Pension alimentaire : L’État québécois doit appuyer les parents monoparentauxLa chef du Parti Québécois, Pauline Marois, a rencontré aujourd’hui la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF) dans le cadre d’une visite faite à l’organisme Pause-Famille dans la circonscription de Crémazie. La chef du Parti Québécois en a profité pour réitérer les engagements de son parti, notamment en ce qui a trait aux pensions alimentaires. On se rappellera que la candidate dans Crémazie et porte-parole du Parti Québécois en matière d’action communautaire, Lisette Lapointe, avait déposé le projet de loi 394 qui visait à exclure les pensions alimentaires pour enfants du calcul du revenu des particuliers qui les reçoivent aux fins de l’application de diverses lois à caractère social. Il est important de souligner que présentement, le ministère du Revenu du Québec ne considère pas les pensions alimentaires pour enfants comme étant un revenu imposable. Or, dans plusieurs lois et programmes à caractère social, on considère les pensions alimentaires pour enfants comme étant un revenu. Pour bien illustrer l’impact de la situation actuelle, prenons l’exemple de l’aide sociale. En effet, pour le calcul de l’aide sociale, le parent seul ne peut garder de la pension alimentaire payée pour son ou ses enfants que 100$ par mois au total, quel que soit le nombre d’enfants. Au-delà de ce montant, l’État confisque tout. Par ailleurs, les pensions alimentaires pour enfants sont toujours considérées comme un revenu pour déterminer l’admissibilité d’une mère ou d’un père chef d’une famille monoparentale (bénéficiaire de l’aide sociale ou non) au programme de prêts et bourses, à l’aide juridique ou aux programmes d’aide au logement. « Il faut que les parents monoparentaux, et particulièrement ceux à faible revenu, en majorité des femmes, puissent percevoir des pensions alimentaires sans que l’impôt n’en reprenne par la suite une partie, a expliqué Pauline Marois. Nous croyons que cet argent sert à combler les besoins des enfants et que l’État doit appuyer les familles monoparentales plutôt que de s’enrichir à leurs dépens ». Pauline Marois s’est en outre engagée à revoir les modes de financement des organismes communautaires et à étudier de quelle façon le gouvernement pourrait les appuyer davantage dans leur mission. Thématique : Famille |
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