Le love-in d’outremer

9 mai 2008

Voilà que Sarkozy a joint la mission fédéraliste en France qui se sert du 400e de Québec pour multiplier les slogans pro-Canada : « La France aime le Canada ET le Québec, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, soyez unis Canadiens et… Canadiens français».

Ah là là, l’amour de circonstance, on connaît déjà monsieur le président. Tel qu’on connaît votre amitié sans borne pour Paul Desmarais, le grand manitou des fédéralistes d’arrière-scène, qui vous inspire l’ensemble de vos doux mots.

Mais vous détournez le sujet M. Sarkozy. Vous le détournez comme le font ici depuis toujours les fédéralistes en mal d’arguments. Car ce n’est pas l’amour qui est en cause.

On parle ici du droit fondamental d’être reconnu comme nation et de prendre toute la place qui nous revient. Et de ne jamais retourner en arrière.

Contentez-vous donc de souligner le 400e et nous nous occuperons nous-mêmes de notre destin. De toute façon M. Sarkozy, ce ne sont pas les problèmes à régler qui vous manquent.

Sarkozy aide son ami Paul Desmarais à promouvoir le Canada, sa mine d'or

La France déroule le tapis rouge

Quand la reine d’Angleterre a fondé la ville de Québec…

6 mai 2008

C’est pourtant le signal qu’envoie le gouvernement de Jean Charest en laissant le gouvernement fédéral s’approprier les célébrations du 400e anniversaire de Québec.

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Quand la gouverneure générale s’en mêle
En France pour inaugurer les festivités françaises du 400e anniversaire de la ville de Québec, la gouverneure générale Michaëlle Jean entend en profiter pour faire savoir aux Français qu’il existe, à l’extérieur du Québec, un « autre Canada francophone ».

Pardon? « Un autre Canada francophone »?

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Quebec’s 500th Anniversary
7 mai 2008

Tourist #1:
Hey, I want to get a flag for the Queen’s parade. Do you know where I can get one?

Tourist #2:
Just at the corner store over there, but hurry up, the parade is coming!

(Later…)

Tourist #2:
Look over there at the podium honour, the Queen and the Prime Minister! Oh my god!

Tourist #1:
Don’t look right now, but I think it’s the Province Minister standing next to you.

Tourist #2:
Hey, maybe he knows “hou zon le twalettes”? Do you think he speaks French?

Tourist #1:
I don’t think so, but the girl at the corner store does! Look, I took a video of her. She was ssssoooo happy when I ask her to speak in French… she even said «thank you»!

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Monique Gagnon-Tremblay se prononce sur le 400e
7 mai 15h

Il ne manquait plus que l’opinion de la ministre Gagnon-Tremblay dans le dossier du 400e : «Le Canada a autant son mot à dire, car il a autant payé que le Québec», dit-elle, fière de sa très recherchée réplique.

Elle a tout de même raison sur un point : quand il est question d’identité québécoise, le Canada est toujours prêt à sortir le cash.

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Quiz monarchique
7 mai, 22h40

Michaëlle Jean se sert du 400e en France pour :

a) Vendre une fois de plus le Canada
b) Promouvoir les nouvelles relations Québec-France que Jean Charest a reléguées au Canada
c) Faire croire aux Français que le Canada et le Québec sont nés quasi en même temps
d) Faire oublier que son poste ne sert plus à rien
e) Faire oublier que cette fête appartient au Québec, et non au Canada ou à la France

Peu importe la réponse, un fait demeure : associer la fondation de la ville Québec à la monarchie britannique, c’est un affront à l’identité même des Québécois. À l’image de sa considération pour le Québec, Harper a choisi d’envoyer un vieux symbole désuet et non élu comme voix internationale pour le 400e de la capitale de ladite nation.

Et pendant ce temps, le spectateur qu’est Jean Charest a beau annoncer en catastrophe un voyage en France à la rescousse de sa réputation en matière d’identité québécoise, ce voyage improvisé ne convaincra pas les Québécois de sa passion pour le Québec.

Le mal est fait. Jean Charest a prouvé une fois de plus qu’il a abandonné la défense des intérêts québécois et que selon lui, le Québec appartient au Canada.

