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Accueil » La plate-forme » Éducation

L’éducation : la clé d’une société gagnante

« La conjoncture peut imposer aux gouvernements d’agir rapidement, avec détermination et force, pour protéger la paix sociale, soutenir l’économie ou faire face à un problème de santé publique. Il y aura toujours des circonstances où un gouvernement n’a pas le droit de se dérober. C’est vrai, mais il faut toujours se souvenir que la plus grande priorité d’une société, son premier devoir, c’est de permettre à chacune et à chacun de se réaliser, c’est de préparer ses enfants à trouver leur place dans un monde ouvert où la compétition est de plus en plus forte. Cette grande priorité qui fera du Québec une société gagnante a un nom : l’éducation. »

Pauline Marois

Primaire et secondaire

Chaque famille doit donner à ses enfants un environnement chaleureux et sécuritaire. Cependant, et même s’il s’agit là du premier milieu d’existence et d’apprentissage de la vie, la famille ne peut tout faire. L’école doit aussi permettre à chaque enfant de découvrir ses talents, d’acquérir les connaissances et les habiletés nécessaires pour s’insérer dans la société et poursuivre sa formation durant sa vie adulte.

L’accès à l’école primaire et secondaire est un droit universel qui n’est pas fondé sur le mérite mais sur la nécessité d’acquérir une formation de base. L’école doit aussi permettre l’égalité des chances et donner à tous la base commune nécessaire à la vie en société. Elle doit permettre à chacune et à chacun de trouver sa façon de réussir.

Le taux de décrochage scolaire au Québec est très préoccupant : 31 % chez les garçons et 20 % chez les filles. Pour les familles, c’est toujours un drame. Pour le Québec, c’est une catastrophe sociale et, les études le démontrent, une catastrophe dont les coûts économiques sont très lourds à porter. Les causes de ce phénomène sont multiples : le désintérêt pour l’école, les problèmes d’organisation interne ou d’encadrement à l’école, le manque de préparation adéquate de nombreux enfants pour affronter cette importante étape de leur vie, la pauvreté de certaines familles, le manque de transport dans certaines régions, la tentation pour les élèves de prendre le chemin de l’emploi en délaissant celui de l’école, le travail à temps partiel qui vient gruger les heures d’études... les causes sont connues. La clé de la réussite aussi : les intervenants du milieu scolaire doivent se concerter et toute la communauté se mobiliser pour ses enfants.

Par ailleurs, malgré les efforts investis depuis une décennie, les données concernant l’analphabétisme demeurent très préoccupantes. Selon que l’on parle d’analphabétisme total ou fonctionnel, entre 800 000 personnes et 1 300 000 personnes sont concernées.

Collégial et universitaire

Pour grandir, pour se développer, une société a besoin d’institutions d’enseignement de haut niveau, des établissements dont elle doit être fière et qu’elle doit soutenir. Dans le contexte d’une société où le principal atout est le savoir, l’importance du rôle de ces institutions est multipliée comme jamais dans notre histoire.

Les cégeps et les universités sont essentiels pour que les Québécoises et Québécois puissent avoir accès aux savoirs, trouver le complément de formation dont ils ont besoin ou se donner les outils pour construire la science de demain. Il faut donc s’assurer que l’accès à ces établissements soit le plus large possible. C’est à travers les programmes collégiaux et universitaires que se transmettent les connaissances de pointe aux générations montantes et que se tissent les réseaux qui permettront à notre économie et notre société d’être en contact avec le monde de demain.

5.1. Agir pour que tous nos enfants réussissent à l’école primaire et secondaire

  • Valoriser l’école publique, partout au Québec, en privilégiant son financement afin qu’elle offre un encadrement de haute qualité et un environnement stimulant et sécuritaire pour nos enfants.
  • Diminuer le nombre d’élèves par classe, au primaire comme au premier cycle du secondaire, dans les écoles en milieu défavorisé ou dans les endroits où le nombre d’étudiants en difficulté est élevé.
  • Améliorer l’encadrement des étudiants à partir du premier cycle du secondaire.
  • Faire de l’école un milieu de vie après les heures d’enseignement en organisant des activités académiques, sportives et culturelles ou de formation qui seront plus attrayantes que la rue.
  • Édicter de réelles conditions d’intégration des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage afin d’assurer un équilibre entre la capacité d’accueil des classes et les droits de ces enfants.
  • Dépister, dès la petite enfance, les élèves les plus susceptibles de manifester des difficultés d’apprentissage et favoriser, particulièrement dans ces cas, la concertation entre les services de garde à l’enfance, les services sociaux et les écoles primaires.
  • Valoriser l’autonomie et l’implication professionnelle des enseignants et la profession d’enseignant, notamment au niveau secondaire et dans les régions qui éprouvent des problèmes de recrutement.

5.2. Agir pour que nos adolescents et les jeunes adultes ne décrochent pas de l’école

  • Élaborer un plan d’action national de lutte au décrochage et donner au milieu de l’éducation et aux communautés les moyens de se concerter et de se mobiliser pour mettre en place des mesures de soutien à l’école et dans le milieu de vie de l’enfant.
  • Développer des formules de formation impliquant davantage le milieu de travail et développer des modèles d’alternance travail/études dans le cadre d’apprentissage ou d’une formation.
  • Encadrer l’emploi étudiant afin que le temps de travail demandé par les employeurs respecte le temps requis pour les apprentissages, le rythme de vie scolaire et le désir des étudiants.

5.3. Lutter contre l’analphabétisme

  • Revoir la formule de financement des programmes d’alphabétisation pour s’assurer que les fonds nécessaires y soient dédiés au sein des commissions scolaires.
  • Augmenter sensiblement le financement des groupes d’alphabétisation en leur garantissant le financement des projets sur plusieurs années.

5.4. Faciliter l’accès aux études supérieures

  • Réinvestir de façon significative dans l’enseignement supérieur.
  • Organiser, dès le début d’un premier mandat, un sommet québécois sur le financement des études postsecondaires et geler les frais de scolarité jusqu’à sa tenue.
  • Offrir la possibilité à chaque étudiant de payer l’ensemble de ses frais de scolarité (droits de scolarité et tous les autres types de frais assumés par les étudiants) à chaque session ou d’en reporter le paiement à la suite de ses études lorsque son revenu sera suffisant.
  • Réformer l’aide financière aux études, notamment en l’indexant au coût de la vie.
  • Réviser et modifier la structure de financement des institutions d’enseignement postsecondaires situées en région afin de tenir compte de la réalité démographique et de notre volonté d’assurer la vitalité de l’enseignement postsecondaire, et ce, en misant sur l’utilisation des nouvelles technologies.
  • Offrir un soutien financier et stratégique à l’accueil des étudiants internationaux en région.
  • Outiller les universités afin qu’elles puissent attirer une masse critique d’étudiants internationaux en coordonnant, par exemple, la stratégie de recrutement des universités avec les politiques d’immigration et d’intégration du Québec et en demandant aux délégations du Québec d’appuyer davantage le recrutement universitaire à l’étranger.

Thématique : Éducation

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