Archive pour la catégorie 'Valeurs québécoises'

Rapport Bouchard-Taylor : le premier ministre Charest appelle John Parisella

Samedi 17 mai 2008

Driiiinnnnng…. Driiiinnnnng….

Parisella : Hello?

Charest
: Hey John, on me lâche pas ici en France sur le rapport Bouchard-Taylor… mais nos tablettes sont pleines, je vais être obligé de répondre!

Parisella : John, tu sais autant que moi que la dernière chose à faire c’est de faire queq’ chose.

Charest : On dit quoi aux francophones qui sont pointés du doigt dans le rapport? Shit, Gérard et Charles ont un peu trop charrié… on voulait qui filent cheap, mais pas qui pognent les nerfs!

Parisella : Je vais commencer par passer un coup de téléphone à Paul, y va mettre son monde en marche Mais tout va bien, le francophones vont filer cheap juste correct. On se débarrasse du boulet de l’identité et on a le champ libre, parce que pour le reste, les gens savent pas.

Charest : Mais John, on risque de perdre ben des plumes, le rapport dit aux francophones « Learn more English, be nicer to Muslims, get better informed ».

Parisella : Au pire, on va devoir créer un comité qui va demander un second rapport. On a deux ans devant nous John. Là, retourne voir Sarko pis beurre épais sur la nation québécoise…

La honte

Mercredi 14 mai 2008

Du bonbon le dernier billet de Facal « J’ai honte ». Il parle du 400e et de la représentante de la reine d’Angleterre, de Jean Charest qui n’est tout simplement pas en mesure de comprendre son rôle dans cette fête et de La Presse qui a tout osé pour tenter de ridiculiser les souverainistes. Et des Québécois qui ne voient que le charme personnel de Mme Jean…

Quelques extraits :

Or, le premier rôle dans ces célébrations est occupé par la gouverneure générale. Cette fonction n’existe que parce que les armées britanniques en 1760, puis l’Acte d’Union en 1840, ont ravalé les descendants des colons venus de France au rang de minorité ethnique.
(…)
Que Michaëlle Jean ose parler en notre nom illustre notre condition néocoloniale et devrait nous remplir de honte. (…) Que des Québécois se sentent «dignement représentés» par elle, comme le notait La Presse, n’illustre que leur ignorance.
(…)
Au fond, ce que les fédéralistes reprochent vraiment aux souverainistes, c’est d’exister et de s’exprimer. Comme si le seul bon souverainiste était un souverainiste muet, résigné, ou qui chemine vers la lumière du fédéralisme.

Dubuc a parlé, tout va bien pour la souveraineté

Lundi 12 mai 2008

Rangez vos tapettes à mouches, vos drapeaux, vos hot dog, votre caisse de douze et votre paquet de cigarettes sous la manche de votre t-shirt fleurdelisé, le roi du mépris pour le projet de pays a en assez de la position folklorique des souverainistes.

C’est pourquoi, après des années de réflexion et de sagesse, il nous propose de grandir enfin et d’aller vers sa lumière. Et que voit-on quand Alain Dubuc allume sa divine flashlight? La position de l’ADQ. L’entre-deux chaises. Et on voit ce que ça donne.

Honnêtement, je me réjouis quand je lis une telle tentative de renipper une position adéquiste, avec laquelle Mario Dumont n’a rien pu faire, afin de la remettre en vente dans le rayon « Nouveauté ». Je me dis alors que tout va bien pour la souveraineté.

Mais à bien y penser, pourquoi donc rendre les armes devant un adversaire qui n’a pas de munitions?

Le love-in d’outremer

Vendredi 9 mai 2008

Voilà que Sarkozy a joint la mission fédéraliste en France qui se sert du 400e de Québec pour multiplier les slogans pro-Canada : « La France aime le Canada ET le Québec, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, soyez unis Canadiens et… Canadiens français».

Ah là là, l’amour de circonstance, on connaît déjà monsieur le président. Tel qu’on connaît votre amitié sans borne pour Paul Desmarais, le grand manitou des fédéralistes d’arrière-scène, qui vous inspire l’ensemble de vos doux mots.

Mais vous détournez le sujet M. Sarkozy. Vous le détournez comme le font ici depuis toujours les fédéralistes en mal d’arguments. Car ce n’est pas l’amour qui est en cause.

On parle ici du droit fondamental d’être reconnu comme nation et de prendre toute la place qui nous revient. Et de ne jamais retourner en arrière.

Contentez-vous donc de souligner le 400e et nous nous occuperons nous-mêmes de notre destin. De toute façon Monsieur Sarkozy, ce ne sont pas les problèmes à régler qui vous manquent.