La frime Morgan Stanley

4 mai 2008

Jean Charest, accompagné de ses compères Monique Jérôme-Forget et Raymond Bachand, a fait l’annonce en grande pompe jeudi de la création de 500 magnifiques beaux emplois grâce à l’arrivée de Morgan Stanley. La réalité? 200 de ces emplois existent déjà chez un sous-traitant de la firme. Des emplois bien ancrés ici.

Lorsqu’un premier doute a fait surface, les libéraux ont tenté quelque chose comme « En subventionnant ces emplois, c’est un peu comme les créer, non? ». Enfin, les Québécois n’y verront que du feu, ont-ils sans doute pensé, eux, pour qui le maquillage subtil de la vérité figure dans la courte liste de solutions d’un gouvernement efficace.

Mais, une fois le subterfuge bien identifié, le cabinet de Jean Charest a opté pour sa solution numéro 2 : être muet comme une carpe. Une solution infaillible, surtout lorsqu’appuyée par la numéro 3 : le renvoi de la patate chaude à un sous-fifre qui, dans la plupart des cas, applique à son tour la solution numéro 2. C’est ce qu’ont aussitôt fait Monique Jérôme-Forget et Raymond Bachand.

En continuant de prendre les Québécois pour des valises, c’est un très long voyage que fera le nouveau Charest aux prochaines élections.

Le nouveau Charest et ses vieux mensonges aux Québécois

Le droit de savoir

3 mai 2008

Que pense Gesca de la très appréciée candidature du Dr Gilles Aubé dans Hull appuyée par un grand nombre de ses collègues médecins?

On a une bonne idée de la réponse en constatant que la nouvelle sur l’historique sortie d’hier, qui a fait plusieurs pages dans le Droit, est aujourd’hui introuvable dans Cyberpresse. Pourtant, toutes les précédentes nouvelles du Droit portant sur les partielles dans Hull y sont accessibles.

Bienvenue dans le merveilleux monde de « l’information »…

Gilles Aubé dans Hull - Cyberpresse censure Le Droit

Pleins feux sur Hull!

2 mai 2008

C’est chaud chaud chaud dans Hull. Oui, oui, dans HULL! Et ce matin, 20 médecins de l’Hôpital de Hull sont sortis pour appuyer notre candidat, le Dr Gilles Aubé.

La candidate libérale en détresse, Maryse Gaudreault, a tenté une très mauvaise ligne avec un «faudra-t-il maintenant sortir sa carte de membre pour se faire soigner?». Incroyable mais vrai, elle vient de mettre en doute l’intégrité des médecins!

Bien non madame, c’est juste que les médecins en ont soupé de la médecine libérale.

Gilles Aubé dans Hull

Plein contrôle sur les communications : un autre geste de gouvernance nationale

1 mai 2008

Pauline Marois a demandé au gouvernement fédéral de transférer à l’Assemblée nationale tous les pouvoirs en matière de communications. Il s’agit d’un enjeu crucial pour le Québec parce que c’est le CRTC qui contrôle le pourcentage de contenu canadien diffusé sur les ondes, la présence de la langue française et la mise en valeur d’artistes francophones.

Autrement dit, un « CRTQ », ça urge.

Notre dynamique député de Lac-Saint-Jean appuie Mme Marois au moyen d’une lettre ouverte.

Quand l’État finance le recul du français…

1 mai 2008

Il y a 8000 nouveaux arrivants ne parlant pas français qui arrivent ici chaque année. On ne leur offre pas de cours de français.

Mais on apprend aujourd’hui que le gouvernement offre des cours d’anglais aux immigrants francophones. Pour qu’ils trouvent de l’emploi dit-on.

Mais ne doit-on pas travailler en français au Québec? En fait, il est là le coeur du problème. Trop d’emplois au Québec demandent une connaissance de l’anglais. Pourquoi accepte-t-on que des employeurs exigent l’anglais quand ce n’est pas nécessaire?

Bien entendu, je n’ai pas en main les données qui nous indiqueraient le % de travailleurs qui disent utiliser l’anglais au travail comparé au % de demandes d’emploi qui exigent d’être bilingue. Mais une chose est sûre, trop d’emplois l’exigent à tort. Lorsqu’on va acheter du pain à la boulangerie ou un CD chez le disquaire, le vendeur n’a pas obligatoirement à connaître l’anglais. La langue de travail au Québec, c’est le français.

