Pauline et la souveraineté
Jeudi 15 mai 2008Pour votre info : Pauline Marois déposera demain des plans d’action sur la souveraineté et la gouvernance nationale.
Je vous tiens au courant!
Pour votre info : Pauline Marois déposera demain des plans d’action sur la souveraineté et la gouvernance nationale.
Je vous tiens au courant!
Si les fédéralistes justifient leur envahissement des fêtes du 400e en attribuant au Québec la naissance du Canada, comme justifient-ils alors qu’ils aient eu besoin de duper le Québec pour parvenir à le constituer?
Du bonbon le dernier billet de Facal « J’ai honte ». Il parle du 400e et de la représentante de la reine d’Angleterre, de Jean Charest qui n’est tout simplement pas en mesure de comprendre son rôle dans cette fête et de La Presse qui a tout osé pour tenter de ridiculiser les souverainistes. Et des Québécois qui ne voient que le charme personnel de Mme Jean…
Quelques extraits :
Or, le premier rôle dans ces célébrations est occupé par la gouverneure générale. Cette fonction n’existe que parce que les armées britanniques en 1760, puis l’Acte d’Union en 1840, ont ravalé les descendants des colons venus de France au rang de minorité ethnique.
(…)
Que Michaëlle Jean ose parler en notre nom illustre notre condition néocoloniale et devrait nous remplir de honte. (…) Que des Québécois se sentent «dignement représentés» par elle, comme le notait La Presse, n’illustre que leur ignorance.
(…)
Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c’est d’exister et de s’exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.
Rangez vos tapettes à mouches, vos drapeaux, vos hot dog, votre caisse de douze et votre paquet de cigarettes sous la manche de votre t-shirt fleurdelisé, le roi du mépris pour le projet de pays a en assez de la position folklorique des souverainistes.
C’est pourquoi, après des années de réflexion et de sagesse, il nous propose de grandir enfin et d’aller vers sa lumière. Et que voit-on quand Alain Dubuc allume sa divine flashlight? La position de l’ADQ. L’entre-deux chaises. Et on voit ce que ça donne.
Honnêtement, je me réjouis quand je lis une telle tentative de renipper une position adéquiste, avec laquelle Mario Dumont n’a rien pu faire, afin de la remettre en vente dans le rayon « Nouveauté ». Je me dis alors que tout va bien pour la souveraineté.
Mais à bien y penser, pourquoi donc rendre les armes devant un adversaire qui n’a pas de munitions?
Voilà que Sarkozy a joint la mission fédéraliste en France qui se sert du 400e de Québec pour multiplier les slogans pro-Canada : « La France aime le Canada ET le Québec, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, soyez unis Canadiens et… Canadiens français».
Ah là là, l’amour de circonstance, on connaît déjà monsieur le président. Tel qu’on connaît votre amitié sans borne pour Paul Desmarais, le grand manitou des fédéralistes d’arrière-scène, qui vous inspire l’ensemble de vos doux mots.
Mais vous détournez le sujet M. Sarkozy. Vous le détournez comme le font ici depuis toujours les fédéralistes en mal d’arguments. Car ce n’est pas l’amour qui est en cause.
On parle ici du droit fondamental d’être reconnu comme nation et de prendre toute la place qui nous revient. Et de ne jamais retourner en arrière.
Contentez-vous donc de souligner le 400e et nous nous occuperons nous-mêmes de notre destin. De toute façon Monsieur Sarkozy, ce ne sont pas les problèmes à régler qui vous manquent.

Pauline Marois a demandé au gouvernement fédéral de transférer à l’Assemblée nationale tous les pouvoirs en matière de communications. Il s’agit d’un enjeu crucial pour le Québec parce que c’est le CRTC qui contrôle le pourcentage de contenu canadien diffusé sur les ondes, la présence de la langue française et la mise en valeur d’artistes francophones.
Autrement dit, un « CRTQ », ça urge.