Sarkozy aide son ami Paul Desmarais à promouvoir le Canada, sa mine d'or

La France déroule le tapis rouge

Plein contrôle sur les communications : un autre geste de gouvernance nationale

Jeudi 1 mai 2008

Pauline Marois a demandé au gouvernement fédéral de transférer à l’Assemblée nationale tous les pouvoirs en matière de communications. Il s’agit d’un enjeu crucial pour le Québec parce que c’est le CRTC qui contrôle le pourcentage de contenu canadien diffusé sur les ondes, la présence de la langue française et la mise en valeur d’artistes francophones.

Autrement dit, un « CRTQ », ça urge.

Notre dynamique député de Lac-Saint-Jean appuie Mme Marois au moyen d’une lettre ouverte.

Lettre ouverte à Mario Dumont

Lundi 28 avril 2008

Collaboration spéciale :

Kamal El Batal, agr., M.Sc., MBA., DBA (en cours)
Conseiller en gestion agricole et de développement local/rural

Lettre ouverte à Mario Dumont - L’inADQuation à la dumontienne

En tant que néo-Québécois d’origine marocaine, je ne peux rester indifférent à l’égard de vos agissements populistes et non réfléchis qui soit disant en passant, ne représentent sûrement pas l’avis de la majorité des membres de ce parti puisque vous agissez quasiment en solo et de façon singulière loin du principe de leadership partagé.

Poser une pancarte électorale sur la rue Notre-Dame lors d’une élection partielle voulant signifier que le recul du français serait dû aux immigrants ou encore, geler le seuil de l’immigration parce qu’il y en trop sachant que c’est néo-québécois de valeur inestimable qui est candidat dans la circonscription de Bourget, vous éloigne complètement des principes fondamentaux « nobles et dignes » d’une opposition politique au Québec. Faire du capital politique sans mesurer les conséquences néfastes qui pourraient surgir dans un Québec « plus à droite » et « plus xénophobe » sous votre probable égide, témoigne d’une sérieuse inadéquation de votre parti.

Sachez que les Québécois ne sont ni dupes ni ignorants. C’est un peuple qui a de la jugeote et en mesure de vous qualifier si vous étiez apte au pouvoir ou non indépendamment de vos messages populistes qui pourraient nuire sérieusement aux rapports entre les anciens et les néo-Québécois de toutes origines. En d’autres termes, suivre les traces du mouvement ségrégationniste de Jean Marie Le Pen, nuira à l’image de votre parti et de vos membres qui ne souhaitent point être associés à un mouvement ou à un parti xénophobe et radical.

La vraie opposition M. Dumont que vous devriez exercer est celle, par exemple, de dénoncer les taux de chômage honteux chez certaines communautés néo-québécoises (Maghrébins 27,8%, Africains du subSahara, 24% et Haïtiens 20%) alors qu’en général, ses membres sont des francophones qui maîtrisent la langue française mieux que certains de vos députés; sont hautement qualifiés (diplomation) et dont la moyenne dépasse largement celle du Québec; près de 2/3 utilise la langue française à la maison comme moyen de communication et selon le dernier recensement, ces communautés de façon spécifique, ont favorisé l’accroissement du taux de natalité au Québec.

L’opposition « active » à ce jour, est celle qui est démontrée par certains leaders du Parti Québécois parce qu’ils cherchent à se pencher davantage sur les mécanismes d’insertion à l’emploi en critiquant de façon objective les mesures mises en avant par le gouvernement actuel en terme d’intégration à l’emploi des immigrants francophones. Ce même parti (PQ) a également manifesté un souci réel en ce qui a trait à l’échec de la régionalisation de l’immigration, à l’inadéquation des structures et mécanismes d’insertion des immigrants francophones hautement qualifiés (ingénieurs, médecins, etc.) dans des postes qui cadrent avec leurs compétences.

Voici un exemple d’« opposition active » M. Dumont comparée à la vôtre qui peut se qualifier d’« opposition passive » à visage populiste ayant pour fond l’atteinte du pouvoir, le recul de la femme québécoise, la montée de la xénophobie et de la droite radicale et surtout, la dilution de l’identité québécoise.

Kamal El Batal

Rien qui nous unit

Vendredi 18 avril 2008

L’Assemblée nationale s’oppose unanimement au projet de loi conservateur C 484 qui veut rouvrir le débat sur l’avortement.

En gros, ce projet de loi vise à modifier le Code criminel et à faire reconnaître comme une infraction le fait de blesser ou de causer la mort d’un enfant non encore né, donc du foetus. Mais l’adoption du projet de loi C-484 ouvre en fait une brèche qui risque de mener vers la recriminalisation de l’avortement.

Un autre bel exemple de l’incommensurable fossé qui sépare le Québec du Parti conservateur.

