au même.