Notre dynamique député de Lac-Saint-Jean appuie Mme Marois au moyen d’une lettre ouverte.
« www.assnat.qc », ça sonne bien non?
À l’instar de la Catalogne, le Québec peut et doit se doter de son extension nationale «.qc». Il en va de notre fierté, il en va de notre différence… jusque sur le Web. Car oui, le Québec a toujours su y faire sa place à la hauteur de ce qu’il est : un pays.
Étant dans le milieu du Web depuis plus de 10 ans, je peux vous dire que ce projet mijotait dans le coco de bien des gens. Plusieurs se sont informés des démarches pour se rendre jusqu’au bout et obtenir une extension nationale «.qc», c’est-à-dire sans avoir à y accoler le «.ca» qui chapeaute inutilement des initiatives bien québécoises.
Nous avons eu droit à un beau petit lancement de cette « Opération .qc » hier soir dans la circonscription de Daniel Turp. En plus de nombreux citoyens venus souligner l’initiative, il y avait des journalistes d’un des pionniers du Web québécois, Branchez-vous, ainsi que Tristan Péloquin qui tient entre autres un blogue dans Technaute.
Et parmi les invités, il y avait aussi le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) qui souhaite vivement que les Québécois prennent leur place sur le Web.
Daniel Turp est déterminé à mener ce projet à terme et nous pouvons tous l’aider en signant la pétition, en invitant notre entourage à le faire et en faisant circuler un des bandeaux que voici (ou en l’affichant dans votre blogue) :
Signer la pétition.
Lire le communiqué de Daniel Turp.
À ne pas manquer :
Le non reposant mais combien allumé et cinglant Patrick Bourgeois, rédacteur en chef du journal Le Québécois, est à l’émission de radio Christiane Charette ce matin afin de parler de son livre « Québec bashing ».
Après avoir été invité pour parler seul de son livre et finalement retourné chez lui pour de nébuleuses raisons, il a été invité à nouveau, mais cette fois, avec quelqu’un à ses côtés. Est-ce pour un débat plus stimulant pour les auditeurs ou bien pour s’assurer qu’il y ait un «avocat du diable» dans le studio pour le rappeler «à l’ordre»? Le mystère reste entier…
Bon bon bon, on a droit aujourd’hui à la bande-annonce de la suite du long métrage Harperien «La nation québécoise avec un petit -n-».
Dans cet avant-goût, on aperçoit le concept amélioré de cette nation québécoise, c’est-à-dire insérée dans la Constitution canadienne.
Cette bande-annonce, d’une durée d’un avant-midi, a été aussitôt retirée des ondes par le producteur. À dire vrai, il s’agit d’un ballon d’essai visant à estimer les chances que les coûts de production soient couverts par les recettes au guichet.
Mais je n’apprends rien à personne en disant que Harper n’a aucune considération pour le désir des Québécois de se diriger eux-mêmes, mais qu’il est prêt à tout pour battre le Bloc au Québec. Prêt à tout pour être majoritaire. Et surtout, prêt à tout pour être le premier premier ministre canadien à écrabouiller le mouvement souverainiste.
Sa véritable intention de donner un statut de Nation au Québec (et tous les pouvoirs et responsabilités qui doivent l’accompagner lorsque ce geste est fait honnêtement) ressemble davantage à une mauvaise traduction d’un film de série B. Et une reprise en plus, car sa promesse précédente de nation s’est soldée par une baisse du poids politique du Québec…
Ça y est, le Canada reconnaît officiellement l’indépendance du Kosovo.
Cette reconnaissance vient un peu tard, mais peu importe, car quand un peuple veut son pays, il n’y a pas grand-chose pour l’en empêcher. Il n’y a pas de constitution assez forte, pas de loi sur la clarté assez contraignante, pas de rhétorique de peur assez intense pour le retenir.
Ainsi va la marche vers l’indépendance.