Vous en voulez plus? Lisez le billet d’un autre blogueur qui pète sa coche à ce sujet, mais tout en humour.

Sondage, sondage, dis-moi enfin qui est le plus beau

1 mai 2008

Le voilà enfin le résultat du sondage qu’ils ont mis des mois à bâtir en mettant systématiquement Jean Charest en lumière dans les médias à chaque sondage, même lorsque c’est le PQ qui aurait formé le gouvernement ou encore Pauline qui était le choix des Québécois. Pas surprenant que sa cote d’impopularité ait commencé par descendre pour finalement se transformer en cote de popularité.

Tout a soigneusement été mis en selle pour que toujours plus de Québécois pensent que Jean Charest a un petit quelque chose de nouveau. Il a été écrit et dit partout que le premier ministre est mieux, plus mince, plus près du peuple. Combien de fois Pratte l’a répété en ondes, lui à qui la SRC offre chaque matin autant de temps d’antenne que le total offert à 12 invités souverainistes?

Mais dites-moi, Jean Charest est plus près de qui au juste? L’avez-vous vu vous? Non. Mais on en a tous entendu parler par exemple!

Pas une seule personne pour nous expliquer en quoi Jean Charest a réellement changé sa façon de faire, hormis le fait qu’il se cache davantage et envoie ses lieutenants à sa place lorsqu’il y a l’ombre du début d’un risque d’avoir à gérer une situation problématique.

Mais bon, j’en ai déjà parlé de toute cette opération désespérément fédéraliste qui consiste à marteler un message pour ensuite demander à la population ce qu’elle en pense. En fait, ce que je veux souligner aujourd’hui, c’est ce petit détail troublant qui a été «Ô surprise» oublié :

La satisfaction du gouvernement Charest a perdu 8 points!

Vous ne trouvez pas cela bizarre vous que sa cote de popularité remonte, mais que la satisfaction du gouvernement descende?

Bien sûr, pas un journaliste pour soulever cette éloquente contradiction.

Nulle, la réforme?

1 mai 2008

Je suis un peu tard, mais je tenais mordicus à en parler : les résultats du premier rapport du Programme pancanadien d’évaluation ont été dévoilés lundi par le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada. Devinez quoi? Les élèves québécois se sont classés premiers. Et en quoi pensez-vous? En lecture et en mathématiques! Oui oui, vous avez bien lu! Et ils ont même chauffé les fesses de l’Alberta en se classant 2es en sciences.

Bien entendu, ce n’est pas le genre de nouvelle qui fera autant jaser que le nouveau tour de taille de Jean Charest. Surtout qu’en éducation, on préfère de loin répéter que la « réforme du Parti Québécois » a fait sombrer les petits Québécois dans la plus totale… nullité. Pourtant, c’est écrit noir sur blanc :

«Le résultat moyen des élèves du Québec en lecture est «significativement supérieur» à la moyenne canadienne, qui est de 500 selon l’échelle utilisée. Les élèves québécois obtiennent 526, comparativement à 502 pour l’Ontario et 491 pour l’Alberta.»

Devant ces résultats, voici les commentaires de la Fédération des commissions scolaires du Québec :

«Nous sommes fiers de ces résultats, commente le président André Caron. Ce sont des élèves qui ont suivi le parcours de la réforme. C’est une bonne nouvelle.»

Mon cher Jean, c’est à ton tour…

29 avril 2008

La partie d’hier ne vous a pas rassasié en matière de vitesse sur patins?

Jean Charest répondra dans quelques minutes aux questions sur son bon ami Bruno Fortier qui représentait le Québec à New York, mais qui a été congédié dans le plus épais brouillard et cafouillage ministériel.

De raisons administratives à mauvaise réorganisation en passant par une plainte pour harcèlement jusqu’à de l’insubordination, voyons voir comment le premier ministre réussira, lui, à expliquer la tergiversation de son gouvernement, une icône de transparence.

À suivre en direct ici.