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Vastel en parle ici et plus particulièrement de Dion qui fait l’autruche dans ce dossier.

Langue, ingérence politique et façon de faire libérale

Mercredi 16 avril 2008

Rien ne va plus dans le dossier « Omerta Boucher ». On savait déjà que la madame avait tenté et retenté de nous remplir avec son sacrosaint devoir d’objectivité au service de la langue, mais là, elle a le verbe mentir conjugué à tous les temps.

Pour ceux qui ne savent pas, des membres et anciens membres du comité d’experts de l’OQLF ont finalement dénoncé ce que tout le monde devinait, mais voulait entendre d’une source interne : il y a un contrôle politique exercé sur les activités de l’OQLF. Et France Boucher, en bonne soldate, a elle-même retardé la publication d’études qui devenaient des obstacles dans la pente à remonter de son chef.

Miroir, dis-moi qui est la poubelle
Que Mme Boucher ait pris le risque de perdre la face pour sauver celle de son parti est une chose, mais c’est tout un gouvernement qu’elle entraîne dans sa vertigineuse chute morale et professionnelle. Comment la ministre St-Pierre peut-elle avoir délibérément accepté de mettre fin à sa crédibilité en continuant de nier et d’endosser tous les mensonges entourant ce dossier?

Quant à Jean Charest, son ingrat silence depuis des mois est fort simple à expliquer : sachant que tout ne pouvait que finir par éclater au grand jour, son nouveau roi de l’image lui a dit de ne surtout pas accoler son visage à un dossier aussi émotif et important que la langue :

«L’important mon Jean-Jean, c’est que les Québécois ne soient pas en mesure de juger de ta compétence, ou dans ce cas-ci de ton incompétence, afin qu’on puisse leur faire croire ce qu’on veut le temps venu.»

John James Charest
(Cliquez sur l’image pour lire «Charest tire la langue à la loi 101» sur Vigile.net.)

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Je lance une invitation à tous : envoyez-moi tout ce que vous pouvez (image, extrait vidéo, etc.) qui relie Jean Charest à la langue française et je vais concocter un petit quelque chose en guise d’aide-mémoire…

blogueuse@pq.org

Comme une odeur de scandale…

Mercredi 19 mars 2008

Un ami de Jean Charest en poste à New York se fait mettre à la porte. De banales raisons administratives sont évoquées, le genre téflon.

Et Jean Charest était avare de commentaires ce matin sur le congédiement de son ami, disant du bout des lèvres : « c’est une affaire administrative cette affaire-là ».

Administrative? Une minute Monsieur le premier ministre! Le Québec a le droit de savoir, en fait, le Québec DOIT être mis au courant des raisons exactes derrière ce congédiement, car il s’agit d’un de nos représentants à l’étranger. Et à New York en plus. Et à l’aube du 4e sommet économique Québec - New-York au mois de mai 2008.

Bruno Fortier est un ami intime de Jean Charest. S’il s’est fait renvoyer de la manière la plus cavalière, ce n’est sûrement pas à cause d’un simple désaccord sur la couleur de la tapisserie!

Le gouvernement doit faire preuve de transparence et ne pas tenter d’occulter les raisons exactes de son congédiement.

Mais je crois que l’on peut oublier le manque de transparence au Parti libéral. La ministre Monique Gagnon-Tremblay aurait refusé de dévoiler les raisons qui ont motivé le congédiement en catastrophe du délégué général du Québec à New York.

L’opportuniste de Cacouna

Lundi 17 mars 2008

En 2000, Mario Dumont, le vertueux, s’égosillait contre une hausse modeste du salaire des députés. Il en voulait entre autres au manque de transparence des députés péquistes et libéraux qui, par une loi, ont calqué leur salaire sur la haute fonction publique.

Au sujet de l’augmentation du salaire des députés, il a même dit :

«Les députés péquistes et libéraux n’ont pas eu le courage de se lever pour défendre devant la population leur empressement à hausser leur salaire.»
(La Presse, 15/12/2000)

Aujourd’hui, Mario Dumont, l’opportuniste, alors qu’il n’a jamais gagné autant d’argent, fait hausser son salaire en catimini et s’embourbe en tentant d’expliquer qui a autorisé une telle hausse.

Hier, au point de presse suivant la clôture du conseil national, un journaliste a questionné Pauline Marois sur le sujet. Voici l’extrait vidéo :

En terminant, ne manquez pas le billet de Michel C. Auger sur la transparence des élus. Il dit entre autres :

«La réalité, c’est que le salaire – le salaire réel – des élus est tout ce qu’on voudra, sauf une affaire privée, et que les explications fournies par messieurs Jean Charest et Mario Dumont sont encore loin d’avoir répondu aux questions légitimes qui se posent dans ce dossier.»