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Accueil » La plate-forme » Mot de Pauline Marois Mot de la chef du Parti QuébécoisMadame, Monsieur, Le lundi 8 décembre prochain, les Québécoises et les Québécois auront à choisir quels députés pourront le mieux répondre à leurs attentes et quelle équipe de femmes et d’hommes est la plus déterminée et compétente pour atténuer, au Québec, les conséquences économiques de la crise que traversent l’Amérique et le monde. Comme durant toute période de changements profonds et subits, les sociétés qui prendront les bonnes décisions rapidement seront les gagnantes de demain. C’est le plus grand défi que le Québec doit relever. Pour gagner, nous avons besoin d’une équipe qui a l’expérience et la volonté d’agir. Le pire des choix serait de garder à la barre un gouvernement inefficace qui, depuis six ans, est un gouvernement en chômage. La tempête est là avec ses soubresauts et les problèmes sont bien réels. De rebondissement en rebondissement, la crise financière actuelle est la plus importante que nous ayons connue et, même si la situation devait se stabiliser, elle aura des conséquences économiques majeures au cours des prochains mois et des prochaines années. Ce n’est pas en restant les bras croisés que le Québec sortira grandi de cette crise et que nous pourrons appuyer notre développement sur une économie plus solide. Les Québécoises et les Québécois sont inquiets. D’un côté, beaucoup de retraités et de personnes sur le point de quitter le marché du travail ont vu leurs économies fondre comme neige au soleil. Aujourd’hui, ils s’interrogent sur leur capacité à faire face à l’avenir. De l’autre côté, les travailleurs craignent pour leur emploi et pour l’avenir de leur entreprise. Partout au Québec, l’inquiétude gagne les décideurs économiques. La situation est incertaine et imprévisible. Pour que le Québec sorte gagnant de cette tourmente, il est impératif d’agir avec un grand sens des responsabilités. Un capitaine à la barreC’est pour cette raison que nous avons tendu la main au gouvernement de M. Charest. Nous lui avons offert notre soutien pour mettre en place rapidement les mesures nécessaires pour protéger les Québécoises et les Québécois. Il a préféré abandonner la gestion de l’État et lancer le Québec dans des élections précipitées plutôt que de faire connaître franchement ses intentions. Nos concitoyens de la métropole, de la capitale nationale et de toutes les régions se souviendront de ce capitaine qui, au lieu de se mettre à l’ouvrage, a choisi d’abandonner le navire à lui-même durant la tempête. Ce n’est pas la conception que nous avons du sens des responsabilités. Notre orientation est claire et nous sommes déterminés. Dès notre arrivée au pouvoir, la première tâche qui mobilisera nos énergies sera de mettre en œuvre des mesures concrètes pour atténuer les effets de la crise financière qui secoue notre économie. Mais il ne faut pas s’arrêter uniquement à cette crise. Nous devons voir plus loin. Aux problèmes économiques s’ajoutent les déficiences d’un gouvernement mal géré, incapable de livrer la marchandise. Quand on sillonne le Québec, on voit bien que les gens n’exagèrent pas. Les problèmes qu’ils vivent quotidiennement sont bien réels même si le gouvernement actuel fait mine de les ignorer. Quand nous parlons aux Québécoises et aux Québécois, ils nous demandent de prendre des mesures pour que les fruits du travail de toute une vie ne s’évaporent pas dans cette crise et que les travailleurs qui seront touchés par des licenciements ne soient pas abandonnés à eux-mêmes. Ils nous demandent aussi de nous engager à trouver des solutions pour nous assurer que :
Les Québécoises et les Québécois ont les compétences et possèdent tous les atouts pour réussir. Ils méritent que leur gouvernement réponde à leurs préoccupations, à leurs espoirs et à leurs ambitions. Nous formons une nation qui mérite que nous nous battions pour elle. Je veux un Québec gagnant. Les Québécoises et les Québécois veulent vivre et prospérer dans un Québec gagnant. Agir pour gagner. Voilà l’objectif que l’équipe du Parti Québécois s’est donné. Ensemble nous gagnerons. Je m’y engage. Pauline Marois
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