« Le développement du Nord doit être un projet concerté avec tous » – Pauline MaroisDe passage en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord‑du‑Québec aujourd’hui, la chef du Parti Québécois et candidate dans Charlevoix, Pauline Marois, soutient que le Plan Nord libéral n’est que de la poudre aux yeux, n’ayant été vu par personne. « Le Plan Nord de Jean Charest, c’est du vent. Il n’existe que dans sa tête. C’est un plan qui n’est pas ficelé, que personne n’a vu et pour lequel personne n’a été consulté. Personne ne sait précisément en quoi consiste ce plan, sinon qu’il s’agit d’un show de campagne électorale », a déclaré Pauline Marois. « Jean Charest a annoncé publiquement le Plan Nord avant d’avoir négocié avec les populations concernées. Les Premières Nations n’ont pas été consultées. Le chef libéral est en train de bousiller les efforts de rapprochement avec les Premières Nations entrepris par le gouvernement du Parti Québécois. Cela relève de l’irresponsabilité et d’un mépris inacceptable. Jean Charest est en train de saboter un projet capital pour le développement du Nord québécois », a poursuivi la chef du Parti Québécois. Elle a indiqué que c’est en consultant et en discutant qu’on peut établir des consensus permettant la réalisation de grands projets. « Déjà en 2001, notre gouvernement avait adopté la Politique de développement du Nord‑du‑Québec qui traitait de chacun des enjeux abordés par le Plan Nord. En 2002, nous avons signé deux ententes de nation à nation, la Paix des Braves avec les Cris et l’entente Sanarrutik avec les Inuits. Pour nous, le développement du Nord est une affaire de partenariat. La seule façon de faire un Québec gagnant est de travailler ensemble et c’est ce que je m’engage à faire », a ajouté Pauline Marois. Elle tient à rappeler que la Paix des Braves signée par Bernard Landry, qui a donné un second souffle dans les relations avec les autochtones, a permis la construction de la centrale Eastmain 1-A et celle de la Rupert, dont Jean Charest ne cesse pourtant de s’attribuer le mérite. Indifférence de Jean Charest envers les peuples autochtonesLa chef du Parti Québécois, Pauline Marois, a déploré la faiblesse des actions des libéraux envers les peuples des Premières Nations. « Nous devons rétablir un dialogue permanent entre les représentants de l’Assemblée nationale et les instances des Premières Nations. C’est pourquoi, un gouvernement du Parti Québécois s’engage à créer un forum permanent entre le Québec et les Premières Nations et les Inuits. Jean Charest a littéralement échoué à cet égard », a-t-elle souligné. « Notre choix au Parti Québécois est de traiter de toutes ces questions par la voie de la négociation, sur la base d’une approche pragmatique, productive et respectueuse des droits et pratiques en jeu » a-t-elle déclaré. Thématique : Économie |
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